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Le président du Burkina Faso n’y va pas par quatre chemins pour exhorter sa jeunesse. Sans même évoquer sa prise de pouvoir en 2022 — un bon vieux coup d’État —, Ibrahim Traoré ne fait jamais dans la demi-mesure : uniforme militaire, rigueur inflexible et message tranchant. Ce capitaine déterminé veut affranchir son pays du néocolonialisme et faire de l’Africain un homme souverain, au point que ses partisans voient en lui le digne héritier de Thomas Sankara. L’avenir dira si la comparaison est méritée. Une chose est sûre : sa popularité est immense, en particulier chez les jeunes. C’est précisément à leur attention qu’il a livré un discours si percutant que nous avons choisi d’en retranscrire de larges extraits ici.
Le capitaine Traoré a tout pour déplaire aux mondialistes, ces architectes d’un monde d’humains interchangeables et apatrides, réduits à une main-d’œuvre nomade et bon marché que l’on déplace au gré des besoins industriels, des exigences des systèmes de retraite occidentaux ou de la volonté d’affaiblir l’identité des peuples autochtones. Derrière leurs grands discours, ces mondialistes portent un racisme latent : leur idéologie repose sur le postulat condescendant que l’homme noir ne peut réussir qu’en émigrant en Occident. À l’inverse, le capitaine Traoré exhorte ses compatriotes et la jeunesse africaine à rester sur leur continent pour bâtir leur propre avenir. Porté par un élan mobilisateur et une véritable vision politique pour son peuple, son discours aux étudiants, lors de la Journée de l’excellence scolaire de septembre 2026,, résonne comme un message d’espoir et de souveraineté pour toute l’Afrique.
Bien qu’il s’inscrive dans une rhétorique décoloniale — qui a tendance à attribuer les maux du continent au seul néocolonialisme — et qu’il soit lui-même de culture musulmane, l’icône panafricaine n’hésite pas à bousculer certains mythes florissants. Il a ouvertement pointé du doigt « la mauvaise compréhension et le mauvais enseignement des religions » , l’immobilisme des dirigeants africains, l’absence de contribution des Africains dans la marche du monde, avant d’exhorter les jeunes Burkinabés à s’orienter vers les filières indispensables à l’industrialisation du pays :
« [Dans le christianisme ou dans l’Islam] On vous dira partout que les pauvres seront reçus au paradis et même dans l’Islam on vous dira : « pensez seulement à l’au-delà, à quand vous allez mourir ; la vie sur Terre, le confort, le luxe, ce n’est pas important ». On vous amène donc à ne pas chercher à vous perfectionner. À ne pas chercher un travail, à rester stagnant. Et on vous conseille à attendre tout de dieu dans les mosquées, dans les églises et dans les temples, à attendre tout de dieu.
Dieu ne viendra pas vous donner ce que vous voulez. S’il vous a créé avec un cerveau et des membres, c’est pour vous en servir, pour être utile a vous votre famille, votre communauté.
Car un être qui n’est pas utile au monde, qui n’est pas utile à sa communauté est un ennemi de Dieu.
Dieu est fâché contre les noirs. Parce que nous refusons d’exploiter nos cerveaux pour travailler c’est comme si nous disions à Dieu qu’il n’a pas eu raison de nous donner l’intelligence. Et le Noir, il s’assoit et il attend tout de Dieu. On nous a formatés à attendre tout de Dieu, mais Dieu n’aime pas ça.
Vous êtes intelligents. Vous voilà ici, aujourd’hui, les meilleurs, vous devez exploiter notre intelligence pour vous, votre famille et votre patrie, c’est-à-dire la communauté dans laquelle vous vivez.
Si vous n’apportez rien à votre communauté, vous êtes un ennemi de Dieu.
Persévérez, perfectionnez-vous, cherchez la connaissance. Il faut bosser !
La mauvaise compréhension de la religion nous amène à être bêtes, très bêtes. Ça nous ferme les neurones, on ne peut plus réfléchir.
