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10/09/2017 – 06h30 Loireauxence (Breizh-Info.com) – Récemment, des travaux de terrassement ont été entrepris à l’entrée d’une zone pavillonnaire de Varades, désormais commune déléguée de Loireauxence. Ces travaux ont fait croire aux habitants que l’aire d’accueil des gens du voyage, dans les tuyaux depuis quelques temps, avait été commencée en catimini. Claude Gautier, ancien maire de Varades et actuel maire de Loireauxence, a accepté de nous donner des précisions sur ce sujet qui s’avère localement très sensible.
Un terrain pour l’hiver 2018/2019 ?
Cette inquiétude de voir les travaux de création d’une aire de gens du voyage était a priori infondée. Il n’y avait aucune délibération dans les comptes-rendus communaux de Loireauxence ni même d’information. Pas plus de marché public, ni de délibération de la Communauté de Communes du Pays d’Ancenis (COMPA). Et pour cause, celle-ci ne prend la compétence d’accueil des gens du voyage qu’en 2018. Il était d’ailleurs complètement improbable qu’une telle installation soit construite sans délibération ni marché public. D’autant que la commune n’a pas acquis les terrains.
« On y travaille avec la COMPA, on espère avoir un terrain pour l’hiver 2018/2019 », nous explique Claude Gautier. « Pour l’instant le terrain n’est ni choisi ni acquis », et la concertation se poursuit avec la Préfecture et les gens du voyage. « La question ne se pose pas, on doit le faire. Toutes les communes de plus de 5000 habitants doivent se mettre aux normes et en avoir une ; Loireauxence en a plus de 7000 ». Avant le regroupement, Varades, qui avait 3600 habitants, passait sous les fourches caudines. Tout comme Belligné (1800 habitants), La Rouxière (1100 habitants) et la Chapelle saint Sauveur (800 habitants).
Une certitude : l’aire d’accueil sera bien située à Varades
Cependant, une chose est sûre : « le terrain sera sur la commune déléguée de Varades ». Notamment pour des raisons de facilité d’accès et de proximité des équipements (commerces, santé). « Le problème, c’est qu’au lieu de venir en discuter avec les élus, certains ont un esprit NIMBY, pas dans mon jardin », regrette le maire, qui trouve aussi « qu’il y a des élus qui jouent sur ça, et profitent du fait que la presse aime bien les affaires, les feuilletons ».
Un des terrains envisagés fait particulièrement débat, car il est situé « près d’une zone pavillonnaire », reconnaît le maire, qui tempère « à 250 m de la première maison, ce n’est pas en plein dans le lotissement ». Mais assez pour inquiéter d’éventuels propriétaires. Voire susciter d’éventuels recours qui – s’ils n’empêcheront pas l’aire de se faire – peuvent la retarder pour plusieurs mois voire des années.
Une réunion pour en discuter
Le maire reconnaît qu’il y a nécessité de débattre. « Comme j’ai l’esprit démocratique, j’ai donné un créneau d’une heure, de 18 à 19h le 13 septembre, dans la salle du conseil municipal. J’y serai avec mon DGS et la police municipale, pour répondre aux questions et expliquer le droit ».
Une seule chose est établie pour le moment : le financement : « c’est la COMPA qui paiera. Le coût n’est pas établi, mais ce sera dans le budget de la COMPA pour 2018 ».
Il reconnaît que le sujet est assez sensible à Varades : « on a régulièrement des occupations illégales de terrains, dans la zone industrielle, le long de la nationale, près du bourg même. On les a eus presque tout l’hiver, jusqu’à 50 personnes parfois ». Loin des invasions récurrentes dans les communes de la Presqu’île guérandaise (encore à la Turballe, Guérande et Piriac cet été) mais assez pour énerver et inquiéter dans le bourg.
Le maire se dit « prêt à répondre à ceux qui sont contre. Je ne parle pas à ceux qui sont agressifs, mais ceux qui sont ouverts au dialogue, je leur dis, quelle est votre politique, la ségrégation ou l’inclusion ? Proposez moi quelque chose. C’est facile de critiquer, sans jamais s’engager ». Pour celui dont la « stratégie, c’est d’associer », l’aire « doit être faite, c’est le droit. Reste à savoir où et dans quel esprit ? ».
Louis-Benoît Greffe
Crédit photo : DR
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5 réponses à “Gens du voyage. La future aire d’accueil de Varades (44) fait débat”
Il y a des campings très nombreux dans le pays, si les gens du voyage veulent s’ insérer dans la société, ce qui reste à prouver malgré ce que dit ce maire, qu’ ils fassent comme les campeurs français, qu’ ils y aillent avec leurs caravanes !!!!!
combien coute à la société l’aménagement d’une telle aire? Et pour qui,? des gens qui ne paient pas d’impots, qui ne donnent rien en retour à la société? Pour ma part, je considère qu’il y a assez de camping en France et que leur place se trouve la-bas comme tous les français.
Ces gens là ne foutent rien et c’est le petit Macron qui ose nous traiter de fainéants.
Tout doux les gars! Je fais du camping de temps en temps et je n’ai aucune envie de voir des Pillage People envahir mon espace vital pendant mes vacances. Le mode de vivre de ces gens là est totalement incompatible avec une société civilisée et un état de droit. Pour preuve essayez de faire exactement comme eux et vous verrez combien de temps l’Etat va vous laisser faire.
Loireauxence? On dirait un de ces acronymes du temps de l’URSS (Magnetogorsk ou bien Mashpriborintorg, voir http://www.mashpriborintorg.com/ ) La démarche est la même, d’ailleurs: le discours léninifiant de cet élu collabo transpire le vivrensemble-euh, la bisounours attitude et le mépris du con-tribuable.