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Le soleil, la chaleur, l’absence de vent : les ingrédients d’un été idéal peuvent aussi transformer l’air breton en piège sanitaire. Depuis plusieurs jours, la qualité de l’air se dégrade en Bretagne sous l’effet d’un épisode de pollution à l’ozone. Le préfet du Morbihan a déclenché la procédure d’alerte, tandis que l’Ille-et-Vilaine est également concernée par l’épisode. Dans le département morbihannais, la vitesse maximale a été abaissée à 90 km/h sur les 2×2 voies jusqu’à la levée de l’épisode.
La météo fabrique le mauvais air
L’ozone dont il est question n’est pas celui qui protège la planète dans la haute atmosphère. Au niveau du sol, il s’agit d’un polluant irritant, typique des périodes estivales. Il se forme sous l’effet du rayonnement solaire à partir de polluants émis notamment par le trafic routier, certaines activités industrielles et d’autres activités humaines. Quand les températures montent, que le soleil frappe et que le vent manque pour disperser les masses d’air, les concentrations augmentent.
La Bretagne, souvent présentée comme une terre préservée par son climat océanique, découvre une nouvelle fois que la carte postale ne protège pas de tout. Les fortes chaleurs ne se traduisent pas seulement par un inconfort ou des risques pour les organismes fragiles : elles dégradent aussi l’air que l’on respire. Dans les bulletins d’Air Breizh, le rouge gagne la carte régionale, signe d’une qualité de l’air jugée mauvaise sur plusieurs secteurs.
Des recommandations et des contraintes
Les autorités sanitaires appellent les personnes vulnérables à la prudence : femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées, asthmatiques, malades respiratoires ou cardiovasculaires. Les sorties longues et les efforts physiques intenses sont à éviter, surtout l’après-midi, lorsque les concentrations d’ozone sont généralement les plus élevées. En cas de gêne respiratoire ou cardiaque, il est recommandé de demander conseil à un professionnel de santé.
Comme souvent, la réponse publique passe aussi par la contrainte routière. Dans le Morbihan, l’abaissement de la vitesse vise à limiter les émissions polluantes. La mesure peut agacer certains automobilistes, déjà régulièrement appelés à ralentir lors des pics de pollution, mais elle rappelle une réalité moins confortable : la pollution ne vient pas seulement d’ailleurs. Elle naît aussi de nos déplacements, de certaines activités humaines et d’une dépendance à la voiture que les territoires ruraux et périurbains connaissent trop bien. Sous le grand ciel bleu breton, l’air pur n’est plus une évidence.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Pollution à l’ozone en Bretagne : quand le ciel bleu devient un piège sanitaire”
Moi je mets en doute le niveau d’ozone qui est considéré comme polluant.
Qui a décidé du niveau?
Il y a guère de justifications.