L’historien Bernard Lugan, africaniste reconnu et animateur de la revue L’Afrique réelle, a consacré un récent billet à la proposition de loi déposée par la députée écologiste Sabrina Sebaihi pour obtenir la « restitution » à l’Algérie du canon dit La Consulaire, exposé depuis 1833 dans le port militaire de Brest. Spécialiste du Maghreb et auteur d’une Histoire des Algéries des origines à nos jours parue en 2025, l’historien saisit l’occasion pour rappeler ce que cette polémique occulte soigneusement : les trois siècles de razzias barbaresques qui ont arraché environ un million de chrétiens européens à leurs foyers, le martyre du Père Jean Le Vacher ligoté à la bouche même de ce canon en 1683, et le rôle historique de l’expédition française de 1830 — qui mit fin à la plus longue traite négrière subie par l’Europe méditerranéenne. Reprise fidèle de son analyse.
Il arrive, parfois, qu’une mauvaise proposition politique produise un bienfait involontaire. L’initiative parlementaire de Sabrina Sebaihi, députée Europe Écologie-Les Verts des Hauts-de-Seine, visant à obtenir la « restitution » à l’Algérie du canon dit La Consulaire exposé depuis 1833 dans le port militaire de Brest, est de celles-là. Car à force de réclamer à Paris des gestes mémoriels à sens unique, la gauche « décoloniale » finit par rouvrir le dossier entier — y compris, et surtout, les pages qu’elle aurait préféré maintenir fermées.
La pièce au centre du débat est un canon de bronze pesant 12 tonnes, long de près de 6,60 mètres, capable d’envoyer à plusieurs kilomètres des boulets de 80 kilos. Il fut fondu à Constantinople, capitale de l’Empire ottoman, pour servir aux campagnes militaires du sultan Sélim Iᵉʳ, qui régna de 1512 à 1520. Autrement dit : ce canon est de facture ottomane, pas algérienne. Il fut ensuite transféré à Alger, alors régence ottomane d’Afrique du Nord, où il arma l’une des embrasures du môle du port. Pendant près de trois siècles, il y servit à repousser les tentatives européennes de mettre fin à l’activité principale de la cité : la piraterie d’État et la traite des esclaves chrétiens.
Les razzias barbaresques : une saignée européenne oubliée
Les chiffres, rappelés avec précision par l’historien Jacques Heers et compilés par de nombreux chercheurs depuis, ont quelque chose de vertigineux. Du début du XVIᵉ siècle à la prise d’Alger par la France en 1830, au moins un million de chrétiens européens furent capturés, réduits en esclavage et vendus sur les marchés aux esclaves d’Alger, de Tunis, de Tripoli, de Salé. Des hommes, des femmes, des enfants. Pas seulement des marins capturés en pleine mer, mais aussi des populations littorales razziées en pleine nuit, dans leurs villages, parfois à plusieurs centaines de kilomètres à l’intérieur des terres quand les corsaires se montraient audacieux.
Quelques repères parmi d’autres, tirés de la chronologie établie par les historiens :
- En 1544, 7 000 Napolitains furent enlevés au cours d’une seule campagne.
- En 1554, 6 000 habitants de Vieste, dans les Pouilles italiennes, subirent le même sort.
- En 1556, 4 000 Espagnols de la côte andalouse furent capturés et vendus à Alger.
- Entre 1629 et 1634, 80 navires français furent capturés par les pirates d’Alger — dont 52 dans l’Atlantique —, et 1 331 marins français vendus comme esclaves.
- En 1749, le consulat de France à Alger recensait dans la seule régence 3 000 esclaves espagnols, 2 000 autres Européens et 160 Français.
- Au XVIIᵉ siècle, Marseille perdit 260 navires et plusieurs milliers de marins et passagers partirent en captivité.
