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287 236 bébés sont nés en Angleterre et au pays de Galles au 1er semestre 2026. C’est 2 406 de moins qu’au 1er semestre 2025, et le chiffre le plus bas pour un semestre civil depuis 1977, selon les données publiées le 30 octobre par l’Office national des statistiques (ONS).

La chute est spectaculaire sur une décennie. Au 1er semestre 2012, le pays comptait encore 360 256 naissances : en 14 ans, plus d’1 naissance sur 5 a disparu, soit 73 020 bébés de moins. L’année 2025 avait déjà marqué un plancher, avec 585 396 naissances, le total annuel le plus faible depuis 1977.

Un record d’avortements

Pendant que les naissances reculent, les avortements progressent. En 2023, dernière année pour laquelle les chiffres officiels sont disponibles, l’Angleterre et le pays de Galles en ont recensé 278 740. C’est un record absolu, en hausse de 26 618, soit plus de 10 %, en un an.

La proportion est saisissante. En 2023, 32,1 % des grossesses se sont terminées par un avortement, contre 29,7 % en 2022 et 20,8 % en 2012. On approche désormais d’1 grossesse sur 3, quand on en était à peine à 1 sur 5 il y a une décennie.

Le 27 octobre dernier marquait le 59e anniversaire de l’Abortion Act de 1967, qui a légalisé l’avortement en Grande-Bretagne. Selon le décompte de Right To Life UK, plus de 11,2 millions d’avortements ont été pratiqués au Royaume-Uni depuis, soit environ 1 toutes les 2 minutes.

La réforme de 2026 dénoncée

L’association s’inquiète surtout de la réforme adoptée cette année. Un amendement de la députée travailliste Tonia Antoniazzi, intégré à la loi sur la criminalité et la police (Crime and Policing Bill), dépénalise l’avortement pratiqué par une femme sur sa propre grossesse, quel que soit le terme. Une femme qui met fin elle-même à sa grossesse, y compris au-delà de la limite légale de 24 semaines, ne peut donc plus être poursuivie.

Pour Right To Life UK, ce texte revient à autoriser de fait « l’avortement jusqu’à la naissance ». Selon l’association, il fera exploser le nombre d’avortements tardifs pratiqués à domicile, avec des risques pour la santé des femmes. Il ouvrirait aussi la porte aux avortements sélectifs selon le sexe de l’enfant. Elle rappelle que l’amendement a été adopté aux Communes après seulement 46 minutes de débat, sans consultation publique ni examen en commission. Tonia Antoniazzi s’était dite à l’aise avec la possibilité d’avorter d’un enfant viable à 37 semaines. Un sondage du Telegraph auprès de 28 000 lecteurs avait montré 91 % d’opposition à la réforme.

L’association appelle à un débat national

La porte-parole de l’association, Catherine Robinson, juge alarmant le plus faible nombre de naissances semestriel depuis près d’un demi-siècle. Pour elle, près de 300 000 avortements en un an au Royaume-Uni sont le signe que « quelque chose a très mal tourné dans notre société ». Elle rappelle que les enfants sont indispensables à la prospérité future du pays.

L’association réclame un débat national sur la législation. Elle demande au gouvernement de nouvelles protections pour l’enfant à naître et davantage d’aide pour les femmes confrontées à une grossesse non désirée.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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