Notre-Dame-des-Landes : vers un tri sélectif des zadistes ?

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12/12/2017 – 05h00 Nantes (Breizh-info.com) –L’année se termine et avec elle, l’attente avant une décision du gouvernement sur le projet de Notre-Dame-des-Landes. Tandis que certains fantasment sur une évacuation en force qui nécessiterait plusieurs milliers de policiers et de gendarmes – une force que la France ne peut pas bloquer en un seul point alors que la période de Noël oblige à un très gros renforcement des dispositifs anti-terroristes et que la situation devient très préoccupante dans le Sud-Est confrontés à des arrivées massives de clandestins, le rapport sur Notre-Dame-des-Landes sera bien remis ce 13 décembre et le gouvernement prendra position « avant les fêtes ».

Jusque là, silence radio. Mais plusieurs personnalités du gouvernement sont revenues sur le problème juridique que pose la ZAD. Notamment Benjamin Griveaux (LREM), porte-parole du gouvernement : « dans ce qu’il est convenu d’appeler la ZAD à l’évidence, il y a un problème avec l’état de droit. Il ne peut pas y avoir en France de zone de non-droit », a-t-il déclaré au Grand Rendez-vous Europe 1/Les Echos/CNews le 3 décembre. Christophe Castaner avait estimé le vendredi 1er décembre que la ZAD « serait une vraie difficulté » et fait partie des éléments à prendre en compte quant au projet. Et la veille, Nicolas Hulot revenait sur le « problème d’ordre public » que constitue Notre-Dame des Landes.

L’opération policière plus risquée pour le pouvoir qu’une solution à l’amiable

Pour les paysans qui organisent la lutte contre le projet aéroportuaire – au premier plan l’ACIPA et Copain44 – la ZAD peut et doit revenir à un cadre légal. Une réflexion en ce sens a été lancée en 2014 entre les différentes parties prenantes de la lutte. Objectif : sortir dans la zone de non-droit en évitant une opération policière.

La solution a été proposée au pouvoir politique et selon nos informations, des hauts fonctionnaires parisiens l’ont agréée. Et ce pour une raison très simple : la réédition d’une opération policière, comme l’opération César de 2012, coûte cher, donne un risque très important de « bavure » voire de mort d’un manifestant – un risque politique que personne n’est prêt à porter – et attirera à nouveau à Notre-Dame-des-Landes et par contrecoup à Nantes tous les militants radicaux et anarchistes autonomes.

Pis, les « zadistes » pourraient répondre à une opération policière par des blocus sur les routes et dans les centre-villes de toute la Haute-Bretagne, voire d’autres endroits dans le pays où des comités de lutte ont été créés – souvent en corrélation avec les relais locaux de l’extrême-gauche ou de l’écologie politique – et s’ils sont peu actifs depuis 2014, ils peuvent être rapidement réactivés. Bref, relancer le projet d’aéroport et vider la ZAD est politiquement plus risqué que d’abandonner le projet. Et loin de ramener le calme, une opération de vidange de la ZAD même en cas d’abandon définitif de l’aéroport provoquerait plus de trouble à l’ordre public qu’elle en éviterait.

S’inspirer du Larzac et tirer les leçons politiques des luttes passées

Un état du foncier a aussi été rédigé en janvier 2015 pour nourrir la réflexion sur l’avenir de la ZAD. L’État est propriétaire de 992 hectares de terres, concédées pour 55 ans à AGO-Vinci en 2012. « En terme de foncier, c’est l’État qui sera logiquement décisionnaire si le projet d’aéroport est annulé et que la DUP [déclaration d’utilité publique] tombe », écrivent les auteurs du rapport. Encore 638 hectares appartiennent à une cinquantaine de propriétaires qui sont en lutte – ils ont refusé toute négociation avec AGO, ont été expropriés et ont refusé l’argent qu’ils ont consigné sans y toucher.