Ces razzias se poursuivirent tard dans le temps. Au début du XIXᵉ siècle encore, la Calabre, les Pouilles, la Sardaigne, la Sicile, la Corse, la Provence continuaient d’être pillées régulièrement. Le petit port calabrais de Ciro fut attaqué trois fois en 1803, deux fois en 1804, deux fois encore en 1805. En 1814, les habitants de Porquerolles furent enlevés. Entre mai et novembre 1815, la région de Brindisi subit onze attaques.
Le futur général français Yusuf — de son vrai nom Joseph Vantini, né sur l’île d’Elbe — fut lui-même capturé enfant par des corsaires barbaresques alors qu’il embarquait pour Florence, élevé de force à Tunis, avant de rejoindre plus tard l’armée française en Algérie. Nombreux sont les officiers français du XIXᵉ siècle qui, enfants de victimes des razzias, portaient dans leur chair la mémoire familiale de ces prédations.
Le sort des captifs
Le sort réservé aux captifs chrétiens à Alger fit l’objet de récits abondants, souvent autobiographiques, dont la crédibilité croisée est bien établie par l’historiographie contemporaine. Ligotages, bastonnades, mutilations, empalements, exécutions par précipitation depuis les hauteurs sur les crocs de fer de la porte Bab Azoun, bûchers publics : le régime de terreur appliqué aux esclaves chrétiens n’avait rien à envier à ce qu’on appellera plus tard, dans d’autres contextes, des « crimes contre l’humanité ». Le sieur de Rocqueville, esclave à Alger en 1675, décrit avoir vu « plus de douze prêtres et religieux attelés à la charrette, comme l’on y met les chevaux ».
Les prisonniers de qualité — officiers, nobles, diplomates, marchands — pouvaient espérer être libérés contre rançon. Pour les simples marins, pour les paysans razziés dans leurs hameaux, pour les familles anonymes enlevées sur un rivage, l’attente de libération pouvait durer des années, voire des décennies. Quand elle advenait.
Les ordres religieux rédempteurs : six siècles de libérations
C’est dans ce contexte qu’il faut situer le rôle historique d’ordres religieux catholiques dont la vocation explicite fut, pendant six siècles, le rachat des esclaves chrétiens.
Le plus ancien est l’Ordre de la Trinité pour la Rédemption des Captifs, fondé à Marseille dès 1198 par saint Jean de Matha et saint Félix de Valois, et confirmé par une bulle pontificale du 17 décembre de la même année. Les « Trinitaires » consacrèrent leurs revenus au rachat des captifs, en Espagne, en France, en Italie. Parallèlement, l’Ordre de Notre-Dame de la Merci fut fondé en 1218 à Barcelone par Pierre Nolasque et Dominique Raymond de Peñafort, avec l’appui du roi Jacques Iᵉʳ d’Aragon. Ses membres, les Mercédaires, prononçaient un quatrième vœu spécifique : se substituer en personne, le cas échéant, aux captifs qu’ils ne pourraient racheter faute d’argent. Ce vœu extrême fut effectivement appliqué à plusieurs reprises au cours de l’histoire de l’ordre.
Plus tard, au XVIIᵉ siècle, saint Vincent de Paul (1581-1660), qui avait lui-même été esclave à Tunis en 1605, fondera l’Œuvre des Esclaves et les Missions de Barbarie, poursuivant l’effort de rachat et envoyant des prêtres français exercer une mission consulaire et religieuse à Alger. C’est dans ce cadre que le Père Jean Le Vacher, lazariste, fut envoyé à Alger comme consul de France et vicaire apostolique.
Le martyre du Père Le Vacher
Le 28 juillet 1683, en représailles au bombardement d’Alger conduit par la flotte royale française de l’amiral Duquesne, le dey d’Alger ordonna l’exécution du consul français. Le Père Le Vacher, âgé de 75 ans, fut ligoté à la bouche même du canon Baba Merzoug, placé au môle d’Alger. Le tir fut déclenché. Son corps, déchiqueté par le projectile, fut projeté sur les navires français mouillant en rade. Seize autres captifs français subirent un sort similaire. Quelques années plus tard, en 1688, sous le dey Mezzo-Morto Hussein, ce sont 42 chrétiens, dont le consul André Piolle, qui furent exécutés dans des conditions comparables, en représailles à une nouvelle expédition française commandée par le maréchal Jean d’Estrées.
