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Le Groupe B de la Coupe du monde 2026 est sans doute le plus ouvert et le plus imprévisible du tournoi. Quatre nations aux ambitions contrastées, aucun favori écrasant, et un format élargi qui laisse de l’espoir même au troisième. Tour d’horizon complet.
Les quatre équipes
Suisse 🇨🇭 La Nati arrive en Amérique du Nord avec le statut de favorite discrète — et l’assume désormais. Qualifiée en tête d’un groupe européen invaincue devant Kosovo, Slovénie et Suède, la sélection de Murat Yakin présente l’une des structures collectives les plus solides de cette poule. Son bloc défensif est difficile à déséquilibrer, son entrejeu maîtrise le tempo avec une fiabilité qui manque à ses adversaires du groupe.
Le patron de l’équipe reste Granit Xhaka, 33 ans, capitaine et cerveau du jeu. Autour de lui, Remo Freuler apporte de l’équilibre, Ardon Jashari de la technique, Breel Embolo et Dan Ndoye de la percussion en attaque. Dans les buts, Yann Sommer demeure une valeur sûre au niveau européen. Cette génération a déjà enchaîné les bons tournois — mais n’a jamais vraiment explosé en phase finale. Le Mondial 2026 pourrait marquer la fin d’un cycle, ce qui est autant une pression qu’une motivation supplémentaire.
Notre pronostic : 1re du groupe
Bosnie-Herzégovine 🇧🇦 Les Dragons arrivent avec l’élan d’une qualification historique. En barrages européens, ils ont d’abord éliminé le pays de Galles aux tirs au but (1-1, 4-2 tab), avant de réussir l’exploit de renverser l’Italie dans les mêmes circonstances (1-1, 4-1 tab). Une soirée mémorable qui a transformé la perception de cette équipe longtemps considérée comme talentueuse mais irrégulière.
En tête de file : Edin Dzeko, 40 ans, toujours là. Le « Diamant bosnien » reste un leader offensif et émotionnel, capable de peser dans les grands matchs grâce à son expérience et sa science du placement. Autour de lui, le sélectionneur Sergej Barbarez a construit un groupe physique, combatif et techniquement solide. La Bosnie ne partira pas favorite — mais elle pourrait devenir le piège du groupe. Son entrée en lice contre le Canada le 12 juin sera déterminante : une victoire d’entrée changerait tout.
Notre pronostic : 2e du groupe
Canada 🇨🇦 Le paradoxe canadien : pays hôte, génération la plus talentueuse de l’histoire du football national, et toujours en quête d’une première victoire en Coupe du monde. Après leur retour difficile en 2022 — trois défaites, aucun point — les partenaires d’Alphonso Davies et Jonathan David veulent franchir un cap symbolique devant leur public.
Davies (Bayern Munich) est le symbole de toute une nation. Son histoire — né dans un camp de réfugiés au Ghana, devenu l’un des meilleurs latéraux gauches du monde — dépasse largement le football. David, lui, est l’arme offensive principale, efficace, intelligent, rompu à l’Europe. Eustaquio, Koné, Buchanan complètent une ossature intéressante. Le risque est réel : si ces deux hommes sont en méforme ou absents, le Canada n’a pas le plan B pour compenser. La pression du pays hôte peut aussi se retourner contre eux.
Notre pronostic : 3e du groupe, en ballottage pour figurer parmi les meilleurs troisièmes
Qatar 🇶🇦 En 2022, le Qatar avait quitté son propre Mondial sans le moindre point ni la moindre victoire — une élimination humiliante pour un pays hôte. Qualifié cette fois au terme d’un long parcours asiatique, les Annabi veulent tourner cette page et montrer un autre visage. Akram Afif et Almoez Ali sont les cadres d’une sélection compacte, capable de jouer en transitions rapides. L’objectif réaliste est de rester compétitif, d’arracher au moins un résultat positif, et d’éviter une nouvelle sortie sans relief. Dans un groupe aussi ouvert, ce n’est pas impossible — mais la marche reste haute.
Notre pronostic : 4e du groupe
Le calendrier (horaires français)
— 12 juin, 21h00 : Canada – Bosnie-Herzégovine | BMO Field, Toronto — 13 juin, 21h00 : Qatar – Suisse | Levi’s Stadium, Santa Clara — 18 juin, 21h00 : Suisse – Bosnie-Herzégovine | SoFi Stadium, Los Angeles — 19 juin, 00h00 : Canada – Qatar | BC Place, Vancouver — 24 juin, 21h00 : Bosnie-Herzégovine – Qatar | Lumen Field, Seattle — 24 juin, 21h00 : Suisse – Canada | BC Place, Vancouver
Notre verdict
La Suisse devrait s’imposer comme tête du groupe, portée par son expérience collective et sa solidité défensive. La Bosnie-Herzégovine, dopée par sa qualification héroïque contre l’Italie et par l’expérience d’Edin Dzeko, a les arguments pour terminer deuxième. Le Canada, sous pression à domicile, devrait gratter une troisième place — suffisante peut-être pour passer via le classement des meilleurs troisièmes selon le déroulé des autres groupes. Le Qatar, lui, aura fort à faire pour ne pas reproduire le scénario de 2022.
Le match à ne pas manquer : Suisse – Canada le 24 juin à Vancouver — une affiche qui pourrait décider de la première place du groupe.
Source : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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