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Bien connu pour son eau minérale, Plancoët (Côtes d’Armor) tient aussi avec la maison Crouzil un restaurant d’exception.
Dans la famille Crouzil, il y a d’abord eu le père, Jean-Pierre, qui reprit en 1971 l’hôtel de la Gare. L’homme avait plus que du talent. Avec son épouse Colette il fit rapidement de cet établissement un haut lieu gastronomique breton, récompensé par deux macarons au Michelin.
Comme bon sang ne saurait mentir, Maxime, l’un de leurs trois enfants, entreprit de suivre les traces de son père. Tombé dans la marmite dès sa naissance, le jeune homme entama dès 15 ans son apprentissage aux côtés – excusez du peu – du traiteur Gaston Lenôtre, puis du célèbre chef bourguignon Jacques Lameloise et enfin de Christian Willer (la Palme d’Or, le restaurant du Martinez, à Cannes). A très bonne école, donc.
En 2005, retour au bercail pour Maxime qui s’installe aux fourneaux en duo avec son paternel. Et ce jusqu’en 2012, date à laquelle il opère seul.
Indiscutablement la maison tient ses promesses, un passage dans la région fin juillet a permis le vérifier. Délaissant les différents menus gastronomiques, lui a opté pour le menu à 20 € (servi le midi, en semaine, uniquement) avec un filet de bar sur un rizotto crémeux – cuisson parfaite – accompagné d’un verre de vin d’Alsace (Cuvée Frédéric Emile, de la maison Trimbach : superbe). Pour elle, le choix se porta sur le menu végétarien (28€) – salade toute en finesse suivie d’un plat de légumes aux accords subtils – accompagné d’un verre d’excellent vin de pays du Vaucluse rouge du domaine Santa Duc. En dessert le duo opta pour une tarte au chocolat accompagnée d’un sorbet aux fraises. De quoi ravir les amateurs de lichouseries…

On le voit, Maxime Crouzil donne dans le registre d’une cuisine à la fois moderne et classique, qui joue sur la subtilité des accords et où le produit est mis en valeur. Aux antipodes de la cuisine moléculaire/déstructurée chère à certains, ce dont on ne se plaindra pas.
Pierre-Alexandre Thomas, le sommelier, connait bien son métier et saura vous conseiller utilement. Belle carte des vins, normal pour un tel établissement. On regrettera toutefois l’absence de muscadet. Le seul vignoble de Bretagne compte pourtant aujourd’hui nombre d’excellents vignerons qui auraient toute leur place dans une telle maison…
Refaite après les inondations de février 2014, la salle est moderne. Le décor, minimaliste, répond au souhait des propriétaires : « le plaisir du client » avant tout. Pari réussi. L’accueil et le service sont à la hauteur : amabilité, discrétion, efficacité. Pour ceux qui souhaiteraient y faire étape, signalons que le restaurant est intégré dans un hôtel disposant de quelques chambres. Une bonne adresse, on vous dit !
Crédit photo : Breizh-info.com
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Une réponse à “Plancoët. La (très) bonne cuisine de Maxime Crouzil”
pourquoi le seul vignoble de Bretagne??? il y a le gros plant, l’IGP Marche de Bretagne, le berligout, la vallée de la Rance, sans compter quelques trouvailles artisanales ça et là… la Bretagne est riche en vins !