Une chapelle plantée au milieu des vignes, à quelques kilomètres de la Loire, et un pardon que la Terreur avait effacé du calendrier pendant plus de deux siècles. Le Pardon des Martyrs du Vignoble nantais se tiendra le samedi 12 septembre 2026 à la chapelle Saint-Pierre-ès-Liens, au lieu-dit La Petite Noue, sur la commune de Divatte-sur-Loire, en Loire-Atlantique. Ce sera la 5e édition.
Un édifice livré aux flammes en 1793
L’histoire du lieu explique le nom de la manifestation. La chapelle accueillait chaque année deux « assemblées », journées mêlant prière et réjouissances populaires, jusqu’à ce que la répression révolutionnaire y mette fin. Le bâtiment fut incendié par les colonnes infernales avec, selon les organisateurs, des fidèles enfermés entre ses murs. L’association avance le chiffre de 80 martyrs périssant par le feu lors de la répression de 1793, sur un ensemble de plusieurs centaines de victimes recensées dans le secteur.
Le prieuré et la chapelle ont été relevés par des chantiers de jeunes bénévoles menés pendant un quart de siècle sous la direction de l’historien Reynald Secher, via l’association Mémoire du Futur, qui a également installé sur place un mémorial des guerres de Vendée. C’est ce travail de restauration qui a rendu possible la remise en route du pardon. Pardonvn
Bevañ Breizh, créée en 2019
L’association organisatrice, Bevañ Breizh — « vivre la Bretagne » — a été fondée en 2019 et est présidée par Paul-Henri Jaulin. Elle s’est fixé pour objet de réanimer les rituels populaires bretons dans le Pays nantais, en partant d’un constat simple : les fêtes qui animaient encore les campagnes de l’évêché au siècle dernier ont disparu, emportant avec elles les jeux, les danses, les dévotions, la musique et les croyances qu’elles véhiculaient.
Sa méthode consiste à remettre en relation acteurs culturels et religieux, artisans, producteurs et musiciens, pour bâtir des événements qui soient à la fois festifs et lieux de transmission. Le pari a fonctionné dès le départ : la première édition, en septembre 2022, avait rassemblé environ 500 personnes à la chapelle.
Le choix de faire renaître un pardon dans le Vignoble nantais n’est pas anodin. Ces manifestations de foi populaire sont d’ordinaire associées à la Basse-Bretagne ; les remettre à l’honneur aux marches orientales du pays, dans un secteur où le nom historique de la commune a lui-même été absorbé par une entité nouvelle en 2016, relève d’une démarche cohérente avec le reste du projet associatif.
Le déroulé de la journée
Le programme suit la trame désormais éprouvée : messe à 14 h, procession à 15 h, ouverture de la brasserie et des jeux à 16 h, initiation à la danse à 18 h, dîner à 19 h 30 et fest-noz à 21 h.
Les éditions précédentes ont vu s’ajouter à ce canevas des stands d’artisans et de producteurs locaux, des ateliers de métiers, des jeux et sports bretons et des visites de la chapelle. Plusieurs partenaires locaux sont associés à l’événement, dont un bagad, une boulangerie, une ferme bio et un éleveur bovin.
Informations pratiques
Rendez-vous le samedi 12 septembre 2026, chapelle Saint-Pierre-ès-Liens, La Petite Noue, 44450 Divatte-sur-Loire. Les inscriptions, notamment pour le dîner, se font en ligne sur pardonvn.com. Contact : [email protected].
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3 réponses à “Divatte-sur-Loire : le Pardon des Martyrs du Vignoble nantais revient le 12 septembre”
Il est regrettable que Breiz Info participe à l’entretien des légendes propagées par le « spécialiste » des Guerres de Vendée.Mythes et légendes entretenus par d’autres, Anne Bernet sur le sité Alétéia évoquant 850 victimes, Philippe de Villiers évoquant lui le chiffre (mobile) de 72 personnes brûlées vives dans la chapelle de Séchér ; les enchères sont ouvertes : Qui dit mieux ?
Les archives (y compris les clandestines de la Terreur) retiennent le chiffre de 223 décès (toutes causes) de 1790 à 1800, dont « »seulement » » 72 (on retrouve PdeV) pour les crimes commis en mars 1794.
Le nom de La Petite Noue n’apparaît même pas au milieu des nombreux villages des vuctimes.
La haine justifiée de la révolution, la détestation justifiée de la république n’autorisent pas à raconter des fariboles qui portent tort au travail sérieux des associations.
D’autre part La Chapelle Bassemer était autrefois en Anjou et n’est en Bretagne que depuis la création des départements. Il n’y a jamais eu de pardons en cet endroit. Seuls les gogos se laissent prendre, ceux que l’on ne voit jamais dans les commémorations comme celles des horribles noyades de Nantes.
Souvenir Chouan de Bretagne
Raynal Secher va faire exploser la Sainte Barbe du Souvenir Chouan… Ce rappel d’un pardon qui renaît va interpeler l’Union Régionaliste Bretonne. Je me souviens d’avoir déposé un bouquet de fleurs au pied d’une stèle à une douzaine de kilomètres au sud de Saumur, dans un bosquet, 134 fusillés en haine de leur religion, je crois, Angevins travailleurs de la vigne ou autour…exécutions ordonnées par un commissaire emplumé de la Gueuse sans doute un Merluchon de cette époque.
L’un des rassemblements les plus identitaires et cathos en Pays Nantais !