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16/11/2014 ‑ 07H00 Bretagne (Breizh-info.com) – Dès maintenant, les états-majors songent aux élections régionales prévues les 29 novembre et 6 décembre 2015 (scrutin de liste à la représentation proportionnelle).
Un oeil sur les sondages, un autre sur les petits arrangements «entre amis», telle est la règle.
A la question , « serez-vous candidat aux régionales l’année prochaine ?», Jean-Yves le Drian répond : « Aujourd’hui, je suis ministre de la Défense dans un contexte international très difficile. Les autres questions viendront plus tard. ». (Bretons, novembre 2014). Fort bien.
Pourtant, dès son arrivée à l’hôtel de Brienne, Le Drian avait annoncé qu’il venait effectuer son service de deux ans et qu’ensuite il reprendrait la présidence de la Bretagne. Il a toujours été très clair sur la question : «je suis en congé de la présidence de la Région mais je ne suis pas en congé de la Bretagne». D’autant plus que s’il a laissé la place à son fidèle lieutenant, Pierrick Massiot, il annonçait la couleur : «je serai candidat à être tête de liste. Mais ça n’est pas une surprise.» (Ouest-France, 8-9 septembre 2014).
On peut compter sur lui pour reprendre du service en Bretagne en 2015. Récupérer la tête de la liste de gauche aux élections régionale ne sera peut-être pas chose aisée pour Le Drian. Non seulement parce que le PS breton apparait très divisé sur la question régionale, mais encore parce qu’un obstacle non négligeable se dresse sur son chemin : Marylise Lebranchu.
On a pu le vérifier à l’occasion du projet de loi relatif à la délimitation des régions ; seule une partie des élus socialistes bretons a pris partie en faveur de la réunification – donc seule une partie des mêmes à soutenu Le Drian. Si les adhérents de base préfèrent le ministre de la Défense au ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, le « PS régionaliste » l’aura emporté sur le «PS jacobin » . Sinon, on aura droit à une relance de la fusion avec les Pays de la Loire.
Cela fait longtemps que Mme Lebranchu rêve de devenir président du conseil régional de Bretagne. Sans doute dès la période 1997-2002. A l’époque ministre de la Justice, mais également conseiller régional, elle ne ratait jamais l’ouverture des sessions. Fort courtoisement, Josselin de Rohan (RPR), président du conseil régional, lui donnait tout de suite la parole ; elle débitait un petit discours puis s’enfuyait vers la gare ou l’aéroport. Elle marquait son territoire.
Pendant le règne de Nicolas Sarkozy, on trouvait en elle un fervent défenseur de la réunification de la Bretagne. Puis tout changea lorsqu’elle devînt ministre. Subitement, elle découvrit les charmes de la fusion Bretagne – Pays de la Loire. Sans doute un moyen de se démarquer de Le Drian et de prendre la tête des socialistes bretons anti-régionalistes. On verra courant 2015 s’ils sont suffisamment nombreux pour en faire la locomotive de la liste de gauche.
Dès que l’occasion se présente, Mme Lebranchu tacle son collègue Le Drian. Ce fût le cas à l’occasion d’une visite qu’elle effectua à Lorient en juin 2014. « Je suis ici en tant que ministre, pas comme Bretonne» précise-t-elle au cours de la conférence de presse. « Je souhaite que les repères restent. Mais il ne faut pas confondre le conseil régional et l’organisation d’une nation. Le président du conseil régional n’est pas le Prince de Bretagne ». a-t-elle martelée dans la ville de Jean Yves Le Drian.
Marylise Lebranchu considère « que l’on ne met pas la Bretagne historique en danger en proposant qu’elle s’ouvre à la Manche, la Mayenne, aux Pays de la Loire peut être. Est-ce-qu’on est capable, à l’Ouest, de regarder à l’Est ?» Tout le contraire de ce que pense M. Le Drian.
Dans une période où rien ne va pour le PS, il est probable que cela favorise la candidature de Le Drian à la direction de la liste de gauche. Pas trop marqué PS, bénéficiant de nombreux relais à droite, le ministre de la Défense apparait le mieux placé pour réussir «l’ouverture», le plus apte à sauver les meubles.
Il suffit de considérer la façon dont il se comportait à Lorient – lorsqu’il était maire – pour se faire une petite idée de la manière dont il s’y prendra pour composer une liste. Autour de socialistes, le moins socialistes possible et de préférence des partis de gauche acquis à sa cause – c’est vrai pour l’UDB comme pour le PCF, casse-croûte oblige – , Le Drian regroupe des membres des «forces vives » de la Bretagne, qu’ils appartiennent aux milieux culturels ou économiques. On peut lui faire confiance pour recruter des patrons à la sensibilité bretonne. Il pourrait les trouver à l’Institut de Locarn, par exemple.
A coup sûr, s’il faut prendre en compte la popularité, la notoriété et le poids politique, les adhérents du PS ont tout intérêt à choisir Jean-Yves Le Drian. Quant à savoir si ce dernier retrouvera l’an prochain son fauteuil de président, c’est une autre question…
Bernard Morvan
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Parti Socialiste. Vers une guerre régionale entre Le Drian et Lebranchu”
Question: quel sont les priorités de Je.Y.Le Drian sachant qu’il est franc-maçon et que ceux ci s’opposent à la réunification sous couvert du refus d’entités entre l’état et le citoyen ce qu’ils sont eux pourtant ! Clamant tels des dictateurs que la République est une et indivisible pour assurer une meilleure égalité alors que pourtant l’hyperfavotitisme envers Paris ne leur fait pas lever le moindre petit doigt depuis des siècles ! Je ne connais pas beaucoup cet ordre mais il apparaît bien despotique car minoritaire mais décidant pour la majorité et favorisant des intérêts particuliers !