Irlande. Centenaire de l’insurrection de Pâques 1916 – notre sélection de livres

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27/03/2016 – 08h15 Dublin (Breizh-info.com) – A l’occasion du centenaire de l’insurrection de Pâques 1916, en Irlande, nous vous proposons une sélection de livres fondamentaux pour comprendre ce qu’il s’est passé chez nos cousins Irlandais. Et ce qu’il a pu se passer, plus récemment, au court du conflit en Ulster. Cette sélection est non-exhaustive, et uniquement composée de livres en français.

La résistance irlandaise, 1916-1992, par Roger Faligot

La première édition de La résistance irlandaise, est publiée en 1977 dans la Petite collection Maspero. Elle a été rédigée dans le feu de l’action, après que Roger Faligot a vécu en Irlande où il a été le correspondant de Libération, et le collaborateur, puis correspondant en France des journaux irlandais The Irish Times, Hibernia et The Sunday Tribune.
L’ouvrage est ainsi présenté :
« L’Irlande, un Vietnam au coeur du marché commun. Une analyse détaillée des données historiques et politiques. La vieille IRA. La guerre d’indépendance et la guerre civile. La partition de l’Irlande et la création de l’Etat d’Ulster. La nouvelle résistance. Stratégie britannique et lutte des catholiques pour les droits civiques. Le mouvement républicain irlandais et la lutte armée. Vers l’ulstérisation de la guerre d’Irlande ? »

En 1992, la jeune maison d’édition rennaise Terre de Brume publie une nouvelle édition de La résistance irlandaise, mise à jour et qui annonce notamment la recomposition du Royaume-Uni avec la dévolution pour l’Écosse et le Pays de Galles, ainsi que les balbutiements des négociations entre le mouvement républicain irlandais et le gouvernement de Londres.
Enfin, la troisième édition de La résistance irlandaise (1916-2000) – à nouveau réactualisée chez Terre de Brume – confirme ces prédictions et détaille les méandres du processus de paix dans lequel sont engagés les républicains irlandais et le SDLP de John Hume, le gouvernement de Tony Blair, les unionistes autour de David Trimble, les gouvernements dublinois successifs et les administrations américaines.
Cette version mise à jour, l’éditeur la présente ainsi :
« Ce sera peut-être l’ultime édition de La Résistance irlandaise. Son auteur, Roger Faligot l’espère. Le processus de Paix qu’il appelait de ses vœux et croyait déjà possible en 1992, semble vraiment ancré dans l’île d’Émeraude, malgré les réticences des dissidents.
Du coup, c’est une histoire totalement réactualisée que Roger Faligot propose au lecteur. D’abord, il poursuit le récit historique depuis que le gouvernement Major a engagé les pourparlers avec l’IRA jusqu’à nos jours. Il révèle dans cet ouvrage, qui retrace l’histoire du mouvement républicain depuis Pâques 1916, les coulisses des négociations secrètes qui ont permis l’accord historique du Vendredi Saint 1998.
De plus, l’amosphère nouvelle qu’a entraînée la trêve des groupes armés et la démilitarisation britannique lui ont permis d’ouvrir sur place des dossiers jusqu’ici scellés et de recueillir des témoignages exclusifs.
Quelle Irlande se profile à l’aube de l’an 2000, alors que s’amorce la désintégration du Royaume-Uni dans le cadre de l’Europe des régions ? Comment s’effectuera la réconciliation entre communautés du nord ? La réunification des 32 comtés d’Irlande est-elle inévitable ou dépassée par la nouvelle donne du post-nationalisme qui s’ouvre devant nous ? »

Un classique. A commander ici

Pâques 1916, renaissance de l’Irlande, par Philippe Maxence

Une présentation pédagogique sous forme de manuel illustré, accessible à tous. Un moment clef de l’histoire irlandaise revécue heure par heure aux côtés d’hommes et de femmes de caractère (Michaël Collins, Eamon De Valera, Patrick Pearse…)
Une Cause nationale défendue Évangile à la main

 Nation catholique, l’Irlande a connu pendant plusieurs siècles une occupation étrangère et la soumission à une autre foi. En 1916, malgré l’échec apparent, est lancé le mouvement définitif de sa libération.
Lundi 24 avril 1916, le soleil illumine Dublin. Vers 10 h, les hommes des Irish volunteers et de l’Irish Citizen Army font leur jonction avant d’investir la Grande Poste, symbole du pouvoir britannique. À midi, le jeune poète Patrick Pearse déclare solennellement l’indépendance de l’Irlande : « Au nom de Dieu et des générations, l’Irlande appelle ses enfants à se rallier à son étendard et à frapper pour sa libération. »
La riposte anglaise est sanglante et pourtant, moins de six ans plus tard, tout bascule, le drapeau vert, blanc, orange flotte haut sur la Grande Poste.
Voici pour le comprendre le dictionnaire complet de cette insurrection dont Philippe Maxence, en fin connaisseur de l’âme gaélique, dresse le portrait humain, géographique, politique et littéraire, avec le souci des motivations de chaque camp. Une rétrospective alerte et colorée qui donne le goût des libertés qui s’enracinent.
Trois parties : L’histoire – Les dictionnaires – Les annexes.
Pâques 1916, renaissance de l’Irlande – Via Romana  – Philippe Maxence – à commander ici