Sur l’ensemble de la superficie de la ZAD – 1650 hectares en comptant le barreau – 1250 hectares sont exploités, dont 400 par les 11 exploitations agricoles « en lutte ». Près de 800 autres hectares sont redistribués chaque année sous forme de baux précaires, incluant les terres d’agriculteurs qui sont partis et celles de ceux qui ont accepté leur indemnisation et qui continuent d’exploiter leurs anciennes terres en attendant le début des travaux. La redistribution a été faite par AGO de 2012 à 2014, puis par la chambre d’agriculture après que des agriculteurs qui n’étaient pas « en lutte » ont dénoncé les initiatives foncières de ceux qui faisaient partie de la lutte.

Après un manifeste pour la sauvegarde des terres agricoles et la prise de position de Copain 44 en faveur des nouvelles installations plutôt que de l’agrandissement d’exploitations qui voudraient reprendre des terres auxquelles elles ont renoncé par le passé, ainsi qu’une réflexion collective entre paysans et zadistes, 6 points ont été définis pour l’avenir de la ZAD.

Ces 6 points visent l’abandon des procédures d’expulsion envers les habitants [zadistes], propriétaires et locataires légaux, la poursuite de l’activité des agriculteurs historiques opposés à l’aéroport et le maintien des activités agricoles et non agricoles installées depuis 2007 [et surtout après l’automne 2012] sur la ZAD. Un quatrième point fixe la création d’une « entité issue du mouvement de lutte qui rassemblera toutes ses composantes » pour répartir les terres qui appartiennent actuellement à AGO-Vinci et sont redistribuées par la chambre d’agriculture sous forme de baux précaires et gratuits, à condition qu’elles soient exploitées et libres de toute construction. Ces terres doivent aller à de nouvelles installations et non à l’agrandissement. Enfin le dernier point exhorte les composantes de la lutte à une détermination collective.

Un texte complémentaire fait état d’un courrier « visant à obtenir de l’État, qui est le propriétaire des terres et des habitats, un délai de 2 ans avant de statuer sur la destination des terrains de la ZAD, une fois la DUP abandonnée ». Ce nouveau délai ne serait plus exigé, la réflexion ayant été faite.

En l’occurrence, ladite entité qui répartirait les terres expropriées serait calquée sur la Société Civile des Terres du Larzac, qui passe avec l’État un bail emphytéotique de 60 ans, prolongé en 2013 jusqu’en 2083. Créé en 1985 à la fin de la lutte contre l’extension du camp militaire, c’est le seul office foncier rural de France où les habitants gèrent eux mêmes les 6.378 hectares de terres achetés par les Domaines pour agrandir le camp. En l’occurrence, 3 200 hectares retrouvent leurs exploitants historiques et 2 800 hectares sont attribués à 22 nouvelles exploitations, dont 7 créées pendant la lutte et 15 après. La répartition s’est faite en trois ans à peine.

Le régime juridique serait aussi semblable : la SCTL propose aux agriculteurs des baux de carrière jusqu’à la retraite, pas automatiquement cessibles aux descendants, dont les prix sont fixés comme pour les baux ruraux agricoles par barème préfectoral et le régime semblable aux baux ruraux agricoles normaux. Les usagers non agricoles ont un prêt à usage accordé en fonction de la durée d’activité professionnelle du preneur, non cessible aux héritiers et gratuit. Les améliorations faites par les occupants donnent lieu à une rétribution pour le locataire sortant ou l’agriculteur qui prend sa retraite. La SCTL gère aujourd’hui 56 baux ruraux dont 20 fermes, 28 prêts à usage et 11 baux de chasse signés avec des associations communales de chasse agréées.

A Notre-Dame des Landes, la surface à gérer serait bien moindre puisqu’on parle de 540 hectares de terres qui pourraient être concernés. Et les paysans réfléchissent à donner à leur structure la propriété des terres. « Il est possible de les racheter », nuance un paysan engagé dans la lutte. Avec quels revenus ? « Ceux de Sème ta zad », les opérations de semailles collectives lancées sur 24 hectares en 2013 sur des terres expropriées et non cultivées. En 2015, ce sont 220 hectares de terres qui sont occupés et arrachés à l’enfrichement.

