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À Glomel (Côtes-d’Armor), la carrière d’andalousite exploitée par Imerys fait l’objet d’une pression croissante. Après plusieurs incidents environnementaux signalés et l’ouverture d’une enquête judiciaire, des associations réclament davantage de transparence. Le groupe a annoncé un plan d’action, jugé insuffisant par ses opposants. Les responsabilités et les conséquences précises des faits dénoncés restent à établir.
Des associations engagées dans la procédure
Samedi 24 octobre, Douar Bev a annoncé vouloir se constituer partie civile. « Il faut qu’on la fasse vivre », a expliqué son coprésident Jean-Yves Jégo au Télégramme, au sujet d’une plainte contre X déposée en mai 2026. L’association entend ainsi suivre l’évolution de l’enquête et défendre ses intérêts.
Eau et Rivières de Bretagne a également porté plainte en juillet. Le 13 octobre, Bernard Trubuilt, maire de Glomel, a fait de même, dénonçant des épisodes répétés de pollution du ruisseau du Crazius.
L’enquête ouverte en avril par le parquet de Saint-Brieuc a été étendue à la recherche d’éventuelles infractions en matière de santé et de sécurité au travail, après de nouveaux signalements. Parallèlement, la préfecture a mis en demeure l’entreprise après un incident chimique survenu en septembre. Aucune responsabilité pénale ne peut à ce stade être tenue pour établie. Douar Bev, qui demande la fermeture du site, remet en cause la surveillance environnementale de cette activité implantée depuis 1970.
Imerys annonce des mesures, les opposants restent sceptiques
Le 22 octobre, Imerys a présenté un « plan de renforcement opérationnel et environnemental », prévoyant notamment un renforcement des compétences, une revue technique des installations et une communication accrue.
Dans un communiqué relayé le 26 octobre par Ouest-France, Réfrac’Terres dénonce des « effets d’annonce » et estime que l’industriel minimise la portée des incidents. Elle demande des études d’impact et épidémiologiques indépendantes. Douar Bev réclame, de son côté, la publication des résultats d’analyses des eaux souterraines, qui, selon ses responsables, ne seraient plus transmis aux associations depuis 2021.
La carrière emploie 88 salariés et intérimaires, selon Le Télégramme. Dans ce territoire rural, la préservation de l’activité industrielle représente aussi un enjeu. Entre emploi, protection de l’environnement et confiance des riverains, les engagements d’Imerys devront être appréciés à l’aune des contrôles administratifs et des suites judiciaires.
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
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