Michael Collins: Une biographie, par Pierre Joannon

Pour les Irlandais, il est le «Big Fellow», l’homme qui a réussi à mettre en échec toutes les forces conjuguées d’un empire qui s’étend, au lendemain de la Première Guerre mondiale, jusqu’aux confins du globe. Pour les Anglais, qui ont mis sa tête à prix, Michael Collins est le stratège le plus diabolique d’une armée de l’ombre et de la nuit. Dublin est son royaume.

Il y règne sans partage et sans peur. D’une folle imprudence, il ne se cache pas, conspire à visage découvert, boit sec et n’hésite pas à faire le coup de poing avec ses compagnons. Sa ténacité a raison d’un régime colonial vieux de sept cents ans. En 1921, Michael Collins met fin aux hostilités et signe avec Lloyd George et Winston Churchill un traité qui donne l’indépendance à la plus grande partie de l’île. Éclate alors une guerre civile atroce. Dans cet ultime et tragique affrontement entre frères ennemis, Collins rencontrera à la fois la victoire et la mort, fusil au poing, au bord d’une route verdoyante de son comté natal. Cette vie pleine de bruit et de fureur, de sang et de larmes, de rires et d’espoir, a été porté à l’écran par Neil Jordan, le plus talentueux réalisateur irlandais contemporain. Son film Michael Collins a obtenu le Lion d’Or du Festival de Venise 1996, tandis que le prix d’interprétation masculine allait à Liam Neeson, qui incarne de façon bouleversante le rôle-titre.

Pierre Joannon fait découvrir le parcours de l’un des plus grands révolutionnaires du XXème siècle dans ce livre. La base.

A commander ici

James connolly, par Roger Faligot

Plus d’information sur notre article dédié ici.

Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande, par Jean Mabire

Jean Mabire nous invite à découvrir la fantastique épopée de cet éveilleur de peuple, combattant, écrivain et poète tout à la fois. Il fut le général en chef et le président du gouvernement provisoire de la république de l’Irlande Libre, proclamée à Dublin le 24 avril 1916, avant d’être fusillé quelques jours plus tard par les forces d’occupation anglaises.

Un livre romancé – contenant quelques imprécisions historiques – mais qui a le mérite de faire découvrir un personnage importante de la révolution irlandaise

A commander ici

Ira. histoire et actualité de l’armée républicaine irlandaise, par Tim Pat Coggan

Il s’agit sans doute du livre majeur sur la question de l’IRA, l’Armée révolutionnaire Irlandaise. Un livre rédigé par le spécialiste irlandais de ce 20 ème siècle si trouble Tim Pat Cogan. Il fait partie des ouvrages – bien rédigé de sucroit – à posséder pour pouvoir comprendre la lutte de libération irlandaise. Le livre a été plusieurs fois réactualisé (il était sorti au départ dans les années 70) et retraduit en Français.

Dublin, 1904-1924. Réveil culturel, révolte sociale, révolution politique : un patriotisme déchiré, Patrick Rafroidi et Pierre Joannon

Une petite ville au pied des montagnes en bordure de mer, sans automobiles, sans autobus, traversée par les trams et les bicyclettes. Une jeunesse en mal d’avenir, un peuple misérable, une bourgeoisie endormie. C’est le moment que choisit Dublin pour le plus spectaculaire des réveils.

Réveil culturel, le seizième jour de juin 1904 choisi par Joyce pour l’extraordinaire odyssée dublinoise qu’il révélera en 1922 au monde littéraire abasourdi, avec en décembre, la création du fameux « Abbey Theatre » où les Irlandais viendront rêver et raffermir leur patriotisme. Réveil social avec les efforts d’organisation syndicale et la grande grève de 1913.

Réveil idéologique, politique et militaire, animé par des hommes aux engagements variés, voire contradictoires, et qui débouchera sur le soulèvement nationaliste de Pâques 1916, les sanglants combats de la guerre d’Indépendance (1919-1921), et les déchirures d’une guerre civile ruineuse (1922-1923). Dublin retombe dans un engourdissement économique, moral et religieux. Soixante ans après, les blessures et le nationalisme restent vivaces, mais les années 1990 proposent d’autres rêves et d’autres rendez-vous.

Un ouvrage très intéressant pour comprendre la naissance des révoltes à Dublin, et les conditions de vie dans cette cité, devenue aujourd’hui grande capitale européenne.

