C’est une étude française publiée en ce mois de juillet 2018 qui tord le cou aux préjugés concernant la prétendue discrimination dont souffriraient les femmes dans les milieux techniques et scientifiques. Pire, les femmes sont en fait largement avantagées dans les milieux dominés par les hommes !

Les femmes et les STIM, une histoire de discrimination ?

Les chercheurs Thomas Breda et Mélina Hillion se sont intéressés à la question des biais en faveurs ou en défaveurs des femmes dans les concours des « STEM ». STEM est l’acronyme de « science, technology, engineering, and mathematics » qui peut se traduire en français par STIM : science, technologie, ingénierie et mathématiques.

« Pourquoi les femmes sont-elles sous-représentées dans la plupart des domaines des STIM ? » s’interrogent en préambule de leur étude les deux chercheurs.
« L’une des explications les plus communes est l’existence d’un biais à l’embauche contre les femmes dans ces domaines » notent les deux chercheurs en expliquant que certaines études supportent cette théorie tandis que d’autres la remettent en cause.
Pour mettre un terme à la polémique, les deux Français ont décidé de mener une étude d’ampleur avec plus de 100 000 individus étudiés !

Et ils ont utilisés une technique intéressante puisqu’ils ont comparé les scores de plusieurs examens différents comprenant une partie écrite et un oral.
En calculant la différence moyenne entre les deux notes, ils ont mis en exergue l’existence d’un biais… favorable aux femmes !

Une discrimination positive !

En fait, les chercheurs ont découvert que les hommes ou les femmes étaient chacun avantagés dans les milieux parmi lesquels ils étaient sous-représentés.
« Nos résultats […] reflètent des biais d’évaluation plutôt que des différences entre les capacités des candidats. Ces biais contrebalancent les dissymétries sexuelles dans les secteurs académiques en favorisant le sexe minoritaire. Pour les femmes, cela contredit l’affirmation qu’il existe une discrimination contre elles dans le recrutement de professeurs dans les domaines liés aux mathématiques. En fait, les femmes apparaissent avantagées dans ces secteurs.
Parallèlement, les hommes apparaissent avantagés dans le recrutement des domaines les plus féminins.
Ces attitudes sont plus fortes dans les examens les plus exigeants, où les candidats sont les plus doués et où la balance sexuelle entre les différents secteurs est la plus grande. »

En résumé, les femmes ne sont pas moins nombreuses dans les domaines des STIM parce qu’elles sont discriminées mais bien parce que ces domaines les intéresse moins !

Une étude américaine confirmée ?

Dans une étude américaine de 2001, on découvrait que plus les femmes sont issues d’un milieu aisé, plus elles choisissent d’étudier dans des filières sociales (sciences sociales, éducation, santé, etc.) et plus elles semblent bouder les filières scientifiques et technologiques.
Les chercheuses concluaient alors : « Plus les femmes sont libres (ici, grâce à la richesse familiale), plus elles choisissent ce qu’elles aiment vraiment, ce qui n’est pas, généralement, dans le domaine des STIM. »

Voilà qui explique très bien la sous-représentation des femmes dans certains secteurs professionnels, n’en déplaise aux ayatollahs de l’égalitarisme.

Crédit photos : Breizh-Info
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