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08/01/2016 – 07h00 Rennes (Breizh-info.com) – L’IEP Rennes (l’Institut d’Etudes Politiques) accueillera le lundi 18 janvier prochain une conférence organisée notamment par les « antifas » locaux. Le mouvement Germinal ( mouvement des étudiants de gauche à l’IEP de Rennes) fait ainsi entrer officiellement la CNT (Confédération Nationale du Travail, extrême gauche) et le collectif antifa rennais dans les locaux du 104 Boulevard de la Duchesse Anne.
La conférence sera animée par William Blanc et aura pour thème : « Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l’histoire au mythe identitaire » qui est présenté comme suit par les antifas : « La bataille de Poitiers, en 732 (ou 733), opposant les troupes arabo-berbères d’Abd al-Rahmân aux Francs de Charles Martel, est un événement de l’histoire de France peu à peu devenu mythe historiographique et enjeu de mémoire. Alors que le dernier livre véritablement consacré à la question date de 1966, les années 2000 ont vu l’apparition d’un nombre croissant de publications souvent écrites sans distance ni mesure. Au même moment, la commémoration de l’événement est devenue l’objet d’utilisations politiques par l’extrême droite occidentale, phénomène qui a culminé en France avec l’occupation, en octobre 2012, du chantier de la mosquée de Poitiers par le groupe Génération identitaire, puis par la propagation, en janvier 2015, du slogan « Je suis Charlie Martel », à la suite du massacre de Charlie Hebdo. Alors que les mémoires s’enflamment, cet ouvrage inédit propose de revenir tout d’abord à l’histoire mal connue de la bataille en la restituant dans le contexte large des relations entre le monde franc et l’empire islamique. Puis d’analyser, en deuxième partie, les échos successifs rencontrés par le souvenir de la bataille au Moyen Âge, à l’époque moderne, auprès des philosophes des Lumières et des romantiques, dans les écoles de la IIIe et de la IVe République et au sein de la culture populaire. Une attention particulière est portée à l’actualité récente du mythe de Poitiers, notamment au sein des extrêmes droites française et européenne.».
William Blanc le conférencier, est présenté comme « doctorant en histoire médiévale. Il collabore au magazine Histoire et images médiévales et a coécrit Les Historiens de garde (Inculte, 2013) avec Christophe Naudin et Aurore Chery.».
Ca n’est visiblement pas le souvenir principal que gardent de lui des étudiants de l’Université de Tolbiac (Paris 1) : « Ce gros garçon était tout simplement l’un des leaders des mouvements d’extrême-gauche, qui ont fait du lieu leurs quartiers généraux dans le monde universitaire parisien. Violent (accusé notamment par une opposante de lui avoir cassé le bras au sein même de l’université) et quelque peu fanatisé (impossible de discuter avec lui), il était resté de longues années à Tolbiac, où l’on n’était censé – à l’époque – ne passer que les deux années de Deug. C’est à se demander où il trouvait son argent pour vivre. Pour tout dire, le garçon faisait penser à ces hommes de main payés par l’extrême-gauche pour maintenir son contrôle du système éducatif en fomentant des mouvements pseudo-révolutionnaires et étouffer toute opposition.» rapporte le site Nouvelle de France.
Ce militantisme à l’extrême gauche radicale de William Blanc explique sans doute en partie les raisons de son acharnement à combattre, grâce à un large appui médiatique – Lorant Deutsch et ses écrits populaires sur l’histoire de France.
Le « collectif antifa rennais » travaille depuis plusieurs années , à ficher, répertorier, dénoncer les dissidents politiques, via notamment la production de dossiers. On retrouve certains de ses membres dans toutes les manifestations violentes d’extrême-gauche à Rennes, et cela depuis des années maintenant . Le collectif est également soupçonné d’avoir produit et diffusé un certain nombre de photos et de coordonnées de policiers et de gardiens de prison rennais. Le député Marc Le Fur avait , il y a quelques temps, demandé la dissolution de ces groupes « antifas » radicaux, sans que la proposition de loi ne soit adoptée à l’Assemblée.