« Les denrées ont été vendues à l’extérieur et les revenus mis de côté. Désormais ça suffit pour racheter les terres au prix de l’estimation des Domaines ». Sans compter les dons reçus depuis le début du mouvement – cette question de l’argent est d’ailleurs au cœur des démêlés entre les entités officielles de la lutte et certains autonomes, qui prétendent s’être faits systématiquement rembarrer lorsqu’ils ont voulu savoir comment, à qui et où va l’argent récolté.

L’entité voulue par les paysans devra s’organiser en coopération avec la Chambre d’agriculture, la SAFER qui préempte et attribue les terres et la Commission départementale d’Orientation agricole qui donne les droits d’exploiter et fixe les droits à produire.

Pour certains zadistes accepter un cadre revient à se soumettre à la société bourgeoise

Tandis que les paysans engagés dans la lutte sont déterminés à retrouver un cadre – proche de la SCTL ou non – et à donner un entourage légal à la situation, pour certains zadistes, accepter le cadre légal c’est se soumettre à l’ordre bourgeois et donc trahir les intérêts de la lutte. D’autant que certains autonomes qui vivent au Larzac sans s’intégrer aux structures de la SCTL et de la Confédération paysanne dénoncent leur mainmise sur les terres et leur refus obstiné de les prendre en compte.

La situation est semblable à Notre-Dame-des-Landes : il y a des zadistes qui fonctionnent avec les instances de lutte paysannes et d’autres qui s’en sont écartés. Voire qui les ont critiquées vertement, comme le groupuscule anarchiste-autonome du CLCA qui a accusé à plusieurs reprises l’ACIPA de ne servir que les intérêts des paysans qui la composent, les Verts de trahir la lutte et les divers prenants de la lutte de n’être que des fascistes. Non représentatif et pas basé sur la ZAD, le CLCA a vu ses derniers soutiens expulsés de la ZAD à l’été 2014 et a été forcé de ne plus s’impliquer dans la lutte après l’occupation, en mai 2014, d’une ferme appartenant à un paysan opposé au projet d’aéroport, contre la volonté des instances de la lutte.

« Ces anarchistes nous font chier », confie crûment un paysan, qui chiffre leur nombre à « quelques dizaines, une trentaine d’habitués, et 150 à 200 proches de cette mouvance et déjà tricards [bannis] ici ». Il poursuit, tout aussi déterminé : « nous notre lutte c’est anti-aéroport, eux ils veulent changer le monde, empêcher les gars du coin de chasser, nous empêcher nous de faire les traitements, couper les haies ou clôturer les bêtes. Y en a même qui hébergent des clandestins ou des amis à eux qui sont recherchés. Tout ça nous entraîne très loin du sujet de l’aéroport, met le bordel sur la zone et nous met en porte-à-faux avec les locaux ».

Pour lui, « c’est clair, il y aura un cadre, et ceux qui n’en veulent pas vont dégager. Seuls ou on les aidera un peu, c’est déjà arrivé, on sait faire. On a déjà dégagé de jeunes marginaux qui ne connaissaient rien de notre lutte et qui étaient arrivés de Nantes pour faire dérailler la lutte et commettre des violences ici et en manifestation », en 2014. A l’époque, l’on disait au sein de l’ultra-gauche qu’il y avait des infiltrés policiers sur la ZAD. Notre source dément : « ils n’étaient pas infiltrés, juste complément cons. Il y en a qui n’étaient là que pour mettre le bordel, d’autres qui se droguaient. On en a fait dégager le plus grand nombre ».

Les militants autonomes font valoir qu’ils ont sauvé la ZAD en s’opposant eux-mêmes aux policiers : « certes, mais sans le poids politique des paysans et des élus locaux opposés à l’aéroport, enfin qui doutaient de sa pertinence, ça revient au même, ils auraient été dégagés avec pertes et fracas comme ils l’ont été du reste à Sivens ou à Décines », relève un autre historique de la lutte, qui vit au bourg de Notre-Dame des Landes.

