Espagne : « l’Ange de la mort », tueur en série condamné à 127 ans de prison, transféré dans une prison pour femmes au nom de la loi trans

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L’affaire vient de remonter à la surface en Espagne et illustre, avec une brutalité inhabituelle, les conséquences concrètes des législations dites de « libre déclaration de genre » (self-ID) adoptées ces dernières années dans plusieurs pays européens. Joan Vila Dilmé, surnommé « l’Ange de la mort » par la presse espagnole, condamné en 2014 à cent vingt-sept ans de prison pour le meurtre de onze pensionnaires d’une maison de retraite en Catalogne entre 2009 et 2010, a été transféré le mois dernier dans le quartier des femmes de la prison de Puig de les Basses, à Figueres. Le détenu, considéré comme l’un des tueurs en série les plus prolifiques de l’Espagne contemporaine, s’identifie désormais comme une femme. Sur cette seule base déclarative, il bénéficie depuis quelques semaines d’un nouveau lieu d’incarcération, mêlé à des détenues — dont certaines incarcérées pour des affaires de droit commun mineures.

Une « loi trans » au nom orwellien

La possibilité de tels transferts repose sur une législation espagnole adoptée en février 2023 sous l’intitulé prudent et alambiqué de « Loi pour l’égalité réelle et effective des personnes trans et pour la garantie des droits des personnes LGBTI ». Le texte, porté par la gauche au pouvoir et notamment par le ministère de l’Égalité dirigé à l’époque par Irene Montero (Podemos), permet à toute personne âgée d’au moins seize ans de modifier la mention de son sexe à l’état civil par simple déclaration auprès du Registre civil, sans aucun examen médical, sans diagnostic de dysphorie de genre, sans traitement préalable. Avant cette réforme, le changement de sexe à l’état civil exigeait un diagnostic médical officiel et deux ans de traitement hormonal. Désormais, trois mois après la déclaration, le changement est entériné.

L’Espagne rejoint ainsi le club restreint des pays européens les plus permissifs en la matière, aux côtés de Malte et de l’Islande. Une douzaine d’États européens ont adopté des dispositifs comparables, mais aucun n’est allé aussi loin dans la simplification administrative que Madrid sous le gouvernement Sánchez. La conséquence sur le terrain pénitentiaire est immédiate : un homme condamné, fût-il l’auteur des pires atrocités, peut demander son transfert vers un établissement pour femmes dès lors que la nouvelle mention de sexe figure sur ses papiers. La Catalogne, en pointe sur le sujet, applique déjà cette politique depuis 2020, en anticipation même de la loi nationale.

Une série de cas qui dépasse l’anecdote

L’affaire Vila Dilmé n’est pas isolée. Le mois dernier également, le média féministe Reduxx révélait le cas de Pedro Jiménez García, condamné à quatre-vingt-treize ans de prison pour le meurtre sadique de deux jeunes recrues de la police nationale espagnole. L’individu, présenté comme un criminel sexuel violent au lourd passif, aurait engagé une « transition » et pourrait à terme bénéficier d’un transfert en quartier féminin.

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L’année précédente, un homme accusé d’avoir poignardé à mort une jeune femme de vingt-sept ans à Reus avait déjà été incarcéré dans le quartier des femmes de la prison de Mas d’Enric, à Tarragone. Et la liste continue : un policier basque ayant tenté de tuer son épouse en 2024 devant leurs deux jeunes filles s’est déclaré femme à l’état civil ; un homme ayant tué une femme de quarante-cinq ans à Es Fortí après une nuit alcoolisée a obtenu son transfert en quartier féminin en 2024 sur le même motif. Une enquête citée par des associations féministes espagnoles évalue entre 22 et 26 le nombre de transferts effectifs dans les seules prisons relevant de l’administration centrale, hors Pays basque et Catalogne — chiffre vraisemblablement très en deçà de la réalité.

La grossesse en prison comme preuve d’évidence

Au-delà de la liste des transferts, c’est un incident survenu en 2023 dans la prison pour femmes d’Alicante qui a définitivement validé les pires craintes formulées par les opposantes au texte. Une détenue est tombée enceinte. L’auteur de la grossesse : un détenu transféré en quartier féminin après avoir modifié son état civil. Le scandale, brièvement médiatisé puis enseveli sous la rhétorique militante, illustre la nature des risques encourus quand la simple déclaration administrative supprime toute distinction biologique en milieu carcéral fermé.

Le mouvement féministe espagnol, traditionnellement très allié à la gauche, s’est trouvé profondément divisé par cette législation. De nombreuses figures historiques du féminisme — y compris d’anciennes ministres socialistes — ont publiquement dénoncé une régression dramatique des droits des femmes. La sénatrice Carmen Calvo, ancienne vice-présidente du gouvernement Sánchez, avait elle-même bataillé en interne contre le texte avant de quitter le gouvernement. Sans succès : le rapport de force politique au sein de la coalition de gauche au pouvoir a tranché en faveur des thèses de Podemos et de ses associations alliées.

