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La politique de la Russie est dominée aujourd’hui par la stature de Vladimir Vladimirovitch Poutine. Cet officier a repris en main un Etat entré en déliquescence après la chute de l’URSS. Dans son livre « Poutine» paru chez Calmann-Lévy, Frédéric Pons raconte les origines de Poutine et sa jeunesse. « Tout commence à Saint Petersbourg » écrit-il. Le tsarisme moderne a commencé là avec Pierre Le Grand. La révolution bolchevique aussi.
Ecrit par le Japonais Miyamoto Musashi (1584-1645), célèbre samouraï, considéré comme un des maîtres de la tradition du Bushidô (« la voie des guerriers »), ce traité de stratégie est aussi un manuel de comportement pour la vie quotidienne. Les textes présentent ce que pourrait être la voie de la sagesse dans l’action, les principes essentiels pour pouvoir gagner : conserver la maitrise de soi et chercher à vaincre sans combattre. Il complètera cette formation par le droit à l’université et la formation propre au KGB. Il fait une thèse d’économie sur le port de Saint Petersbourg.
L’académicien français Georges Dumézil a montré que les populations indo-européennes dont nous sommes issues avaient une conception tripartitionnelle de la société : la société était divisée en une fonction souveraine bipartite (une branche juridico politique et une branche religieuse), une fonction guerrière et une fonction chargée de la production et de la reproduction.
Le deuxième pôle du patriotisme est l’éthique : mourir pour la patrie est le devoir le plus noble. Ce n’est pas différent de ce que l’on enseignait sous la 3ème république en France. D’ailleurs, « mourir pour la patrie» fut l’hymne de la République française de 1848 à 1852 (auteur : Alphonse Vernay) : par la voix du canon d’alarme, la France appelle ses enfants, allons dit le soldat aux armes ! C’est ma mère, je la défends. Mourir pour la patrie, c’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie ! 2ème couplet : Frères pour une cause sainte, quand chacun de nos est un martyr, ne proférons pas une plainte, la France un jour doit nous bénir ! Dernier couplet : du créateur de la nature, bénissons encore la bonté, nous plaindre serait une injure nous mourrons pour la liberté.
Hayek a eu le prix Nobel d’économie mais il fut aussi un théoricien de l’évolution des institutions sociales. Il développa sa thèse de la convergence des traditions et de la liberté notamment dans deux de ses ouvrages « Droit, Législation et Liberté » (tome 3) et « la prétention fatale ».
C’est une nouveauté depuis le XIVème siècle, date où le Tsar Ivan III vainquit la cité libre de Novgorod. En effet, à cette époque les républiques de Pskov et Novgorod vivaient sous le régime de la démocratie directe. Une assemblée de citoyens, le vietché, jouait le même rôle que la « Landsgemeinde » dans la Suisse alémanique. Plus tard, il est vrai que la Russie a peu de traditions démocratiques. Mais elle s’appuie sur des traditions qui limitent l’arbitraire : la religion orthodoxe et l’armée sont ainsi des institutions protectrices contre le désordre, interne ou externe.
Une réponse à “Vladimir Poutine, le retour de la fonction de souveraineté [tribune libre]”
Hayek est passé à côté de l’essentiel : il n’a pas compris que le libéralisme est avant toute chose un individualisme radical et que l’individualisme a pour conséquences le mondialisme, le rejet des enracinements et celui des traditions précisément. Hayek a été infiniment moins perspicace que Marx qui, près d’un siècle plus tôt, avait compris, et il s’en réjouissait, que l’expansion de la société libérale allait provoquer la disparition des cultures traditionnelles et donc des traditions.
Les »libéraux-conservateurs » s’étonnent de l’évolution des sociétés libérales (dont le »modèle » américain lui-même) au sein desquelles les cultures traditionnelles dépérissent à grande vitesse et ils se raccrochent à l’idée vaine que le cours des choses peut être détourné. Mais, comme l’a montré Michéa, il n’y a pas un »bon libéralisme » qui serait le libéralisme ancien et un »mauvais libéralisme » qui serait le libéralisme récent (Frédéric Bastiat était déjà »néo-libéral » au milieu du 19ème siècle); le libéralisme contenait dès l’origine tous les ingrédients qui allaient par la suite provoquer son évolution libertaire (depuis la seconde guerre mondiale). D’ailleurs Adam Smith avait pressenti les conséquences possibles et délétères de sa doctrine. L’évolution du libéralisme vers le libertarisme a été longtemps contenue du fait de la rémanence des valeurs et des idées traditionnelles jusqu’à ce que ces dernières soient enfoncées au lendemain de la dernière guerre mondiale.
Il y a donc eu une période libérale-conservatrice qui ne pouvait pas durer éternellement; cette période est révolue, l’heure est à la révolution conservatrice qui sera nécessairement anti-libérale. Les »libéraux-conservateurs » sont des nostalgiques d’une période exceptionnelle qui n’a aucune chance de se reproduire.