Nantes. Manif annulée : Bretagne Réunie s’explique

29/09/2017 – 11h00 Nantes (Breizh-info.com) – Dans un communiqué publié ce jeudi en soirée, Bretagne Réunie s’explique sur sa décision d’annuler la manifestation prévue samedi à Nantes pour la réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne. L’association met clairement en cause les groupuscules gauchistes violents qui entendaient profiter de l’occasion pour en découdre avec leurs adversaires qui pensaient avoir le droit de manifester en faveur de la réunification de la Bretagne.

Rappelant qu’elle « œuvre depuis plus de 40 ans à la réunification de la Bretagne », Bretagne réunie déplore que « cette année, des menaces de violences sur les personnes et les biens avaient été annoncées par les habituels groupuscules extrémistes. Ces organisations prévoyaient leur présence à la manifestation avec la ferme intention d’en découdre avec leurs adversaires idéologiques. ».

En conséquence, « n’étant pas dans la capacité d’assurer la sécurité des manifestants, des riverains et des biens, Bretagne Réunie a décidé d’annuler sa manifestation annuelle. Il n’était pas envisageable pour les présidents de l’association de prendre le risque d’un dérapage confirmé tant par les militants ultra eux-mêmes que par les services du préfet rencontrés lors de la réunion de préparation de la manifestation. (…)  »

Et Bretagne réunie de conclure : « Samedi 30 septembre 2017 à Nantes, il n’y aura donc aucune manifestation pour la réunification de la Bretagne organisée par Bretagne Réunie qui a retiré sa demande. Tout autre rassemblement portant cette étiquette serait le fruit d’un piratage de notre événement annuel. Un piratage avec les risques que comporte la récupération par les organisateurs du “cortège anticapitaliste” sous l’étiquette du collectif 44=BZH pro-réunification sans existence juridique donc sans responsable légal. Ce collectif n’a plus d’activité depuis plusieurs années et bon nombre de ses membres sont militants à Breizhistance. »

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  • PL44

    C’est « l’extrême droite » la cause de l’annulation ? Elle avait le droit de manifester l’année dernière. Tout comme l’extrême gauche qui a cru bon de quitter la manif. Il pouvait y avoir différentes sensibilités dans la manif. Personne n’a demandé aux deux cortège de fusionner. Ceux qui ont quitté la manif ont bien montré qu’ils étaient d’abord d’extrême gauche, très secondairement breton (on s’en doutait mais maintenant, les choses sont claires). Ce ne sont quand même pas les nationalistes qui ont appelé à la baston totale ni à mettre le feu à l’éléphant !

  • heat

    c est de la folie …. la bretage va devenir une euro region soumise a l UE… ils sont en train de detruire la france et les autres nations pour avoir la main mise sur toutes les nations qui ne pourront plus se defendre… arretez cette folie et battez vous pour l unite de la france… c est votre seul chance de combattre cette dictature. Prenons l exemple de la pologne qui fait bien ce qu elle a envie de faire….

    • Coraliane 29

      Et vous croyez vraiment que les Bretons doivent trahir leur nation ancestrale pour cette farce multiraciale en stade terminal qu’est la France ? Sérieusement…

    • An

      Bah oui, génie, la preuve avec l’Ecosse et la Catalogne.

      Les BBR, plus ils parlent, plus l’indépendance devient tentante.

  • An

    La démonstration de force des militants d’extrême-droite à la dernière manif est l’origine de cette annulation.
    Les militants d’extrême-droite ne se sont jamais fait virer des cortèges de ces manifs que je sache. Leurs marqueurs idéologiques extérieurs étaient certes traités sans aucune mansuétude comparé à d’autres.
    L’extrême-droite a créé un malaise énorme qui a eu pour conséquence de faire tomber le fruit pourri entre les réunificateurs pépères et les gauchistes. C’est la fin de l’hypocrisie. Mais la situation est tellement grave pour la Bretagne, qu’il n’y a rien à voir de positif. Il faut d’urgence un comité d’échange entre chaques tendances au moins jusqu’à une réunification. Ça ne peut pas marcher autrement. Ça ne marchera pas.
    Et l’extrême-droite et d’autres pourront dire de l’extrême-gauche qu’elle est de gauche avant tout, je n’ai pas souvenir de la capacité d’une union de toutes les autres tendances pour lui prouver qu’elles valent mieux.
    Tout le monde est grotesque. Et quand l’extrême-droite débarque, ça devient ridicule.
    Vive la Catalogne !

  • Bobby

    « Ou espérer encore une fois »….