« Ce sont les paysans qui ont sauvé la ZAD et c’est à eux que revient l’obligation d’y remettre de l’ordre », achève-t-il, estimant que « pour les opposants, c’est mieux de s’arranger ou de partir. Ceux qui se sont accordés avec les institutions paysannes sont tolérés, même quand ils ont des activités assez éloignés de la cause anti-aéroport – c’est le cas de la Wardine notamment [un lieu occupé au centre-sud de la ZAD où s’est forgée l’hiver dernier la tentative de convergence entre quartiers sensibles et gauche anarchiste suite à l’affaire Théo] tandis que ceux qui continueront à s’opposer ou à mettre la zone seront éjectés. Les locaux veulent revenir à une vie normale ». Bref, c’est l’écologie nouvelle : les zadistes anars dans une poubelle noire, les écolos dans une poubelle verte, et pour les paysans, les gros tracteurs ?

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Partir ou combattre les paysans, le dilemme des autonomes

Des tensions ont éclaté entre paysans et militants anti-spécistes qui coupaient leurs clôtures – même quand ils faisaient partie de la lutte – ou entre motards du bourg de Notre-Dame des Landes et habitants de la ZAD. En juin 2013 et août 2014 des paysans ont fait déguerpir des militants anarchiste-autonomes particulièrement incontrôlables, installés dans l’est de la ZAD, après une série de problèmes les mois précédents.

Certains sont allés s’installer dans des « lieux périphériques », des squats situés à quelques kilomètres de la ZAD, voire dans des communes voisines, comme le squat vegan, anar et féministe de l’Ancre Noire entre Fay-de-Bretagne et Malville. Ou le « jardin des Ronces » à Nantes, un squat-jardin écolo et libertaire situé à Doulon depuis avril 2014, d’abord dans le jardin de l’ancienne cure, puis sur une friche maraîchère (qui appartient à Nantes Métropole) en face du cimetière. Au fil des années ce lieu équipé d’un four à pain, un hangar, un groupe électrogène et de tireuses à bière est aussi devenu un espace de réunion et de fêtes de la nébuleuse à Nantes.

D’autres sont partis ou sont en train de partir vers d’autres espaces de lutte, notamment celle contre le projet d’enfouissement nucléaire de Bure (Cigéo) dont la construction a été décalée à 2022 et près duquel un bois est occupé depuis plus d’un an par les opposants. Des cabanes sont en cours de construction, toujours selon le principe du chantier collectif, et les « zadistes » affluent, sur fonds d’affrontements périodiques, de vols et d’intimidations de la part d’opposants, de bataille judiciaire autour des actes de la mairie de Mandres-en-Barrois, de travaux illégaux de l’ANDRA, de pressions juridiques et policières contre les soutiens de la lutte, de conflits d’intérêts réels ou supposés, de découvertes stupéfiantes et d’armes chez certains opposants etc.

Bref, la vie continue et, comme à Notre-Dame-des-Landes, ni les partisans ni les opposants du projet ne semblent pressés de respecter les lois pour arriver à leurs fins. Pendant ce temps l’État semble miser sur le pourrissement et la lassitude des locaux, nettement moins engagés qu’à Notre-Dame-des-Landes – d’autant que Bure est un désert rural (vieillissant) où les liens sociaux se sont distendus avec la disparition des petits commerces. Les (jeunes) opposants essaient au contraire de redonner de la vie, en se regroupant pour racheter des bâtiments et lancer des projets collectifs, notamment des fermes maraîchères, une épicerie et un bar associatif, une boulangerie bio… Des projets qui intéressent beaucoup les maires, même acquis au centre d’enfouissement, alors que leurs territoires se désertifient et que les promesses de développement faites par l’Etat et l’ANDRA, dans les années 1990 et 2000, n’ont pas été tenues.

D’autres autonomes veulent rester à Notre-Dame des Landes, même contre la volonté des paysans. « On a été là pour faire la chair à canon contre les keufs et maintenant que c’est fini, que le projet va être abandonné, on dégage ?! », s’insurge un de ces autonomes de l’est de la ZAD. « Les paysans sont des fachos, comme d’ailleurs les zadistes qui ont pactisé avec pour faire leurs fermes, on n’est pas là pour accepter leur domination bourgeoise et fasciste ! ». Il confie cependant que cette option est « très minoritaire, beaucoup de mes camarades ont préféré partir », notamment « vers des squats près de la ZAD ou dans d’autres luttes ».

