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04/12/2015 – 14H00 Saint-Nazaire (Breizh-info.com) – Pascal Gannat, tête de liste FN dans les Pays de la Loire, tenait hier à Saint Nazaire une conférence de presse et sa dernière réunion de campagne en compagnie des 3 premiers candidats de sa liste en Loire Atlantique : Samuel Potier, Brigitte Nédélec et Jean-Claude Blanchard.
D’emblée le candidat du Front national s’affirme confiant dans les futurs résultats de sa liste les 6 et 13 décembre prochains. En effet le dernier sondage IPSOS lui donne 25 % des intentions de vote alors qu’en 2010 le FN n’avait recueilli que 7 %. C’est pour lui «une percée fulgurante ». Pour le second tour Pascal Gannat espère aussi augmenter son score en faisant appel aux électeurs de la liste de « Debout la République » donnée à 4% et soutenue par Philippe de Villiers. Il fait un clair appel du pied à l’ancien patron de la Vendée qui a fait part de son soutien à Marion Maréchal Le Pen en PACA et ne cache pas son hostilité à Bruno Retailleau tête de liste des « républicains » celui-ci « reculant nettement » dans les derniers sondages.
Pascal Gannat reconnait avoir mené une « campagne difficile », sans « incidents ni provocation » même si parfois elle fut « agitée sur le plan interne comme dans le Maine et Loire », Il affirme avoir désormais avec lui une équipe unie qui accomplit « un travail gigantesque ». Il a animé une « campagne militante et non de notable » et se félicite en particulier des contacts établis avec les responsables agricoles en particulier dans la filière viticole. Il se réjouit aussi du bon accueil des associations professionnelles de PME.
Le candidat du FN prononce un vigoureux plaidoyer pour le maintien de la pêche en Vendée et en Loire-Atlantique. Il remarque que «de Saint Gilles-Croix-de-Vie à La Turballe, les ports de plaisance remplacent de plus en plus les ports de pêche, les bateaux désarmés sont de plus en plus nombreux. C’est là le résultat de la politique de Bruxelles cautionnée par les gouvernements français successifs.»
En ce qui concerne l’avenir du chantier STX de Saint-Nazaire, Pascal Gannat s’oppose fermement à l’entrée de la région dans le capital du groupe. Celle-ci pourrait toutefois gager un emprunt de STX reconnaissant que la société « manque de force commerciale ». Il accuse sa direction d’avoir « un management politisé » et d’avoir fait preuve « d’un suivisme servile envers le gouvernement suite à l’affaire des ‘Mistrals’ non livrés à la Russie.»
Revenant sur les attaques de Pierre Gattaz président du MEDEF contre le programme économique du Front national, il souligne que celles-ci ressemblent « à un tract de la CFDT », grands patrons et syndicats partageant désormais selon lui « la même vision mondialiste pour la quelle les êtres humains sont des marchandises interchangeables et délocalisables ».
Pascal Gannat se différencie de la liste de Bruno Retailleau car il défend avant tout « une logique souverainiste », il accuse son adversaire d’avoir composé ses listes à base de « relations personnelles, d’encartés politiques » plus que pour les compétences de ses candidats.
Interrogé sur les subventions régionales aux associations, Pascal Gannat réaffirme son intention en cas de victoire de les supprimer à celles qui sont politisées comme le planning familial : « je suis pour la famille avant le planning ! ». Il souligne que si « le FN ne remet pas en cause la loi Veil », il s’engage par contre à aider toutes les associations d’aide aux femmes en difficulté, c’est pour lui « un problème d’intérêt national car la démographie française est en chute ». Avant d’ajouter : « Il faut rendre la défense de la natalité crédible et acceptable ».
Sur ce point le candidat réaffirme son soutien total aux positions prises par Marion Maréchal Le Pen, il en est de même en ce qui concerne, l’immigration, le « Grand Remplacement » ou la lutte contre l’islamisme. Si deux grandes sensibilités se sont fait jour au sein du Front national durant cette campagne, Pascal Gannat montre clairement où va sa préférence…
Interrogé sur le découpage régional, la tête de liste du FN se défend d’avoir proposé une fusion des régions Pays de Loire et Centre. Il reconnait que le nouveau découpage régional a été « mal fait », ajoutant : « candidat je dois faire preuve de prudence, mais nos régions sont artificielles ». Quant au maintien des départements, Pascal Gannat se contente d’un « bof » qui laisse beaucoup à penser !
Après 12 ans d’absence le Front national va faire son retour à l’hôtel de région. Le fera –t-il en force avec une vingtaine d’élus comme le prédit son leader régional ? Réponse le 16 décembre.
Photo : Breizh-info.com
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