Aliança Catalana, la formation identitaire et indépendantiste catalane qui monte sur fond d’insécurité galopante

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La Catalogne-sud connaît actuellement une vague de délinquance sans précédent et chacun s’accorde sur le fait que ce ras-de-marée est lié à un autre tsunami : celui qui résulte de l’ouverture des vannes de l’immigration par le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez. Or, pendant que ce dernier se débat dans les affaires de corruption touchant sa famille, le changement démographique à marche forcée en Catalogne et une certaine lassitude envers la « vieille » et la « nouvelle » gauche nationaliste catalane décale de plus en plus le paysage politique catalan vers la Droite.

Ainsi, dernièrement, ce sont des maires affiliés à « Junts » (Droite indépendantiste) qui se sont rendus à Ripoll, où Sílvia Orriols, présidente emblématique d’Aliança Catalana, est maire, pour s’informer directement sur ses « recettes » pour tenter d’endiguer la criminalité. Inimaginable il y a encore quelques années !

Rendre Barcelone aux Catalans

Le parti indépendantiste et identitaire affirme ainsi que « l’immigration incontrôlée nous ramène à la violence armée alors que le PSC (Parti Socialiste de Catalogne, branche locale du PSOE espagnol) ferme les yeux ». Autrement dit, les exécutions, fusillades et coups de couteau qui se multiplient actuellement dans les villes catalanes offrent un terrain fertile au message de l’Aliança. Derrière ce message on retrouve Jordi Aragonès, troisième sur la liste de l’Aliança, considéré comme l’idéologue du parti et probable candidat de l’AC à la mairie de Barcelone.

Le parti dirigé par Sílvia Orriols (et qui, selon toutes les prédictions, devrait faire sensation lors des prochaines élections municipales et régionales ), a fait de l’insécurité l’un de ses principaux slogans il y a des années. Aragonès, lors d’un dialogue avec des militants et des sympathisants, a expliqué que les événements récents, notamment les nombreuses fusillades dans les rues catalanes, les épisodes de violence, la prolifération des gangs et les règlements de comptes entre mafias, témoignent d’un climat d’insécurité croissant.

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Le chef de l’Alliance a affirmé que son parti « combattra la criminalité et « rendra Barcelone aux Catalans ». Aragonès appelle à une politique plus ferme et à des réglementations plus strictes. Il demande également des équipement adaptés pour les forces de police régionales et locales afin de lutter efficacement contre la criminalité.

Ce discours de fermeté typique à la droite de la Droite est de plus en plus repris par Junts per Catalunya (JxCat), le parti de droite modérée du président Carles Puigdemont.

50% des détenus sont étrangers en Catalogne

« Dès le départ, nous avons alerté sur le fait que la surpopulation carcérale et la croissance démographique étrangère figuraient parmi les causes de la hausse de la criminalité en Catalogne », soulignent différentes sources au journal catalan El Confidencial. Elles déplorent que la rhétorique de leurs adversaires fasse immédiatement ressurgir la xénophobie dans cette position, mais un fait est loin d’être anodin : plus de la moitié des détenus des prisons catalanes sont aujourd’hui des ressortissants étrangers . « Il est objectivement vrai que la population catalane de souche n’est pas celle qui commet le plus de crimes », affirment les sources consultées. Le politologue Guillem Espaulella a souligné à ce sujet que « tandis que les crimes commis principalement par les Catalans de souche sont en baisse et tirent vers le bas la moyenne générale, la violence commise par des étrangers connaît une augmentation constante. »

Ce discours est également soutenu par l’écrivain mauritanien Brahim Yaabed , qui a dirigé la Commission Citoyenneté, Diversité et Identités de la Fondation CatDem et a été coordinateur du programme Immigration et Coopération pour Convergència (CDC) un parti à l’origine de Junts : « Tout ce qu’Orriols dit aujourd’hui, je le disais déjà il y a plus de vingt ans », affirme l’écrivain.

Pire encore : Yaabed avait été recruté au CDC par Jordi Pujol, l’inamovible et historique président de Convergència en personne et accuse désormais l’appareil du parti de l’avoir réduit au silence, isolé et saboté parce qu’il soutenait que les enfants d’immigrés devaient être placés « dans des classes d’accueil pour apprendre la langue. Mais au CDC, ce débat n’avait pas sa place. D’autres questions et d’autres priorités éclipsaient tout. » s’insurge l’écrivain qui, comme en France, a été obligé de jouer l’Africain de service au sein du parti, avec le discours larmoyant qui va avec. Or, dès les années 2000, l’écrivain mauritanien mettait en garde contre la « prolifération des mosquées salafistes et l’immigration incontrôlée, qui semblaient vouloir détruire notre coexistence. »

Mais ce discours était alors inaudible au sein de CDC en pleine béatitude immigrationniste et mondialiste.

Un lien entre criminalité et immigration ?

Mais il existe un autre fait objectif : l’Aliança insiste beaucoup sur le lien entre l’augmentation du nombre d’immigrants et la hausse de la criminalité. Ainsi, Arnau Liesa , candidat de l’Aliança à la mairie de Figueres, l’une des enclaves les plus importantes de Gérone, a déclaré cette semaine que « la première bataille de l’islam politique en Catalogne se livrera à Figueres ». Liesa affirme que certains maires de la Junts se rendent à Ripoll pour apprendre les « recettes d’Orriol » en matière de contrôle de l’immigration.

La recette est simple : « La première chose à faire est de s’assurer que les personnes qui enfreignent les règles, commettent des crimes ou sont impliquées dans des problèmes comme le trafic de drogue ne puissent pas vivre paisiblement à Figueres. Nous avons reçu des informations de sources bien informées indiquant que la mafia marseillaise commence à acheter des appartements dans certains quartiers de la ville. À Figueres, nous devons rendre la vie impossible à toutes ces personnes afin qu’elles comprennent qu’elles ne peuvent pas vivre en paix ici et qu’elles doivent partir . »

Une étude récente de l’ Institut des sciences politiques et sociales affirme que le basculement des votes entre Junts et Aliança Catalana n’est pas dû au processus d’indépendance lui-même, mais plutôt à la volonté des partis d’apporter des réponses aux problèmes actuels de la société catalane . L’un de ces problèmes, sans doute le plus important, est lié à l’immigration . L’étude soutient que les électeurs qui accordent la plus grande importance à cette question sont ceux qui sont les plus susceptibles de changer leur vote et de rejoindre Aliança Catalana.

Ce déplacement de la simple revendication indépendantiste vers un positionnement toujours indépendantiste mais centré sur les questions concrètes d’identité, d’immigration, de sécurité sans oublier les questions sociales, c’est également la recette mise en place en Corse par Palatinu, la formation de Nicolas Battini qui commence sérieusement à inquiéter le petit monde nationaliste corse bloqué dans le Tiers-Mondisme.

Et en Bretagne ?

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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