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À quelques jours de la Toussaint, plusieurs cimetières français sont frappés par des vols et des dégradations. Plaques funéraires arrachées, croix brisées, fleurs disparues : ces larcins blessent des familles venues honorer leurs proches. Dans une France profondément marquée par la culture chrétienne, ces actes suscitent une vive indignation.
Des dizaines de sépultures prises pour cibles
Dans la nuit du 21 au 22 octobre, une trentaine de tombes ont été pillées à Ansac-sur-Vienne, en Charente. Plaques, croix et statuettes ont été dérobées ou endommagées. « C’est un lieu qu’on ne touche pas, qu’on respecte », a dénoncé le maire Fabrice Audoin auprès d’Ici La Rochelle. Son propre caveau familial a été touché. La gendarmerie a ouvert une enquête et les habitants concernés sont invités à porter plainte.
À Marseille, La Provence rapportait début octobre près d’une centaine de vols recensés entre fin août et début septembre dans les cimetières de Sainte-Marthe et du Canet. Des poignées métalliques ont notamment été dérobées sur les monuments funéraires. À Mâcon, un habitant a également signalé le vol de la plaque déposée sur la tombe de sa mère.
Ces faits dépassent la simple perte matérielle : les objets dérobés portent souvent des souvenirs irremplaçables.
La tradition de recueillement mise à mal
Le 1er novembre, les catholiques célèbrent tous les saints ; le lendemain est consacré à la commémoration des fidèles défunts. La coutume de fleurir les tombes autour de la Toussaint dépasse le seul cadre religieux et demeure profondément ancrée dans les traditions françaises.
Selon une enquête publiée par actu.fr le 25 octobre, les vols de fleurs et d’ornements surviennent toute l’année. La revente de métaux constitue parfois un mobile : en 2024, la gendarmerie avait démantelé un réseau impliqué dans des vols touchant plus de 310 victimes, pour un préjudice estimé à plus de 175 000 euros.
L’ampleur nationale du phénomène reste difficile à mesurer faute de statistiques consolidées. Ces vols ne permettent pas non plus, à eux seuls, de conclure à une hostilité envers la foi chrétienne.
Ils n’en constituent pas moins une atteinte intolérable au respect dû aux morts. À l’approche de la Toussaint, protéger les cimetières, c’est aussi préserver la dignité des familles et une tradition qui traverse les générations.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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