Quand les bourreaux récupèrent leurs victimes

L’aspect le plus glaçant tient peut-être à l’utilisation détournée du dispositif par des criminels condamnés pour violences conjugales. En 2024, la conseillère à la Famille, à la Jeunesse et aux Affaires sociales de la communauté autonome de Madrid a publiquement alerté sur plusieurs cas concrets : des hommes condamnés pour violences conjugales ayant modifié leur état civil et déposé ensuite des demandes d’accès aux foyers d’hébergement abritant leurs propres victimes — épouses et enfants ayant fui le domicile. Dans un autre cas, particulièrement glaçant, une victime d’agression sexuelle a vu son ordonnance de protection annulée au motif que son agresseur s’était entre-temps déclaré femme à l’état civil, ce qui sortait, selon une lecture mécanique du droit espagnol, son cas du champ d’application des dispositifs de protection prévus pour les violences faites aux femmes.

L’idéologie contre le bon sens

La position des associations LGBT espagnoles et de leurs relais politiques reste néanmoins inflexible. Pour les militants de la cause trans, ces situations sont des cas marginaux que la nécessité supérieure de respecter l’« identité de genre » des intéressés justifie largement. Le raisonnement implicite est limpide : un tueur en série déclarant s’identifier comme femme est, dans cette grille de lecture, plus vulnérable que les détenues réelles qui partagent désormais son quartier de détention. Que celles-ci craignent légitimement pour leur intégrité physique, leur dignité ou leur santé mentale n’est jamais évoqué.

L’Espagne offre ainsi à l’Europe une illustration grandeur nature de ce que produit la combinaison d’une législation idéologiquement permissive et d’une administration soumise. Le service pénitentiaire applique mécaniquement la règle, sans pouvoir refuser un transfert quand l’état civil est modifié. Les directeurs d’établissement, les psychologues pénitentiaires, les gardiens de prison n’ont aucun pouvoir d’appréciation. La règle est la règle, indépendamment de ses conséquences sur la sécurité des femmes incarcérées.

Une mise en garde pour le reste de l’Europe

Le cas espagnol mérite l’attention dans toute l’Europe, et particulièrement en France où des projets de loi comparables ont été régulièrement déposés ces dernières années, notamment par des parlementaires de la France insoumise et d’écologistes. Aucun n’a, à ce jour, été adopté — mais la pression militante s’exerce constamment, sur le modèle de ce qui a fini par produire la loi espagnole.

L’Espagne démontre concrètement ce qui se passe lorsqu’une législation d’apparence généreuse et progressiste ignore les avertissements répétés des féministes, des magistrats, des professionnels de la justice et du bon sens populaire. Quand le droit cesse de reposer sur la réalité biologique pour ne plus s’appuyer que sur la déclaration subjective, ce sont toujours les plus vulnérables qui paient le prix de l’expérimentation idéologique. Les pensionnaires de la maison de retraite assassinées par Joan Vila Dilmé ne pourront plus témoigner. Les détenues de Puig de les Basses, elles, sont aux premières loges pour constater où mène le militantisme appliqué aux institutions.

Photo : le nouveau détective

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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6 réponses à “Espagne : « l’Ange de la mort », tueur en série condamné à 127 ans de prison, transféré dans une prison pour femmes au nom de la loi trans”

  1. Mimi dit :

    Histoires de FOUS : c’est ceux qui inventent ces lois qu’on doit,avant tout,incarcérer !

  2. guillemot dit :

    Si je pratiquais l’humour noir, je dirais que Joan Dilmé = l’ange de la mort, a été un précurseur ( certes avec d’horribles méthodes ) de l’application de la loi sur l’euthanasie en pratiquant , ce qui était alors illégal, l’élimination physique des personnes. Qu il veuille maintenant,s’identifier comme femme pour bénéficier de nombreux avantages et que sa demande soit reconnue recevable, confirme bien le dérives sociétales du monde de fous qui est le nôtre maintenant.

  3. J-Ph C dit :

    Il reste à espérer que, dans les siècles futurs, notre époque sera qualifié de période de grande décadence et de dérèglement moral et sociétal absolu.

  4. Hadrien Lemur dit :

    Quelle est cette étrange pathologie qui affecte les gauchistes et leur empêche de comprendre la réalité ? J’ai bien une idée qui commence par co et se termine par nnerie…En attendant un serial killer va se retrouver chez les femmes, c’est comme si un renard se déclare poule et qu’il sois admis dans le poulailler.

  5. CALVEZ JEAN PIERRE dit :

    les espagnols sont devenus fous

  6. Pierre dit :

    « Les hommes en vinrent, pour qualifier les actes, à modifier arbitrairement le sens habituel des mots » (Thucydide, III, 82)

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