Dublin 1904-1924 – Autrement – En vente ici

La question d’Irlande, par Jean Guiffan

Née de la colonisation anglaise, la  » Question d’Irlande « . vieille d’au moins quatre siècles, aurait-elle enfin trouvé une solution à l’aube du troisième millénaire ? Le problème paraît en effet résolu pour le Sud de l’île. Si la langue anglaise a fini par y supplanter le gaélique, l’impérialisme britannique a progressivement dû abandonner la partie, d’abord sur le plan politique, puis économique avec notamment la bonne intégration de la république d’Irlande dans l’Union européenne. Conséquence directe de la partition de 1920-1921. la  » Question d’Irlande du Nord « , pratiquement oubliée pendant près d’un demi-siècle, a brusquement resurgi à la fin des années 1960, avec pour toute réponse une véritable guerre civile entre les deux communautés jusqu’à la fin des années 1990. Longtemps sans solution, ce conflit à commencer à se dénouer à la suite d’un accord difficilement conclu le 10 avril 1998. Malgré l' » adieu aux armes  » de l’IRA en 2005. il reste encore de nombreux obstacles avant une véritable réconciliation entre les communautés après tant d’années d’affrontement.

Un livre dans lequel l’auteur parvient à rester assez neutre sur le conflit nord-irlandais. Instructif.

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Pour Dieu et l’Ulster, par Dominique Foulon

Les protestants restent souvent les oubliés du conflit nord-irlandais. Cette communauté, d’abord difficile, allie l’austérité des puritains d’Écosse à la morgue britannique. Elle est associée à l’image de l’Ordre d’Orange et à ses défilés traditionnels, aux pasteurs fanatiques et aux paramilitaires les plus cruels.
Or, son histoire révèle bien des aspects méconnus. 

Envoyés coloniser l’Irlande, et plus particulièrement l’Ulster, les protestants seront à l’origine du républicanisme dont se réclame aujourd’hui l’IRA. L’industrialisation particulière du nord-est de l’île contribua à intégrer cette région dans l’économie britannique. 
Plus tard, les conservateurs britanniques utiliseront les craintes de cette communauté pour combattre les velléités d’indépendance de la majorité des Irlandais. Les protestants seront alors étroitement liés au maintien de l’union entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne. Bien que se revendiquant de la “glorieuse révolution” qui défendit les libertés civiles et religieuses, les unionistes, à la tête de leur mini-état mèneront une politique sectaire qui aboutira à l’insurrection nationaliste de 1969. Loyaux sujets de la couronne, les protestants n’hésiteront pas, parfois, à se rebeller contre elle.

Un livre important pour connaître l’histoire de ceux qui ont placé, sous le signe de la Main Rouge, leur combat pour Dieu et l’Ulster. A commander ici

Guérilla en Irlande, par Tom Barry

Ce livre n’est pas une fiction, ni une biographie de la vie de son auteur. Tom Barry ne se concentre ici que sur ce que le titre indique: ses années en tant que combattant au sein de l’armée républicaine irlandaise entre 1920 et 1921.
Le récit est incroyablement complet. L’auteur parvient à retranscrire ses souvenirs avec la force de conviction du républicain convaincu qu’il était et est resté, ainsi qu’à détailler son récit avec la précision de celui qui était aux premières loges des évènements relatées.
Excellent récit historique, il plaira à tous ceux qui aiment lire les récits de guerre racontés par ceux qui les ont vécus .
Livre rare aujourd’hui (il était édité aux Presses Universitaires de Bretagne)

Insurrection, de Liam O’Flaherty

Les vaincus n’ont pas de tendresse pour les vainqueur, mais le temps aurait peut-être apaisé la rancoeur de l’Irlande définitivement conquise par l’Angleterre au XIVè siècle si, deux cents ans plus tard, le roi Henry VIII n’avait rompu avec la Papauté et instauré l’anglicanisme. Demeurée catholique, l’ïle rebelle prend parti pour les souverains catholiques Stuart et paie cher sa fidélité.
L’excès de misère et de servitude où les Irlandais sont réduits fait éclore des mouvements nationalistes. De siècle en siècle, la lutte s’intensifie. Appuyant l’actions des Fenians, l’organisation terroriste du Sinn-fein multiplie les attentats et les tentatives de soulèvement.
Insurrection est le récit du coup de main déclenché à Dublin le lundi de Pâques 1916, tel que l’a vécu jusqu’à son échec le jeune Bartly Madden, entraîné malgré lui dans les rangs des patriotes. Autour d’eux s’agite une foule typiquement irlandaise – émotive, bavarde, versatile et rusée – qui donne ses dimensions tragiques à cet épisode de la longue bataille de l’Irlande pour sa libération.

Il s’agit d’un roman, que nous vous conseillons fortement, qui raconte l’expérience d’un jeune ouvrier, Bartly Madden, qui se retrouve dans le soulèvement de Pâques 1916. A lire !

Insurrection – Liam O’Flaherty – Le livre de Poche. Fiche du livre.

Crédit photo : DR
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Une réponse

  1. L’émancipation des Irlandais ?!…
    ..un exemple pour tout les peuples sans Etat :..Breton, Catalogne, Ecosse, Tibet, Kurdistan..etc..

Les commentaires sont fermés.

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