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Le passage à l’électrique commence à produire un effet moins visible sur le budget automobile : l’assurance devient plus chère. Selon le baromètre Assurland, la prime moyenne d’un véhicule électrique a atteint 818 euros en 2025, contre 753 euros pour une voiture essence et 735 euros pour un diesel, soit respectivement environ 9 % et 11 % de plus. Une évolution que les assureurs attribuent désormais moins à la seule fiscalité qu’au coût croissant des réparations.
La batterie au cœur du problème
L’avantage fiscal dont bénéficiait l’assurance des voitures électriques s’est progressivement réduit : après une exonération totale pour certains véhicules jusqu’à fin 2023, le dispositif a été ramené à 75 % de la taxe dans plusieurs situations en 2024, avant un retour progressif au droit commun.
Mais le problème principal est ailleurs. Une étude de France Assureurs portant sur près de deux millions de véhicules établit que l’indemnisation d’un sinistre coûte en moyenne 11 % plus cher sur un véhicule électrique, avec un écart atteignant 28 % pour le bris de glace. Les pare-brise et optiques sont eux-mêmes 24 % plus coûteux à remplacer en moyenne.
La batterie constitue le point le plus sensible. Selon 60 Millions de consommateurs, son remplacement peut coûter de 8 000 à 20 000 euros. France Assureurs avertit surtout qu’« à ce jour, seule la moitié des constructeurs propose des batteries réellement réparables ». Avec le vieillissement du parc, certains véhicules pourraient donc devenir économiquement irréparables après un choc pourtant limité.
Des franchises déjà plus lourdes
Les automobilistes commencent à en constater les conséquences. Dans un comparatif réalisé par 60 Millions avec LeLynx.fr auprès de cinq assureurs, une Peugeot e-208 revient en moyenne à 584 euros par an, contre 541 euros pour son équivalent essence. Les franchises ressortent également supérieures : +22 % en dommages tous accidents, +26 % en vol-incendie et +28 % pour le bris de glace.
France Assureurs réclame désormais des normes européennes renforçant la réparabilité des batteries et un meilleur accès des garages indépendants aux pièces, données et outils techniques. Philippe Gattet, directeur-expert chez Xerfi, estime que l’électrification « fait vaciller l’équilibre économique qui soutenait depuis des décennies l’assurance automobile ».
Souvent présentée comme moins coûteuse à l’usage, la voiture électrique révèle donc l’un de ses coûts cachés. Lorsque des pièces essentielles deviennent difficiles ou trop chères à réparer, la facture finit par se retrouver dans les indemnisations, puis dans les primes payées par les automobilistes.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses à “Voitures électriques : le coût des réparations alourdit la facture des assurances”
Pour illustrer et article, pas plus tard qu’hier soir, un ami me faisait état d’une discussion qu’il avait eu avec un de ses connaissances, assureur de son métier.
Sachant qu’un choc peut altérer la structure interne d’une batterie (quel qu’en soit le type de véhicule : vélo, trottinette, auto) et provoquer une auto-inflammation dans les heures voire les mois qui suivent, il a été décrété que toute batterie d’un véhicule électrique ayant subit un choc ayant déclenché un airbag devait être considérée a priori altérée et, de fait, remplacée avant que le véhicule soit autorisé à reprendre la route. Ce remplacement « par précaution » n’étant bien entendu pas pris en charge par l’assurance. Les lendemains des propriétaires de véhicules électriques risquent de pas être enchantées…
Pas plus tard qu’hier, un ami me faisait état d’une discussion qu’il avait eu avec un assureur de sa connaissance.
Un choc sur une batterie (vélo, trottinette, auto) pouvant altérer sa structure interne et provoquer une auto-inflammation (hors ou pendant la charge, une heure ou plusieurs mois plus tard) particulièrement problématique et pratiquement inextinguible, les experts automobiles ont décrété que tout choc sur un véhicule ayant déclenché un airbag devait laisser suspecter une altération de la batterie et donc nécessiter son remplacement avant d’autoriser le véhicule à reprendre la route. Étant évident que ce remplacement « par précaution » n’est pas pris en charge par l’assureur. L’avenir des propriétaires de tels engins semble de moins en moins radieux.
Pourquoi la MAIF fait-elle sa pub actuellement sur le thème « assurance 10% moins chère pour un passage à l’électrique » ? Une compagnie d’assurances suicidaire ?