Ouest-France est à la peine – « Lecteurs de moins en moins nombreux, finances dans le rouge… Ouest-France cherche à stopper l’hémorragie. Déficitaire depuis 2022, le groupe de presse breton, qui fut longtemps le meilleur élève de la presse régionale, a enregistré 33,3 millions d’euros de pertes en 2025. Le 17 septembre, la direction doit entamer des discussions avec les salariés à propos de son plan de 15 millions d’économies annuelles, accompagné de 150 départs. La rédaction sera la plus touchée par ce régime minceur, avec 60 % des économies prévues. Parmi les près de 800 journalistes, les secrétaires de rédaction (SR) devraient être les premiers visés. « On sait que l’IA va jouer un rôle dans ces suppressions de postes, la direction ne s’en cache pas », confie une rédactrice. Les SR, qui s’occupaient jusqu’ici de quatre pages par jour, devront à l’avenir en gérer six. Pour accomplir cette prouesse, ils devraient bénéficier d’un petit coup de pouce numérique. L’intelligence artificielle a déjà été testée dans deux départements, cet été, pour aider les correspondants de presse à rédiger leurs articles. » (Le Canard enchaîné, mercredi 16 septembre 2026)
« Ouest-France poursuit sa cure d’économies : 81 départs à la retraite ont été actés, correspondant en très grande majorité à des postes qui ne seront pas remplacés. » (Challenges, 3 septembre 2026)
Les marchés font la loi – « Il faut bien voir que les marchés [banques, assurances, fonds d’investissement…] ont pris le dessus la place que, de mon point de vue, les décideurs politiques leur ont accordée. Ces 3 500 milliards d’euros de dette, ainsi que les déficits publics accumulés au fil des années, sont financés par les marchés. En dernière instance, c’est vers eux que nous nous tournons pour boucher les trous et boucler les fins de mois. Cette situation est la conséquence de choix, ou de non-choix, politiques qui se sont succédé depuis une cinquantaine d’années. Durant ces décennies, la gauche comme la droite ont privilégié un modèle que je qualifie d’“étato-consumériste“, et qui repose sur deux piliers. Le premier c’est la consommation comme moteur économique principal (…) Le deuxième pilier, c’est la dépense publique, qui n’a cessé d’raugmenter et nous a conduits à accumuler des déficits sans précédent. Le phénomène s’amorce à la fin des années 1970, avec les chocs pétroliers, le chômage de masse et la désindustrialisation. » (Jérôme Fourquet, directeur du département “Opinion et stratégies d’entreprise“ de l’Ifop, Marianne, 17 septembre 2026)
Les préoccupations des Français ne sont pas toujours celles des candidats – « On sait ce qui préoccupe aujourd’hui les Français mais pas forcément ce qui va venir structurer la campagne. Les questions économiques et financières (dette, déficits, croissance…) sont les premières citées (54 %) dans les enquêtes d‘opinion, au coude à coude avec les questions sociales (pouvoir d’achat, inégalités sociales et territoriales… 53 %). Les questions environnementales arrivent en troisième position (30 %) devant les questions identitaires (immigration, intégration,… 29 %). Et les questions de défense (guerre en Ukraine, menaces russes…) sont en queue de peloton (15 %). » (Adélaïde Zulfikarparsic, directrice générale du pôle société d’Ipsos BVA, Ouest-France, 19-20 septembre 2026)
Le divorce d’Alain Minc avec Bolloré – « Bolloré est un cas à part – le seul, à mes yeux. Il a à la fois le culot d’un entrepreneur parti de rien et les certitudes d’un grand bourgeois installé depuis deux siècles. Il a repris la boîte familiale pour un euro parce qu’elle était en faillite – mais il avait douze ans quand il sautait sur les genoux de Marcel Dassault et voyait défiler l’establishment dans la propriété familiale [à Ergué-Gaberic]. C’est une combinaison unique. Ce qu’il a fait avec Canal Plus et Vivendi, c’est entrer par la petite porte et élargir la porte à chaque étape : personne ne croyait à ce qu’il faisait, ou bien l’on considérait comme des coups de bluff ce qui était des coups de maître. Là où j’ai divorcé avec lui, c’est quand il n’a pas compris – ou plutôt refusé d’accepter – que les règles du jeu, dans l’univers des médias, ne sont pas les mêmes que sur le marché des produits de vaisselle. C’est là que son tréfonds d’arrogance de très grande bourgeoisie a pris le dessus. » (Alain Minc, Un capitalisme devenu fou. Comment les riches ont gagné la lutte des classes, Flammarion)
Hausse des impôts locaux à Nantes – « Emmanuel Macron et les gouvernements qui l’ont accompagné ont fait 60 milliards de cadeaux fiscaux aux plus aisés et aux très grandes entreprises. Aujourd’hui, les plus modestes doivent payer l’addition, ainsi que les collectivités locales. » D’où cette nécessité : « A l’échelle de la métropole, l’option fiscale sera mise sur la table et soumise à la discussion. Ce ne sera pas la seule : nous allons mettre toutes les options sur la table. » « A l’échelle de la ville de Nantes, j’espère pouvoir l’éviter. Pour pouvoir le confirmer, nous avons besoin d’attendre la concrétisation du projet de loi de finances, puisque c’est le cadre dans lequel on agit. » (Johanna Rolland, Presse Océan, samedi 19 septembre 2026)
Le libéralisme autoritaire – « Depuis que la liberté d’expression a été mise sous condition, un principe orwellien a été adopté : on peut tout dire sauf ce qu’on ne peut pas dire. S’en ajoute un autre : ce qui n’est pas interdit n’est que (provisoirement) toléré. Tout le monde aujourd’hui vit en régime de liberté conditionnelle, c’est-à-dire de liberté surveillée. L’apparition du libéralisme autoritaire montre, non seulement que ces deux mots que l’on a souvent opposés peuvent devenir synonymes, mais qu’il serait d’une immense naïveté d’attendre des libéraux une véritable protection des libertés. D’autant que le durcissement de la répression vis-à-vis des dissidents va de pair, ce qui est plus grave encore, avec une accélération de la mise en place des procédures de contrôle et de surveillance dans tous les pays occidentaux. » (Alain de Benoist, Eléments, août-septembre 2026)
Les anticorps – « Jean-Luc Mélenchon ne peut pas être le candidat du rassemblement de la gauche. Son décrochage dans l’opinion est tel qu’un second tour face à Marine le Pen serait synonyme de victoire pour cette dernière. Ce serait se voiler la face de se dire qu’un nouveau front républicain suffira et que ce pays a de solides anticorps contre le fascisme. Mais je ne me résigne pas à la victoire de Marine Le Pen. » (Nathalie Appéré, Ouest-France, Rennes, vendredi 11 septembre 2026)
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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