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4 486 euthanasies ont été enregistrées en Belgique en 2025, selon la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie. C’est le chiffre le plus élevé depuis la dépénalisation de 2002, en hausse de 12,4 % sur un an. L’euthanasie représente désormais 4 % de l’ensemble des décès du pays, contre 3,6 % en 2024 et 1,9 % en 2020. En 5 ans, sa part dans la mortalité belge a donc plus que doublé.
Près de 20 fois plus qu’en 2003
En 2003, première année complète d’application de la loi, 235 euthanasies avaient été déclarées. Le chiffre est passé à 2 445 en 2020, 3 991 en 2024, puis 4 486 en 2025. Depuis 2002, plus de 42 000 personnes ont mis fin à leurs jours de cette manière en Belgique, selon l’association britannique Right To Life UK, qui a analysé le dernier rapport bisannuel de la Commission.
Le cancer reste la première cause invoquée, dans près de la moitié des cas, suivi des polypathologies, c’est-à-dire l’accumulation de plusieurs maladies, qui représentent 30 % des dossiers et sont en hausse. La majorité des patients ont plus de 70 ans.
1 117 patients qui n’étaient pas en fin de vie
L’augmentation la plus marquée concerne les patients dont le décès n’était pas attendu à brève échéance, c’est-à-dire dans les mois à venir. Ils étaient 1 117 en 2025, contre 932 en 2024 et 311 en 2020, soit plus du triple en 5 ans. Selon la Commission, il s’agit surtout de patients atteints de polypathologies. Dans le passé, des personnes souffrant de dépression, de stress post-traumatique ou de cécité ont été euthanasiées dans ce cadre.
Sur les 2 années 2024 et 2025, 532 déclarations mentionnent une « lassitude de vivre ».
Démence et troubles psychiatriques
Les euthanasies liées à des troubles cognitifs et à des troubles psychiatriques restent minoritaires, autour de 1,7 % et 1,6 % des cas. Leur progression est néanmoins nette. Selon Right To Life UK, la démence a été retenue comme motif dans 77 cas en 2025, contre 56 en 2024, soit 3,5 fois plus qu’en 2018. Les troubles psychiatriques ont été invoqués dans 74 cas, contre 55 un an plus tôt.
Sur les 2 années, 15 euthanasies ont été pratiquées sur la base d’une déclaration anticipée, chez des patients qui n’étaient plus en état de consentir au moment de l’acte. Un mineur a été euthanasié en 2024 et un autre en 2025 ; depuis 2014, la loi belge ne fixe plus d’âge minimum. Pour la première fois, le rapport recense aussi les couples euthanasiés ensemble : 13 en 2 ans.
Right To Life UK reproche par ailleurs à la Commission d’avoir validé certains dossiers dont la procédure n’avait pas été respectée à la lettre. La Commission estime de son côté que les déclarations reçues respectaient les conditions essentielles de la loi.
110 Français euthanasiés en Belgique
La Belgique attire aussi des patients étrangers. En 2025, 123 personnes résidant à l’étranger y ont été euthanasiées, dont 110 Français.
Pour Alisdair Hungerford-Morgan, directeur de Right To Life UK, qui milite contre l’euthanasie et pour le développement des soins palliatifs, la Belgique suit la même pente que les autres pays ayant légalisé la pratique, où les chiffres augmentent chaque année. Les personnes malades méritent selon lui protection et soins, et non « une voie vers le suicide ».
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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