    La Bretagne, ce n’est ni la Catalogne, ni l’Ecosse, ni le Pays Basque. Les siècles de promiscuité avec la France, le linguicide d’Etat, le folklorisme à outrance, l’absence totale de sérieux politique (de Breizhistance à Adsav), le lobbying industriel ont fini de tuer ce qu’il pouvait rester de la conscience bretonne. Il reste quoi ?
    – Une région administrative prospère mais sans plus, et qui, tant qu’elle restera amputée de Nantes, n’aura jamais de quoi faire rêver à la naissance d’un état moderne et économiquement performant
    – Un vague sentiment identitaire, et quelques rares mouvements spontanés. Et vu comment s’est soldé le dernier en date (Bonnets Rouges), il n’y pas de quoi espérer. D’autant plus qu’il faut le dire, les bretons ne s’aiment déjà pas entre eux. Ceux-ci sont des ploucs, ceux là ne sont pas bretonnants. celui ci est de gauche, l’autre de droite, basse bretagne, haute bretagne, breton de Paris, gallesant, breton unifié, etc.
    – Des clowns qui montent leurs groupuscules, qui se chamaillent entre eux, un microcosme pitoyable, qui se veut être la Bretagne, mais qui ignore royalement les bretons. Pseudo-bardes, petits notables locaux, révolutionnaires du dimanche, nostalgiques des années 30, etc. Des charognards qui se ruent sur la moindre initiative en espérant avoir un bout du morceau.
    On peut continuer longtemps comme ça.

    L’échec vient avant tout du mouvement breton (enfin ceux qui s’en réclament), qui s’est complètement déconnecté de la population, et qui a lamentablement raté le boulevard qui lui était offert jusqu’aux années 2000.

    • An

      D’accord avec votre constat. Ce qui n’empêche pas un mince espoir: l’Etat français peut s’effondrer.
      Bien malin qui peut prévoir quand et comment, et encore plus qu’elles alternatives mais la Bretagne a, encore, le potentiel pour être une alternative. Bien mince, il est vrai. Mais l’Ecosse était un pays extrêmement pauvre il y a 40 ans et la Catalogne n’était pas beaucoup mieux loti, les choses peuvent se retourner étonnamment et rapidement. Voilà pourquoi ne plus rien espérer est aussi le meilleur moyen de rater des opportunités.
      Quoi qu’il en soit, cela devient effectivement de plus en plus utopique d’espérer une renaissance de la Bretagne hors désastre.
      La réunification, à la limite : selon les circonstances, cela peut être un tour de passe-passe histoire d’occuper le terrain de la part d’un politique en mal d’actions. Et après sa 1ère année, Macron va devoir marcher sur des oeufs et ne pourra plus faire grand chose. En parallèle, les PS/LR reprendront du poil de la bête. La réunification bretonne serait une stratégie de déstabilisation comme une autre.
      Mais évidemment, le Grand Ouest est plus à craindre. Et la réunification sera à peine un soubresaut pour la Bretagne. Soubresaut néanmoins indispensable pour, encore, espérer plus.
      Si votre message devait être une façon de recentrer un combat vers le combat français, vous trouverez plus facilement du monde, certes. Mais tant que Paris sera, ce ne seront que des idiots utiles.
      Se battre pour des Provinces européennes, 100 fois oui. Se battre pour Paris, c’est une condamnation qui pèse sur plusieurs générations déjà.

      • Bobby

        Non, mon propos n’était pas de recentrer le combat vers la France (ou plutôt Paris comme le soulignez parfaitement). Quel combat d’ailleurs ?
        Je pense plutôt que si l’on veut entretenir de l’espoir, il faut :
        – Se débarrasser une fois pour toute de tous ces boulets incapables d’innover et de faire adhérer. De ces incompétents pétris de celtomanie et de clichés, ou vivant dans le passé, qui souhaitent revenir à une Bretagne d’il y a un siècle.
        – Durcir le ton et les actions
        – Voter breton à chaque élection
        – Que la Bretagne soit réunifiée
        – Que la Bretagne soit économiquement performante
        – Que les bretons investissent et innovent en Bretagne
        Je crois que pour les quatre premiers points, ça tend de plus en plus vers l’utopie. Pour les deux derniers points, peut mieux faire.
        C’est extrêmement frustrant lorsque l’on est conscient du potentiel latent, mais visiblement, il faudra encore de nombreuses Catalognes/Ecosses/Corses et autres avant que les Bretons prennent, éventuellement, conscience des possibilités pour eux-mêmes. Entre temps, la France finira peut être par s’effondrer, et là, ce sera une toute autre histoire…
        J’arrive aux mêmes constats que vous, hors désastre, la question tourne de plus en plus au questionnement romantique .

        • An

          Je suis persuadé que les PdL disparaîtront sous peu.
          Si l’Alsace renaît en région de programme, la réunification est fort probable. Mais le risque de la réunification, c’est aussi de perdre l’immense majorité des sympathisants bretons qui n’ose même pas imaginer une fédéralisation de la RF. La réunification calmera assez les ardeurs pour encore un moment, sauf crises aïgues (certains regretterons peut-être de ne pas avoir calmé le jeu breton quand ils le pouvaient, dans un futur proche ?).
          Bien sûr, à tout prendre, je choisis la réunification à une fusion GO qui reste fortement à craindre.
          Et encore. Peu importe la collectivité, les pouvoirs locaux, toujours minimes, se voient rackettés par l’Etat comme jamais en 40 ans.
          Mais l’essentiel reste et restera les deux derniers point que vous évoquez.
          Politiquement, il n’y a rien à espérer d’autres que de l’esbroufe. Rugy en baron breton, soumis à Macron, c’est envisageable.