Nantes deuxième ville la plus verte de France, Rennes sixième

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13/04/2017 – 08h30 Nantes (Breizh-Info.com) – C’est le résultat du palmarès annuel de l’Observatoire des villes vertes, géré par l’Unep et l’Hortis.
Pour Catherine Muller, Présidente de l’Unep et Jean-Pierre Gueneau, Président d’Hortis, l’objectif de ce palmarès est simple : « Quand on leur demande d’imaginer la ville de demain, les Français rêvent d’une ville verte, écologique et solidaire. » Alors les deux présidents ont décidé de dresser « un état des lieux des initiatives de végétalisation urbaine dans les plus grandes villes de France. »
Et la Bretagne est très bien représentée puisque Nantes termine à la deuxième place du classement tandis que Rennes se situe à la sixième position. Brest bénéficie également d’un satisfecit encourageant.

Nantes, un « exemple à suivre »

Nantes Palmarès EnvironnementLes résultats de la municipalité nantaise sont très contestés sur divers points comme l’insécurité grandissante ou l’absence de réponse adaptée à l’augmentation de la circulation dans la ville et sur le périphérique. Mais les engagements environnementaux de l’équipe de Johanna Rolland sont salués par l’Observatoire des villes vertes.

Nantes est la ville de France qui mise le plus sur ses espaces verts selon cet organisme. 69 € par habitant sont consacrés aux espaces verts tous les ans, soit un budget 50 % supérieur à la moyenne nationale. En 2016, la ville a investi plus de 17 millions d’euros dans la création de nouveaux espaces verts, près de 4 fois plus que les autres villes. Un investissement porté par cinq élus, exclusivement en charge des problématiques d’environnement et d’espaces verts (adjoints aux parcs, jardins et square, à la nature en ville, à l’écotourisme et aux jardins familiaux, au plan « paysage & patrimoine », et aux parcours de la biodiversité) pour faire de Nantes la « ville dans un jardin ».

Rennes et Brest, une sixième place encourageante

Rennes Palmarès Environnement

Composteurs collectifs – Rennes

Avec sa place d’honneur, Rennes démontre que la Bretagne est une région où le bien-être tient une place importante.
Si la dépense par an et par habitant est dans la moyenne (46 €), la ville se distingue par ses actions en faveur d’un entretien plus écologique des espaces verts et par une politique efficace de gestion des déchets verts sur le périmètre de leur commune.

Brest Environnement Palmarès

Berges Stang Alar

Brest est particulièrement bien placée, en troisième position, concernant la préservation de la biodiversité, juste devant Nantes, quatrième. A Brest, la Direction de l’Écologie Urbaine et la Direction de la Propreté ont par exemple mis en place la distribution de sachets de graines aux particuliers afin qu’ils fleurissent leurs pieds de mur.
Cette démarche n’a pas seulement un but esthétique, elle vise à convaincre les particuliers de ne plus traiter chimiquement ces espaces et de laisser pousser leurs graines. Pour cela, ils sont accompagnés par des professionnels leur proposant des formations au jardinage écologique.

Crédit photo : © SEVE – Ville de Nantes / © Ville de Rennes / Direction Espaces verts-Brest métropole océane
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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Une réponse à “Nantes deuxième ville la plus verte de France, Rennes sixième”

  1. Pschitt dit :

    L’abondance des espaces verts est l’un des grands atouts de Nantes. Mais les mérites de la municipalité nantaise actuelle doivent être relativisés.
    D’abord, Nantes bénéficie d’une tradition multiséculaire. En 1726, le roi Louis XV a ordonné aux capitaines nantais qui exploraient le monde de ramener un maximum de plantes et de tenter leur acclimatation en France. Pour accueillir les plants, Nantes a créé son célèbre Jardin des apothicaires (par la suite transféré au Jardin des plantes), à une époque où peu de villes disposaient de jardins publics.
    Les bourgeois nantais se sont eux aussi pris de passion pour les végétaux et ont créé leurs propres jardins, souvent plantés d’arbres d’origine exotique comme le magnolia ou le tulipier de Virginie. Le parc du Grand-Blottereau et le parc de Procé ont tous deux été créés par des armateurs. Au début du 20ème siècle, l’un a été légué à la ville de Nantes, l’autre lui a été vendu pour un prix symbolique, avec dans les deux cas l’obligation d’en faire des jardins publics.
    La présence importante d’établissements religieux à Nantes a joué aussi : leurs jardins ont échappé à l’urbanisation jusqu’au déclin de l’Eglise. Ces dernières décennies, la ville a pu racheter des jardins importants comme le parc des Oblates.
    La municipalité nantaise a ainsi hérité d’espaces verts importants et, surtout, d’une tradition favorable, qu’elle a heureusement respectée. Elle dispose aussi d’un service des espaces verts très compétent. Celui-ci est à la fois un atout et un boulet financier, car il occupe un personnel pléthorique (près de 500 personnes) qui constitue à lui seul un groupe de pression qui réclame des budgets toujours plus importants. Malgré une large mécanisation et un recours croissant à des stagiaires, l’effectif progresse sans cesse. Les salaires composent 80 % du budget des espaces verts.
    Si Nantes dépense tant d’argent pour ses espaces verts, ce n’est donc pas le résultat d’un choix vertueux de la municipalité actuelle, mais un double legs du passé : la bienveillance de grands bourgeois et les revendications des fonctionnaires ! Il faut ajouter que le service des espaces verts de Nantes entretient non seulement les parcs publics mais aussi ceux des cités d’habitat social, ce qui peut contribuer à fausser les comparaisons avec d’autres villes.
    Donc oui, Nantes est une ville verte, non Johanna Rolland n’y est pour rien.

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