C’est précisément en raison de cet usage — l’exécution de diplomates français et de religieux par déchiquetage au canon — que les Français surnommèrent l’engin La Consulaire lorsqu’ils en prirent possession en 1830. Le nom est donc littéral, historique, et renvoie à un acte précis commis contre des serviteurs de la France et de l’Église.
1830 : la fin d’une plaie méditerranéenne
L’expédition d’Alger de 1830, décidée par Charles X et menée par le général de Bourmont et l’amiral Duperré, ne fut pas une opération coloniale au sens où la gauche française contemporaine l’entend. Elle fut, dans son principe et dans ses conséquences immédiates, la réponse européenne tardive mais efficace à trois siècles de piraterie d’État et de traite négrière antichrétienne. Après la prise d’Alger, l’esclavage des Européens par les régences barbaresques cessa. Des milliers de captifs furent libérés. Les razzias littorales prirent fin. La Méditerranée occidentale redevint, pour la première fois depuis la fin du Moyen Âge, praticable sans escorte armée.
Le canon Baba Merzoug, sélectionné personnellement par l’amiral Duperré parmi les prises d’Alger, fut rapatrié à Brest et érigé en 1833 sur un socle de granit, surmonté en 1837 d’un coq en bronze aux ailes déployées. Il y constitue depuis près de deux siècles un monument de mémoire — mémoire du Père Le Vacher, mémoire du consul Piolle, mémoire des dizaines de milliers de Français réduits en esclavage par les Barbaresques, mémoire de la libération enfin obtenue en 1830.
Le contresens de Sabrina Sebaihi
On mesure alors toute l’absurdité historique de la proposition déposée par la députée écologiste. Vouloir « restituer » ce canon à l’Algérie, c’est :
- Confondre l’Algérie moderne, État né en 1962, avec la régence ottomane d’Alger, entité entièrement distincte, dépendante de Constantinople, peuplée de Turcs, de Kouloughlis, d’Arabes et de Berbères, mais qui n’avait rien d’un État-nation « algérien ».
- Effacer le contexte du martyre du Père Le Vacher et les trois siècles d’esclavage chrétien qui l’ont produit.
- Réécrire la conquête française de 1830 comme un geste colonial abstrait, en occultant sa fonction historique réelle : mettre fin à la plus longue traite négrière qu’ait jamais subie l’Europe méditerranéenne.
- Transmettre un symbole de martyre catholique à un État algérien qui, précisément, ne reconnaît pas cette mémoire et n’entretient pas un climat de liberté religieuse favorable aux chrétiens — le christianisme algérien contemporain étant l’un des plus surveillés et persécutés du pourtour méditerranéen.
Il y a là plus qu’une faute historique : il y a une forme d’injure rétrospective à la mémoire du Père Le Vacher, de saint Vincent de Paul, des Trinitaires, des Mercédaires, et de l’ensemble des chrétiens européens morts en captivité ou sous les coups, parce qu’ils eurent le malheur de naître sur un littoral méditerranéen mal protégé.
Un travail de mémoire… à deux sens
À l’heure où la gauche française continue d’exiger des gestes mémoriels toujours à sens unique — excuses, restitutions, réparations, sans jamais rien de réciproque —, l’affaire du canon de Brest mérite d’être tournée dans l’autre sens. Oui, parlons mémoire. Parlons des 7 000 Napolitains capturés en 1544. Parlons des 4 000 Andalous enlevés en 1556. Parlons des 1 331 marins français vendus entre 1629 et 1634. Parlons des villages siciliens razziés, des enfants corses arrachés à leurs mères, des 160 esclaves français encore recensés à Alger en 1749. Parlons du Père Le Vacher, de saint Vincent de Paul prisonnier à Tunis, des milliers de captifs rachetés par les Trinitaires et les Mercédaires.
