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Quoi que l’on pense du Rassemblement National, le procédé est aussi classique que malhonnête : diaboliser ce parti à outrance, faire croire qu’il est rempli de gens foncièrement méchants et d’assassins sanguinaires. À l’approche des échéances électorales, on redouble de zèle, alors pourquoi ne pas inventer de toutes pièces la présence de tracts du RN dans la voiture du suspect ? C’est chose faite, par le fameux quotidien Le Monde. Et si ce dernier a publié – en catimini – une correction, ses journalistes le savent bien : une fois diffusée, l’information s’ancre dans les esprits. Puisque ce qui compte en communication, ce n’est pas la vérité mais bien la perception.
L’enquête sur l’attentat de Trappes a basculé dans la controverse médiatique après la diffusion d’une information inventée de toute pièce par le quotidien Le Monde. Le journal a en effet affirmé qu’un tract du Rassemblement national (RN) avait été découvert dans le véhicule de l’assaillant. Or, à la suite du démenti catégorique du procureur national antiterroriste,Le Monde s’est contenté de modifier discrètement son article en ligne, en se contentant d’ajouter en bas de page :
« Mise à jour de lundi 26 octobre à 19 h 52 : ajout du démenti du PNAT concernant la découverte de « tracts » politiques dans le « véhicule » du suspect. »
Pas de mention en tête d’article, pas d’encadré, pas de rappel. Encore moins de note d’excuse ou d’explication détaillée sur l’origine de cette fausse information.
Volontaire ou non, cette bévue a immédiatement déclenché la colère du parti de droite nationale, qui a annoncé son intention de déposer plainte pour diffamation. Après la conférence de presse du Parquet national antiterroriste, Marine Le Pen a posté sur X :
« En diffusant une information infondée, mensongère et démentie ce soir par le procureur de la République, le journal ‘Le Monde‘ s’est une fois encore prêté à une opération militante visant à salir le Rassemblement national.
Cette manœuvre de désinformation manifeste interroge les Français sur la question essentielle de l’objectivité et de la rigueur professionnelle qu’on est en droit d’attendre des médias dans une campagne présidentielle. »
Créer un lien imaginaire entre un attentat raciste et un parti adverse : la méthode du Monde pour jeter l’opprobre est un cas d’école. De quoi actualiser la formule du général de Gaulle : « Dans Le Monde, même la date est fausse. » Quant à ses gardiens, ils s’estiment au-dessus de la déontologie journalistique et des lois du commun des mortels, et ils le montrent fièrement devant les caméras de Frontières :
En matière d’arrogance on peut difficilement mieux faire. Mais après tout, pourquoi s’encombrer de bonnes manières quand on est persuadé d’incarner le Camp du Bien ?
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : Capture Le Monde
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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