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05/02/2018 – 07h15 Paris (Breizh-info.com) – Le 98ème numéro de la revue l’Afrique réelle est sorti. Nous vous proposons ci-dessous d’en retrouver le sommaire ainsi que l’éditorial de Bernard Lugan.
Sommaire :
Actualité :
– Centrafrique : Vladimir Poutine va-t-il rebattre les cartes ?
– L’Afrique d’Obama : un égoïsme moralisateur. L’Afrique de Trump : une indifférence décomplexée.
Dossier :
– Touaregs : Une propension à la division qui interdit tout projet politique cohérent
– L’Afrique ou les Afriques ?
A travers la presse algérienne :
– L’Arabie Saoudite et les représentants salafistes algériens
Editorial de Bernard Lugan :
Osons dire la vérité à l’Afrique
Sept décennies après les indépendances, il est aujourd’hui devenu urgent et même vital de dire enfin à l’Afrique qu’elle est dans une impasse et qu’aucun « développement » n’y sera possible tant qu’y dominera ce discours de victimisation dont ses dirigeants ont tiré une rente qui ne sera pas éternelle.
Loin de « démarrer », l’Afrique sud saharienne revient peu à peu à l’économie de comptoir. Comme au XVIIIe siècle quand les dirigeants africains esclavagistes tiraient leur richesse du partenariat établi avec les négriers européens qui venaient leur acheter les captifs. Les comptoirs d’aujourd’hui sont pétroliers ou miniers et ils enrichissent une poignée d’Africains, cependant que l’immense majorité de la population tente de simplement survivre. Ce grand bond en arrière est illustré par un retour à la traite humaine à travers l’émigration vers l’Europe.
Comme je l’explique dans un livre (réédité en janvier 2018) qui vient de recevoir le prix « La Plume et l’Epée », l’Afrique ne sortira jamais de sa situation catastrophique tant que quatre principaux problèmes n’y auront pas été pris en compte :
1) Le premier est celui du suicide démographique car les naissances allant plus vite que le développement, chaque jour qui passe, l’Afrique s’appauvrit davantage.
2) Le second est celui des fondamentaux ethniques car, qu’on le veuille ou non, l’ethnie est le passage obligé de toute reconstruction africaine. Au milieu de la désagrégation généralisée, elle seule permettra de trouver le plus petit commun dénominateur sur lequel rassembler les hommes.
L’élargissement viendra ensuite à travers des contrats territoriaux de libre association, qu’il s’agisse de fédérations, de confédérations ou de tous autres modèles. La condition sine qua non de leur réussite sera cependant qu’ils ne reposent pas sur la représentation individualiste, sur la religion du « one man, one vote », laquelle débouche inéluctablement sur l’ethno-mathématique électorale.
3) Le troisième est la nécessité de l’abandon du paradigme économique. Je démontre ainsi dans mon livre que les principales crises africaines sont structurelles et qu’elles ont une origine historique, politique et culturelle. Or, tant que leur analyse continuera d’être d’abord économique, elles n’auront aucune chance d’être traitées.
4) Il est enfin temps d’admettre qu’avant d’être « francophones » ou « anglophones », « chrétiens » ou « musulmans », les habitants de l’Afrique sont d’abord des Africains qui parlent des langues africaines et qui ont leurs croyances. Comme l’a dit Ahmadou Kourouma : « [L’Afrique] est habitée par des animistes, les uns teintés de christianisme, les autres d’islam. »
En définitive, les sociétés africaines n’étant nées ni avec la colonisation, ni avec la décolonisation, elles doivent rétablir les vrais liens qui les relient à leur longue histoire ; or, ces liens furent coupés par les idéologies universalistes plaquées sur elles depuis l’époque coloniale.
Crédit photo : pixnio (cc)
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Une réponse à “L’Afrique Réelle N°98 : « osons dire la vérité à l’Afrique »”
Le »suicide démographique »..
Je suis d’accord avec l’auteur concernant le »suicide démographique » :cette hausse démographique est due à la religion des Africains qui sont,pour la plupart,musulmans,et qui disent que c’est »Allah » qui leur ordonne de faire des bébés!..Le sida a été propagé en Afrique parce que les Africains ne mettent pas de préservatifs!