Cependant pour lui, « tirer sur les paysans ça ne pose aucun problème ». Tirer ? « Oui, on est armés. On sait très bien que les paysans viendront nous éjecter par la violence, on est prêts à répliquer. On a des armes à feux, des cocktails Molotov, ils n’ont qu’à bien se tenir. Soit ils nous acceptent, soit on ira jusqu’à brûler leurs fermes. On sait qui nous attaque de réunion en réunion. Mort aux fachos ! ».

En tout état de cause, paysans et zadistes autonomes – qu’ils mettent à exécution leurs menaces ou non – devront s’arranger seuls. « On sait très bien que ça peut déraper», commente un gradé de la gendarmerie bien au courant du dossier, et qui souhaite rester anonyme. « Les locaux ne rêvent que d’une chose, c’est de ne plus entendre parler ni des zadistes, ni de l’aéroport, les paysans veulent ramener l’ordre sur la ZAD et tous les zadistes ne sont pas d’accord. Nous sommes au courant que certains se sont armés mais nous avons des ordres de ne pas intervenir sinon à postériori ». C’est à dire ? «Pour compter les morts et blessés s’il y en a et empêcher les parties de continuer à se mettre sur la gueule. Mais ce serait difficile à croire que les anarchistes fassent appel à nous pour échapper à la colère des paysans et des locaux, qu’ils ont beaucoup exaspéré, surtout ces derniers temps ».

Emilie Lambert

Crédit photo : breizh-info.com
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

7 Commentaires

  1. La Zad sera évacuée, c’est garanti… il n’y a que des mauvaises raisons de ne pas l’evacuer. Éventuellement, seuls les zadistes ayant déclaré une activité se verront, au cas par cas, recevoir une petite indemnité et pourquoi pas une opportunité de vente ou location de terres: libre à lui d’embaucher ou de s’associer ensuite avec ses « camarades » de lutte. Ils apprendront enfin à prendre des responsabilités et respecter la loi comme tout le monde: c’est déjà ça et c’est bien la moindre des choses pour contrepartie! Adieu la Zad et tant mieux!

  2. Les Zadistes sont des gauchistes…
    d’où la  »bienveillance » de nos gouvernants  »de gauche » et de Macron pour ces casseurs!.. Comme tous les gauchistes ils sont islamophiles:c’étaient des zadistes qui avaient saccagé le cimetière juif de Carpentras..et Valls a aussitôt « étouffé » l’affaire quand les  »auteurs » de ce sacrilège ont été connus:. .des zadistes  »de bonne famille »….

  3. Bonjour la comparaison ! Le maquis de Saffré c’était la résistance… mais il y avait en tout et pour tout une dizaine de fusils en état de tirer.

    Dans le cas de la zad des milliers de personnes peuvent se ramener sur zone en une heure ou aller bloquer les voies, Nantes etc. Comme ça a été fait le 24 novembre à Nantes et la Préfecture aurait été prise d’assaut si Hollande et Ayrault n’avaient pas annoncannoncé illico la suspension de l’évacuation.

    • C’est précisément à cause de pensées telles que la vôtre qu’il faut évacuer la Zad. Vous êtes bien trop confiant dans votre défiance de l’Etat: dans une démocratie, vous êtes une grosse anomalie… « prise d’assaut de préfecture » , « en une heure des milliers de gens bloquent les rues »: tout cela me fait davantage penser à une dictature… si tout le monde pensait comme vous, ce serait même pire, car il n’y Pas que des gens quiont vos convictions: ça s’apelle alors l’anarchie…

  4. Bien sûr. Tout est préparé, analyse, étudie et bien rodé pour une intervention. Et c’est loin d’etre Une difficulté! Et si intervention il y a, ils sont déjà informés d’etre prêts à lancer l’operation. Le niveau de risque est jugé moyen, loin d’etre élevé, ou plus encore…

  5. Benjamin Griveaux (LREM), porte-parole du gouvernement : Il ne peut pas y avoir en France de zone de non-droit », Bizarre, il me semblait qu’il en existait des centaines de zone de non droit sans que cela émeuve particulièrement les pouvoir public.

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