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02/11/2015 – 08H00 Nantes (Breizh-info.com) – François de Rugy (ex-EELV), député de Nantes-Orvault, ne renonce pas à ses ambitions ministérielles. Si les locataires de l’Elysée et de Matignon ne l’ont pas compris, c’est qu’ils sont sourds. Après avoir créé un parti écologiste pro-gouvernemental, il réitère son appel du pied à l’exécutif : « nous souhaitons que les écologistes soient une force de gouvernement » souligne-t-il. « C’est aussi un sujet de clivage entre écologistes. Il y a des gens qui sont dans l’irresponsabilité alors que nous, nous sommes pour l’exercice des responsabilités ici et maintenant ». De peur qu’on ne l’ait pas compris, il reprend : « nous sommes des partenaires de la majorité. C’est ce que souhaitent les électeurs écologistes. Ecoutons peut-être plus les électeurs que les militants ». (Le Figaro, 15 octobre 2015).
Au congrès fondateur de l’Union des démocrates et écologistes – qui rassemblent le Front Démocrate et Ecologistes ! – François de Rugy a tenu à rappeler sa volonté de participation gouvernementale : « si nous créons un rassemblement, c’est parce que nous considérons que l’écologie a vocation à rentrer au gouvernement » (Le Figaro, lundi 19 octobre 2015).
Au lendemain des élections régionales, un remaniement ministériel devient envisageable. A un an de la présidentielle, François Hollande pourrait éprouver le besoin de rassembler dans son gouvernement toutes les composantes de la gauche. L’heure de François de Rugy pourrait alors sonner. Sans doute est-ce son calcul. Mais à l’Elysée, les collaborateurs de François Hollande examineront à la loupe le poids politique et électoral de l’équipe Placé – De Rugy. Seront-ils parvenus à faire bouger les lignes ? C’est-à-dire à entraîner dans leur sillage la majorité des électeurs écologistes ? C’est la réponse à cette question qui déterminera l’avenir ministériel du député nantais. Il ne suffit pas d’affirmer, comme Jean-Vincent Placé, que « notre parti n’est pas une cabine téléphonique. C’est une nouvelle offre écologiste au sein de la majorité ». Encore faut-il que les électeurs suivent. C’est la seule chose qui intéresse le Président.
Avant d’entrer au gouvernement, François de Rugy posera-t-il ses conditions ? Par exemple, l’abandon de la construction de l’aéroport Notre-dame-des-Landes ?
Photo : DR
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Une réponse à “L’opération de Rugy : cabine téléphonique ou grande surface ?”
Si le gars a un poil d’honneur (et un plan de carrière sur la durée), il rentre au gouvernement à la condition d’annuler NDDL. Ça sera une bonne chose de faite…
Après, qui va voter pour ces gugusses ? Il n’avait qu’à l’imposer le Hulot. L’écologie politique est morte et le discours sera récupéré par les gauchistes. Imbéciles.