Manifestement, la direction de Sciences-Po Rennes n’y trouve rien à redire …
Photo : DR
Breizh-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
6 réponses à “L’IEP Rennes accueillera une conférence organisée par les « antifas » , le 18 janvier prochain”
Précision : Charles Martel régnait sur le royaume des francs, mais jamais sur la Bretagne.
Si personne ne les avait arrêtés, il serait rentrer en Bretagne comme c’est le cas aujourd’hui.
On ne refait pas l’Histoire mais c’est peu probable qu’ils soient montés jusqu’en Bretagne (qui n’échappera pas aux Vikings, pas plus pacifiques). On a d’ailleurs toujours parlé d’une bataille de Poitiers, pas d’une guerre franco-musulmane. L’armée musulmane n’est pas montée jusqu’à Poitiers en vue de conquête mais pour des razzias. Si les Musulmans ne se sont pas installés en Aquitaine et Occitanie, c’est d’abord parce que leur territoire avait atteint une taille critique. C’est plus la réalité que le marteau de Charles qui les a arrêtés. Sur la durée, c’est Charlemagne, le petit fils, qui les a définitivement contenus et même posé les bases de la Reconquista. Tout comme l’Andalousie musulmane scientifique et tolérante est un mythe, Charles Martel arrêtant l’islam en est un autre.
Le fait que l’ultragauche (cnt, antifa, etc) fiche les policiers rennais, et la proximité de cette mouvance avec les islamoracailles qui rêvent de buter du flic, devrait mener directement à l’emprisonnement et l’inculpation pour mise en danger de représentant de l’état. L’inaction judiciaire que l’on peut constater implique au mieux une impunité suspecte au pire une police politique en phase de déploiement.
Dans la vidéo, il a l’air bien vénèr’ le gars. La façon dont il tape son bouquin plusieurs fois dénote une certaine nervosité…
Son exposé est très intéressant et soulève très certainement une réalité de l’événement et du personnage Franc « Charles Martel ».
Mais sa transposition est visiblement orientée au service d’une idéologie archaïque du 20ème siècle qui sévie encore dans la Bretagne du 21ème siècle.
Cela se voit à de nombreuses occasion :
quand il parle de la « France » et des « Français » au 8ème siècle (ni l’un ni l’autre n’existait!).
dans la manière dont il évite de nommer un pays relativement important à l’époque et qui lui existait : la Bretagne!
Cela se voit quand il évoque les Vikings attaquant en France (qui n’existait pas) en Angleterre, mais en oubliant cette fameuse Bretagne qui pourtant a subit les Vikings au point de détruire son royaume (ce qui arrangeait bien les Francs d’hier comme les Français jacobins d’aujourd’hui. Les Vikings ayant fait le travail que les Francs ne parvenaient pas à faire!)
Donc, ce messieurs se veut défendre l’histoire des « Arabes » du 8ème siècle, c’est bien, mais il serait normal qu’il affirme la même « honnêteté » intellectuelle en vers d’autres peuples…. européens!
Donc, la vérité historique c’est bien, mais TOUTE la vérité historique!!!!
Quant à sa condamnation de l’utilisation du passé pour des idéologies d’aujourd’hui, ce n’est rien d’autre que ce qu’il fait lui-même!
Extrême droite comme extrême gauche jacobine, « memestra » rien à faire en Bretagne!
Les Bretons ont encore du mal à renvoyer en France ce qui appartient à la France, les Corses sont bien moins timides que nous!
Dommage qu’il n’y ait eu aucun étudiant à l’IEP de Rennes pour faire quelque rappel à ce Monsieur. Mais pas sûr que nos jeunes de l’IEP connaissent leur histoire (bretonne et européenne) plus que les autres Bretons!