Manque de temps pour 24 %, fatigue pour 17 %, période professionnelle chargée pour 9 % : pour la moitié des Français, c’est l’usure plutôt que la surface du logement qui pourrait les décider à confier leur ménage à un professionnel. C’est ce qui ressort d’une enquête en ligne publiée ce 28 septembre par Domaliance, menée auprès de 3 102 personnes.
19 % de réfractaires
Interrogés sur la situation dans laquelle ils envisageraient le plus facilement de faire appel à une aide-ménagère, 81 % des répondants citent au moins un cas de figure. Seuls 19 % excluent toute délégation.
Après le trio temps, fatigue et travail viennent l’âge ou la perte d’autonomie (11 %), un grand ménage ponctuel (8 %) et l’arrivée d’un enfant (7 %). L’agrandissement du logement ne pèse que 5 %.
42 % bloqués par le prix
Le coût reste le premier frein, cité par 42 % des personnes interrogées. Mais 1 sur 4 met d’abord en avant une question de confiance : 16 % redoutent de ne pas trouver quelqu’un de fiable et 9 % hésitent à faire entrer un inconnu chez eux.
11 % craignent que le ménage ne soit pas fait à leur façon, 14 % n’en ressentent pas le besoin. Les démarches administratives ne découragent que 5 % des sondés, et 3 % déclarent n’avoir aucun frein.
Les parents culpabilisent de ne pas déléguer
Sur le ressenti face à la délégation, 36 % de l’ensemble des répondants la considèrent comme un luxe qu’ils ne peuvent pas s’offrir. 20 % y voient un soulagement, 16 % un choix assumé sans culpabilité. 12 % culpabilisent de ne pas déléguer, faute de temps pour leurs proches, contre 7 % qui culpabilisent de déléguer.
Chez les parents d’enfants mineurs, la proportion de ceux qui culpabilisent de ne pas déléguer grimpe à 21 %, soit 2 fois plus que ceux qui culpabilisent de le faire (10 %). Le frein financier y recule à 27 %, et le soulagement arrive en tête des ressentis positifs (22 %). La crainte d’un inconnu dans la maison concerne 7 % des parents, contre 9 % de l’ensemble.
Méthodologie
L’enquête a été réalisée en ligne du 31 août au 17 septembre 2026 auprès de 3 102 répondants, dont un suréchantillon de 2 205 parents d’enfants mineurs. Les participants ont été recrutés via un panel de 27 700 membres et sur Facebook et LinkedIn, selon la méthode des quotas (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région), avec un redressement sur les données de l’Insee.
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