Et si demain, votre crêpe sortait d’une machine, sans crêpier, sans billig, sans geste ancestral ? L’idée peut faire sourire en Bretagne, terre sacrée de la galette. Pourtant, elle est déjà en marche. Une entreprise suisse basée à Bâle, Maus Robotics, vient de développer un distributeur automatisé capable de préparer une crêpe à partir d’ingrédients bruts… en seulement 90 secondes.
Un concept qui s’inscrit dans une transformation profonde de la restauration rapide en Europe, entre contraintes économiques, mutations des habitudes de consommation et percée des technologies.
Une réponse technologique à une crise bien réelle
Le constat est simple : la restauration traditionnelle peine à suivre. Entre manque de personnel, hausse des loyers commerciaux et coûts de fonctionnement toujours plus élevés, de nombreux établissements réduisent la voilure.
Dans le même temps, les consommateurs recherchent des repas rapides, accessibles, mais aussi frais et chauds. Or, les produits industriels prêts à consommer, largement proposés en grande distribution, ne répondent pas totalement à cette attente : pratiques, certes, mais souvent perçus comme peu qualitatifs.
C’est dans cet espace laissé vacant que s’inscrit Maus Robotics. Fondée par deux profils complémentaires — un ingénieur en robotique formé entre l’ETH Zurich et l’EPFL, et un consultant issu du cabinet BCG — l’entreprise ambitionne de repenser entièrement le modèle de la restauration rapide.
Une crêpe en 90 secondes, sans intervention humaine
Le principe est simple sur le papier : une machine autonome, installée dans un lieu de passage (gare, centre commercial, campus), prépare une crêpe à la demande, à partir d’ingrédients frais, sans aucune intervention humaine.
Le processus est entièrement robotisé : dosage de la pâte, cuisson, ajout des garnitures, pliage… le tout en une minute et demie. Le produit est ensuite délivré chaud, prêt à être consommé.
Un modèle qui vise la disponibilité permanente — 24 heures sur 24 — tout en réduisant drastiquement les coûts liés à la main-d’œuvre.
Derrière cette innovation, les enjeux économiques sont considérables. Le marché mondial de la restauration rapide est estimé à près de 1 000 milliards de dollars. En Europe, celui des crêpes prêtes à consommer représente déjà près de 800 millions de dollars, avec une croissance annuelle d’environ 7 %.
Autant dire que le potentiel est réel pour ce type de solution automatisée, à mi-chemin entre distributeur et restaurant.
Entre modernité et perte de savoir-faire ?
Reste une question, plus culturelle que technologique. Car en Bretagne notamment, la crêpe n’est pas un simple produit alimentaire : elle est un symbole, un savoir-faire, un art de vivre.
Peut-on réellement remplacer le geste du crêpier, la cuisson sur billig, le coup de rozell précis, par un bras robotisé ?
Pour certains, ces machines ne sont qu’une réponse pragmatique à des contraintes économiques bien réelles. Pour d’autres, elles incarnent une étape supplémentaire dans la standardisation et la déshumanisation de l’alimentation.
Qu’on le veuille ou non, la robotisation de la restauration progresse (et pourra éviter l’emploi d’une main d’oeuvre immigrée concurrente des autochtones, exploitée et sous payée). Après les bornes de commande, les cuisines automatisées et les livraisons par drone, voici désormais les crêpes sans crêpier.
Reste à savoir si le consommateur suivra… ou si, face à la machine, il continuera à préférer la chaleur d’une crêperie, le regard du cuisinier et le goût d’un savoir-faire transmis de génération en génération.
🇩🇪🇫🇷🥞🤖 TECH | L’entreprise allemande Maus Robotics a mis au point une machine capable de préparer des crêpes de manière entièrement automatisée. pic.twitter.com/FolXxAFYOo
— Cerfia (@CerfiaFR) March 24, 2026
A noter que l’idée avait déjà germé, il y a quelques années…en Bretagne !
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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5 réponses à “Crêpes sans crêpier : une machine robotisée promet des galettes et des crêpes prêtes en 90 secondes [Vidéo]”
C’est du n’importe quoi…où est le savoir faire, le tour de main hérité d’une grand mère qui mettait tout son amour maternel pour son petit fils…un autre exemple du monde sans âme des pourris pourritains only money, heureusement nous avons connu autre chose! Mais les touristes seront contents! Elles sont tellement nulles les raclures de France.
Devant l’apparition des premières Billig automatiques, une expression était apparue en breton : « Krampouezh an Diaoul » (Les crêpes du Diable), dénonçant ainsi le combat inégal qui retirerait à nos mères et grand mère ce privilège de prodiguer leur crêpes à leur entourage, avec en corrollaire la perte d’un savoir faire familial imémorial et la fin de la transmission. De toute transmission en fait.
Vraiment « tout fout le camp ». Après la « fabrication » des enfants, la robotisation à outrance, quel sera notre avenir ?
Hélas, l’inévitable est en marche et rien ne l’arrêtera…bien sûr, il restera quelques indépendants au savoir faire ancestral dans tous les domaines, mais ils seront estampillés » has been » » rigolos » « vieux fous » » à la ramasse » par les jeunes générations avides du modernisme qu’on leur vend sans arrêt !
C’est bien .
Voui à la capitale la galette concurrencera la bouffe US mac do & moyen-orientale kebab