C’est cette mauvaise compréhension qui a amené le terrorisme, parce qu’ils sont convaincus que, quand ils meurent, ils iront au paradis et ils auront 70 ou 72 vierges. C’est sérieux puisque nous avons vu des terroristes qui sont allés au combat sachant qu’ils allaient mourir avec des cache-sexes en métal pour protéger leur sexe parce qu’ils ont 72 vierges qui les attendent de l’autre côté. [rires dans la salle]
C’est malheureux mais ils y croient profondément. Ils y croient et tuent des enfants en criant au nom de Dieu. (…)
Ce qu’ils font, ce n’est pas la vraie religion. La vraie religion a été créée pour que les hommes puissent faire le bien et distinguent le bien du mal. Que les gens puissent être utiles à leur communauté. En quoi sommes-nous utiles à notre communauté ? Qu’est-ce que nous faisons, qu’est-ce que nous créons ? Regardez dans vos habitudes de tous les jours. Qu’est-ce que nous créons, nous, en tant que Burkinabés, pour contribuer à la vie des autres ? (…)
Que ce soient les téléphones ou d’internet. .. nous n’avons rien créé. En quoi est-ce que nous contribuons à l’humanité ? Nous n’avons rien créé. Nous, les Noirs en général, en quoi est-ce que nous contribuons à l’humanité ? Si nous ne changeons pas, nous resterons ennemis de Dieu.
On nous a fait comprendre que nous sommes les premiers sur Terre mais que nous sommes une race maudite.
Ibn Khaldoun l’a dit, il y a plusieurs siècles de cela, nous sommes plus proches des bêtes sauvages que de la race humaine. Et cela a favorisé l’esclavage et tout. Et qu’est-ce que nous faisons aujourd’hui ? Il faut qu’on change ce paradigme.
(…)
Tous les continents se développent plus ou moins, certains étaient dans des conditions pires que l’Afrique, en moins de 30, 40, 50 ans ils se sont lancés, mais l’Afrique est toujours dans la même misère et partout dans le monde quand on veut parler de la misère, ce sont des Africains qu’on affiche. Regarder nos jeunes qui prennent la mer, ils meurent par milliers, leurs corps sont rejetés sur la plage et nous, dirigeants africains, on est assis et on regarde cela en continuant de s’empiffrer dans des cérémonies.
L’inconscience atteint un niveau incroyable. Et certains disent : « C’est le fait de Dieu. » Vous pensez que Dieu peut être content de nous dans ce comportement ? Jamais. Nous laissons nos jeunes mourir et on accuse Dieu.
(…)
Nous vivons dans une porcherie. C’est la réalité. Et, nous-mêmes dirigeants, on voit ce qu’il se passe ailleurs. Mais quand on revient, on retourne dans les mosquées et dans les églises vous flatter et on vous pille. Je parle de nous, dirigeants, c’est notre comportement comme ça en Afrique.
N’exploitons pas la religion à des fins perfides, pour endormir, abêtir notre jeunesse, piller, nous enrichir et les laisser mourir.
(…)
L’Africain qui n’est pas capable de se nourrir, qu’il meure ! On doit être en mesure de produire, on ne doit pas dépendre des autres, on a assez de terres ici. Nous sommes révoltés et nous voulons prendre en main nos richesses, nous voulons transformer. Mais on ne peut pas le faire sans vous, les jeunes ! On a besoin de vos intelligences.
Regardez aujourd’hui. Nous sommes en train de nous industrialiser, mais la ressource humaine manque.
On a lancé le recrutement de milliers d’emplois. Mais la plupart sont techniques. Le vivier manque.
J’ai regardé les statistiques du bac. Sur 65 000 bacheliers, plus de la moitié sont littéraires (bac A). Le bac C, il n’y en a que 571 si j’ai bien le chiffre en tête. Le bac E qui est Technologie industrielle, on en a que 38 : on ne se construira jamais comme ça. Jamais !
Donc, quand je parle des sciences, il faut que vous compreniez qu’on doit basculer. Même ceux qui ont fait le bac littéraire, à partir de l’uni vous pouvez basculer. Il y a les formations professionnelles. Et d’ailleurs, on a un programme qui va s’ouvrir tout de suite pour que vous appreniez à faire quelque chose.
(…)
Nous sommes, pour la plupart, de gros théoriciens, mais pour la pratique : nuls ! C’est malheureux. C’est notre génération et la génération montante. Sur la plupart des ingénieurs que vous voyez, la plupart ne savent rien fabriquer. Rares sont ceux qui savent faire quelque chose. Ne soyez pas comme nous, soyez pratiques et nous mettrons les conditions pour que vous soyez pratiques.