Parlons du fait que, à ce jour, aucune nation d’Afrique du Nord n’a jamais reconnu sa participation à cette traite, ni formulé le moindre geste de repentance, ni restitué aucun des biens confisqués aux captifs, ni édifié le moindre monument à la mémoire des victimes européennes de l’esclavage barbaresque.
Parlons, pour finir, de cette étrange asymétrie mémorielle qui fait qu’en France, en 2026, une élue de la République peut proposer d’offrir à un ancien territoire de la piraterie d’État le canon même qui servit à exécuter un consul de France — sans qu’aucun de ses collègues du Palais Bourbon, à l’exception d’une poignée de courageux, n’y trouve à redire.
La Consulaire doit rester à Brest. Parce qu’elle est un monument européen sur le sol européen. Parce qu’elle rappelle la mémoire d’un martyr catholique. Et parce qu’il est temps, aussi, que la France cesse de s’excuser pour des forfaits qui ne sont pas les siens — et se souvienne, enfin, de ceux qu’elle a subis.
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12 réponses à “La France va-t-elle généreusement offrir à l’Algérie le canon turc qui a servi au martyre du Révérend Père Le Vacher en 1683 ?”
Cette députée est avant tout algérienne par le droit du sang de ses parents.
Française de papier par le droit du sol , que le RN veut supprimer.
Cela pose la question de l’accès aux fonctions électives et fonctionnariat devraient être fermées aux binationaux.
Comme en algerie .
Un binational doit renoncer a sa 2ème nationalité
Quelques mises au point historiques nécessaires. L’article reprend fidèlement la thèse de Bernard Lugan, mais plusieurs points méritent d’être corrigés ou sérieusement nuancés.
Sur le prétexte de 1830. L’expédition n’a pas été décidée pour « mettre fin à la piraterie ». Le prétexte officiel était l’incident diplomatique du coup d’éventail de 1827. Mais les historiens s’accordent largement sur la motivation réelle : Charles X cherchait à détourner l’attention d’une crise politique intérieure profonde, quelques semaines avant les ordonnances qui déclencheront la révolution de Juillet. La « croisade anti-esclavagiste » est une reconstruction rhétorique après coup.
Sur le million d’esclaves chrétiens. Ce chiffre, popularisé par l’historien américain Robert Davis, est fortement contesté par la communauté académique pour ses méthodes d’extrapolation très approximatives. Les razzias barbaresques sont un fait historique réel et documenté — personne ne le nie — mais les présenter avec des chiffres gonflés ne sert pas la vérité, elle sert une thèse.
Sur la France et l’esclavage. Au moment même où les corsaires barbaresques capturaient des Européens, la France pratiquait l’esclavage à une échelle industrielle dans ses colonies des Antilles, avec la traite transatlantique. Elle ne l’abolira définitivement qu’en 1848. Présenter 1830 comme une opération « anti-esclavagiste » en omettant ce fait est une malhonnêteté intellectuelle évidente.
Sur la relation franco-algérienne avant 1830. Lugan peint une opposition frontale et permanente entre la France et la régence d’Alger. C’est faux. Les deux entités ont signé de nombreux traités commerciaux tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles, et la France en a largement tiré profit. La relation était complexe, pas manichéenne.
Sur l’argument du canon ottoman. Lugan affirme que l’Algérie moderne ne peut réclamer ce canon car il appartient à la régence ottomane, distincte de l’Algérie actuelle. C’est un argument qui se retourne immédiatement : par la même logique, la France ne peut pas le présenter comme un « trophée de guerre contre l’Algérie » puisque ce n’était pas non plus son ennemi désigné à ce titre. Les deux arguments s’annulent.
