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Dénoncer un « accord de la honte ». Tonner : « Ils ne sont d’accord pour rien. Ils s’allient pour préserver leurs postes. Cela, c’est la politique que les gens vomissent » (Presse Océan, mercredi 18 mars 2026). Cette réaction de « Chombart » est de bonne guerre. Mais, s’il s’était trouvé dans une situation identique à celle de Mme Rolland, il aurait certainement fait la même chose. La vie politique a ses exigences… Pour gagner, tous les coups sont permis… Seul le résultat compte…
Le réalisme montre que, avec ses 11,20 % du premier tour, William Aucant était qualifié pour le second tour. Faute d’ « un accord démocratique et technique » (formule utilisée par Johanna Rolland, Presse Océan, mercredi 18 mars 2026), les Insoumis seraient entrés de toute manière dans le conseil municipal. C’est ce qu’elle rappelle : « La règle, dans la loi française, c’est qu’à partir du moment où vous faites 10 % à l’élection municipale, vous pouvez vous maintenir, et vous rentrez dans le conseil municipal. Donc la vérité de l’histoire, c’est qu’accord ou non accord, les élus de la France insoumise seraient rentrés dans le conseil municipal. » Et puis il y avait un danger : « Laisser se dérouler une triangulaire, ça aurait été prendre le risque de faire passer la droite. Et ça, je crois vraiment que les Nantaises et les Nantais ne me l’auraient pas pardonné » (Presse Océan, vendredi 20 mars 2026). Elle oublie d’ajouter qu’en tant que “chef d’entreprise“ (maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole) elle a des responsabilités vis-à-vis de son “personnel“ (membres de son cabinet). Sans oublier tout le “système“ qui dépend d’elle (cadres de la mairie encartés au PS, associations, entreprises, élus de gauche des communes environnantes…). Dans sa majorité, on trouve également des professionnels de la politique qui ont besoin d’additionner une indemnité d’adjoint avec celle de vice-président de la métropole pour vivre. La défaite était donc impensable.
Résultat des courses : les Insoumis obtiennent neuf élus. Bien entendu, on trouve William Aucant (urbaniste), suivi par Mathieu Declercq (pharmacien), Erika Cadersah (activiste anticolonialiste), Anaïs Besse-Renard (responsable administrative), Ibrahim Nidal Mahmoud (agent territorial), Patrice Boutin (comédien), Marie-Astrid Leray (entrepreneuse), Irina Yahi (lycéenne) et Noémie Clautour (chargée de mission). C’est-à-dire que Johanna Rolland aura affaire à deux oppositions. L’une externe : les 16 élus de Foulques Chombart de Lauwe (droite et centre). L’autre intérieure à sa majorité : les 9 de LFI. De toute manière, elle a fait ses calculs : elle conserve une solide majorité avec 44 élus socialistes, écologistes, communistes et autres, alors que son conseil compte 69 élus.
B. M.
Crédit photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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11 réponses à “Nantes. Johanna Rolland (PS) n’avait pas le choix…”
Tambouille politique dégueulasse, et Nantes n’a pas fini de s’enfoncer dans la délinquance.
CQFD !
Dans sa majorité elle compte les écologistes dont la chef de file Marie Vitoux a fait la campagne du député LFI Andy Kerbrat (l’amateur de drogue qui en achète à des mineurs mais ne démissionne pas) et souhaitait s’allier avec eux.
Cela pèsera lourd dans la balance… en particulier en ce qui concerne la sécurité
Si, Johanna ROLLAND avait le choix, celui de l’honneur.
Foulques Chombart de Lauwe avait choisi, lui, de faire l’union au premier tour. C’était probablement une erreur : il a retenu comme numéro 2 une personnalité marginale, peu connue, trop insignifiante politiquement pour empêcher l’apparition d’une autre liste du centre. Mais Johanna Rolland avait expressément exclu une alliance avec LFI au second tour ! Les politiques mentent souvent, mais le faire de manière aussi voyante dans un délai aussi bref est quand même peu fréquent.
Johanna Rolland a en outre multiplié les éléments de langage spécieux. Vous reprenez l’un d’eux sans le discuter : elle n’a fait que prendre sur sa liste des gens qui auraient été élus au second tour. Qu’en sait-elle ? La loi dispose que la distribution des sièges se fait au second tour, et les électeurs peuvent parfaitement changer d’avis, s’abstenir ou au contraire se mobiliser, etc. Mme Rolland n’a fait que cuisiner elle-même, avec les ingrédients du premier tour, la tambouille qui lui convenait pour le second tour.
On fait n’importe quoi, non pas pour gagner mais surtout pour ne pas perdre ! Se retrouver à chercher du boulot vous permet toutes les compromissions….9000€ par mois ça vaut bien quelques dérapages !
Mais si, madame Rolland avait le choix celui de na pas s’allier avec la gauche révolutionnaire de LFI au risque de perdre son mandat mais pas son honneur.
Si J. Rolland et W. Aucant avaient fait listes à part, il y aurait eu moins d’élus LFI… et donc davantage d’élus d la liste Chombart de Lauwe, alors que la présidence de Nantes Métropole devait se jouer à quelques voix (plusieurs communes périphériques étant passées de gauche à droite). L’essentiel était donc d’affaiblir la droite (et son nombre possible d’élus métropolitains) et de sauver le siège de Johanna (et un budget de 1,5 milliard !), plus que de servir la soupe à Aucant.
Sinon, que le macroniste (ex socialiste, ex suppléant de François de Rugy) Mounir Belhamiti n’ait pas rejoint la liste Chombart dont la n° 2, Sarah el Haïry, était également macroniste, illustre le fait que, dans certaine civilisation qui n’est pas la nôtre, il est inadmissible que la femme – surtout si lesbienne proclamée comme Sarah el Haïry – ait une meilleure place que l’homme…
cette ville est une poubelle
À Pschitt : faux, Rolland n’a jamais osé formuler une fusion avec LFI, elle bottait certes en touche devant les invectives de Chombart sur ce sujet, mais la nuance est de mise…
Ce pigiste qui signe B.M devrait se reconvertir dans la politique, il a toutes les « qualités » pour cela: piétiner ses propres convictions pour accéder ou se maintenir au pouvoir, faire des procès d’intention (« Chombart aurait fait la même chose à la place de Rolland »), les méthodes du « tous les coup sont permis », la mauvaise foi dans l’argumentation car combien la liste LFI aurait-elle eu d’élus avec 10% de voix contre les 9 obtenus par cet arrangement, évidemment moins sinon ils se seraient maintenus.