Nous sommes dans une époque charnière au Burkina Faso. On vient exploiter nos ressources, le cuivre. Qui n’utilise pas de fil électrique ? Mais personne n’est en mesure de me dire qu’il peut le construire, ici au Burkina, à 100 %. Où il peut prendre la terre, où il peut extraire le cuivre et en faire un fil électrique. Y’en a pas ! Notre manganèse dort à Tambao, etc.
(…)
Jeunes gens, mettez-vous dans la science, mettez-vous dans la pratique, cherchez à connaître ! Utilisez internet pour vous former, pour fabriquer, copier, faire tout ce qui est nécessaire. C’est dans ça que vous pourrez participer au développement de votre patrie, que vous serez utile à votre société. Ne prenez pas votre diplôme comme une fin en soi. L’excellence est dans la capacité à pouvoir influencer et impacter la vie de ceux qui vous entourent et de votre propre vie.
Nous avons besoin des ressources humaines. Battez-vous, cherchez la connaissance ! Vous en êtes capables, mais c’est à vous de travailler, je compte sur vous pour impacter le développement du Burkina Faso. »
Et de conclure, après avoir encouragé les filles, qui constituent la majorité des bacheliers littéraires, à s’orienter vers les sciences :
« Ne regardez pas ceux qui veulent continuer à danser sur TikTok. Qu’ils dansent ! Vous, travaillez !
C’est désolant, ils ne veulent pas comprendre que tout ce qui les intéresse, c’est la distraction, les choses inutiles. On ne peut pas continuer à danser pendant qu’on pille nos richesses.
Nous allons réussir grâce à vous ! Je félicite vos enseignants, car ce n’est pas seulement la connaissance mais aussi l’éducation aux valeurs de notre société, au patriotisme, parce que nous voulons des cerveaux pleins et des cœurs pleins de patriotisme. »
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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8 réponses à “« L’Africain qui n’est pas capable de se nourrir, qu’il meure ! » : Ibrahim Traoré, le Président du Burkina Faso, pour une Afrique digne qui mise sur elle-même”
On espère que beaucoup d’Africains sont comme lui. Il a tout compris.
«L’Africain qui n’est pas capable de se nourrir, qu’il meure ! » déclare Ibrahim Traoré.
Imagine que toi, tu dises ça en France, tu es accusé de sale raciste, tu vas au tribunal et on te fout en taule pour délit d’opinion.
Mais on sait que l’immigration clandestine de masse c’est pour être nourri, logé et blanchi. Mais tu n’a pas le droit de le dire surtout si tu es un « blanco » « tout laid et tout moche » comme l’a dit Merluche.
Très intéressantes recommandations qui s’appliqueraient bien aux nouvelles générations de Français qu’on dresse à manifester pour des droits sans devoirs. La leçon vaut aussi pour ceux qui ont cru que la France était trop évoluée pour s’abaisser à garder des industries « salissantes » alors qu’il suffisait de sous-traiter ces tâches pas assez nobles pour nous au tiers monde qui se contenterait de payer ses populations qui acceptait de faire le job pour quelques « bols de riz ». Résultat de l’opération: Les mangeurs de riz sont en tête du classement PISA et les Français en 27ème position.
Voila un discours que nous aimerions entendre dans la bouche de nos dirigeants et de ceux qui aspirent à la magistrature suprême . Nos jeunes , pour s’en sortir devront ils migrer vers nos anciennes colonies ? mais je doute , alors, qu’ils soient reçu dans les mêmes conditions que celles qui sont données en France car les africains sont des nationalistes ( amour de leur pays )et ils ont bien raison.
Il me plait bien ce monsieur, il traduit à sa manière l’adage simple et pertinent « aide-toi et le ciel t’aidera ». Souhaitons lui bonne chance pour mettre son pays sur la voie d’une vraie indépendance.
Il a compris saint Paul :
saint Paul : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. »
En fait, Ibrahim Traoré a raison sur bien des points : « si tu veux relever ton pays et l’aider à se développer, ne le quittes pas et mets toi au travail. »
Voilà le message très applaudi.
Pourquoi ils ne suivent pas ces recommandations. Macron devrait l’inviter en France pour faire ce discours afin d’inciter les clandestins à rentrer chez eux pour redresser leur pays.
Traoré a même dit que Dieu reconnait ceux qui travaillent et qu’il pourrait les aider.
Ce message est plein de sagesse pour encourager le « retour au pays des ancêtres ».
Ce que dit thérébentine est un principe oublié MEME par les Français, les patrons ne trouvent plus de main d’oeuvre saisonnière.Supprimez les aides aux fainéants!