A noter que l’écriture de l’occitan était dans un état de relative stabilité à la fin du Moyen-Âge alors que celle du français était encore luxuriante et changeante d’un auteur à l’autre, celle-ci ne sera véritablement fixée qu’au cours du XIXè siècle (si l’on excepte l’arrivée récente de l’écriture inclusive qui réouvre une période d’instabilité et de « séparatisme idéologique et communautaire »).
C’est pour célébrer cette belle écriture classique et, à travers elle les parlers d’Oc, que des « Dictadas Occitanas » (Dictées Occitanes) sont régulièrement organisées un peu partout dans la Grande Occitanie ou « Occitanie Culturelle ». La prochaine journée consacrée à ces Dictadas aura lieu le 31 janvier prochain simultanément dans 39 villes d’Occitanie (des Alpes à l’Océan Atlantique), de France (Paris), de Catalogne (Barcelone) et jusqu’en Pays Valencien (Espagne) avec trois « dictadas » à Albocassèr, Altea et Alzira. Le valencien est une variante du catalan, langue soeur de l’occitan. Depuis des siècles, existent des liens très étroits entre les mondes culturels occitans, catalans et valenciens, d’où un intérêt partagé pour les langues des uns et des autres dans chaque territoire.
A Castres, la Dictada sera organisée par le « Centre Occitan del Pais Castrés ».
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4 réponses à “« Dictada Occitana » dans 39 villes : écrivez-vous l’occitan sans faute ?”
Vision des langues occitanes d’un point de vue jacobiniste. À preuve la comparaison avec la langue française. Or oc n’est pas oïl. Il n’y a jamais eu plus d’unité des langues occitanes que d’unité politique de « l’Occitanie », qui n’a rien à voir avec la région éponyme. Il a existé en revanche pendant plusieurs siècles 6 à 7 langues occitanes principales, avec dans chaque zone d’influence une déclinaison de nombreux parlers locaux. Car LES langues occitanes se sont transmises essentiellement, jusqu’au XXème siècle par exemple dans mon village, par tradition orale. Peu par l’écrit. Encore moins par une dictée… folklore naïf pour Parisiens déracinés !
Jacobinisme? ok pour fuir le jacobinisme n’oubliez pas le 21 janvier prochain messe anniversaire en souvenir de l’assassinat de Sa Majesté Louis XVI selon l’endroit où vous vous trouvez.
Quel intérêt de trimballer cette langue morte, approximative, qui varie d’un patelin à l’autre ? Apprenez le français d’abord !
Traiter une langue de « morte » parce qu’elle n’est pas dominante, c’est confondre ignorance personnelle et réalité linguistique. Une langue est morte quand plus personne ne la parle. Ce n’est pas le cas de l’occitan, ni d’autres langues régionales, qui sont encore enseignées et utilisées. La variation d’un territoire à l’autre n’est pas un défaut. C’est la norme de toutes les langues naturelles, y compris le français. Evidemment, messieurs, il faut avoir un peu voyager pour s’en rendre compte… Si la diversité interne disqualifie une langue, alors le français régional devrait passer à la trappe aussi. Enfin, opposer langue régionale et français est un faux dilemme. Le plurilinguisme renforce la maîtrise linguistique, il ne l’affaiblit pas. Bref, mépriser une langue (puisque c’est clairement le ton de ces messages) parce qu’elle est minoritaire et diverse n’est pas un argument: c’est un aveu de courte vue.