Sur ce que l’article omet soigneusement. Le texte s’arrête en 1830 comme si l’histoire avait pris fin à ce moment-là. Ce qui suit — 132 ans de colonisation — n’est pas mentionné : les enfumades du colonel Pélissier (des tribus entières asphyxiées dans des grottes), les massacres répétés, la dépossession systématique des terres, et lors de la guerre d’indépendance, entre 500 000 et 1,5 million de morts selon les estimations. Reprocher à la mémoire algérienne d’être à sens unique tout en pratiquant soi-même exactement la même chose est assez savoureux.
Sur Bernard Lugan lui-même. Il est présenté ici comme un « africaniste reconnu ». C’est une description généreuse. Lugan est une figure clivante dont les thèses sont régulièrement contestées par ses pairs universitaires, et dont les travaux sont principalement diffusés dans les cercles identitaires et d’extrême droite. Ce n’est pas une voix neutre sur ces sujets.
Le débat sur La Consulaire peut être légitime. Mais il mérite d’être mené avec l’ensemble des faits sur la table — pas seulement ceux qui arrangent une seule lecture de l’histoire.
Merci pour cet article, qui remet les pendules à l’heure !
Effectivement, c’est toujours dans le même sens…
Un grand merci pour cette mémoire et l’hommage rendu aux victimes de la barbarie arabe qui a sévi pendant 13 siècles en Afrique et dans le bassin méditerranéen. Le musée de l’esclavage en Guadeloupe à Pointe à Pitre en fait le récit.
« La plus longue traite négrière qu’ait jamais subie l’Europe méditerranéenne. » Peut-on parler de traite « négrière » dans le cas présent ? N’est-ce pas une manière de renforcer encore cette désinformation qui consiste à laisser croire que seuls les noirs, africains en particulier, ont été asservis ?
Il faut dire et écrire que l’empire ottoman, bras armé tant qu’il l’a pu de la conquête islamique, a réduit en esclavage par razzias institutionnelles les chrétiens.
Parlons d’asservissement des chrétiens, d’asservissement des européens. Les mots ont une force. Et trouvons la force de fermer les caisses de la CAF, autre création européenne, française en l’occurrence, d’inspiration chrétienne, cette CAF désormais asservie comme tant d’autres services sociaux qui financent notre invasion et réduction en esclavage tout a fait contemporain. Pas question de leur céder La Consulaire !
Cheza a raison quand il dit que les arguments doivent être plus mesurés, scientifiquement parmlant. Mais la question générale est beaucoup plus simple : on ne voit pas en quoi il y aurait à « restituer » cet objet devenu monument. Qui ne posait d’ailleurs problème à personne, même pas à l’Algérie qui a bien d’autres moyens et pratiques pour exprimer son hostilité à la France. Polémique inutile, et, si j’ose dire, bien française.
Toujours le même narratif journalistique français. Le canon baba merzoug n’est pas turque mais algerien fabriqué en 1542 à Alger, à la fonderie de Dar En-Nahas.
Toujours le même narratif journalistique français. Le canon baba merzoug n’est pas turque mais algerien fabriqué en 1542 à Alger, à la fonderie de Dar En-Nahas.
Canon commandé par Hassan Pacha gouverneur ottoman de la ville d’Al-Jaza’ir (Nom ancien d’Alger). Canon coulé par un maître fondeur vénitien (d’origine italienne, souvent décrit comme un expert ou renégat au service des Ottomans)
« Nul ne peut servir deux maîtres »….Un binational doit renoncer à sa deuxième nationalité.
Si une nouvelle guerre arrivait en France, que feraient les personnes qui ont plusieurs nationalité ?
Les non Français acquièrent notre patrimoine ( hôtels particuliers à Paris, vignobles et j’en passe. Je croyais que la France était UNE et INDIVISIBLE ?