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Samedi 28 juillet au soir, un homme de 58 ans était retrouvé mort, baignant dans son sang, dans les jardins familiaux derrière le Sillon de Bretagne. Un couteau à pain était abandonné sur place. Pour les forces de l’ordre, il s’agirait de l’arme du crime. Quatre coups de couteau ont été portés à la victime, dont un au cœur qui l’a tué.
Un témoin de la scène s’est présenté aux forces de l’ordre : il hébergeait la victime dans son appartement du Sillon-de-Bretagne et a déclaré avoir vu un homme porter plusieurs coups de couteau à la victime.
Rien à voir avec la guerre des gangs qui ravage la ville de Nantes
En quelques jours, une certitude s’est faite : la mort de la victime n’a rien à voir avec la guerre des gangs qui ravage la ville de Nantes et a emporté la vie d’un homme abattu à la marseillaise, deux balles dans le thorax en plein après-midi, le 18 juillet dernier. Le mobile serait plutôt personnel.
Il se trouve que la victime a débarqué l’après-midi même au domicile d’une femme avec une hache ; il l’avait aussi menacée de mort avant. Son fils, âgé de 23 ans, s’est livré à la police ce 30 juillet après avoir été recherché. Il a été placé en garde à vue. Une perquisition avait déjà été faite ce week-end à son domicile.
La victime, d’origine portugaise – il s’appelait Agostinho Coelho Da Silva, n’était pas un enfant de cœur. Arrivé en France en 2001, cet homme qui souffrait d’un problème aigu d’alcoolisme avait déjà été condamné pour meurtre en avril 2005. Il avait alors tué un handicapé à coups de ciseaux, nié avec véhémence avant d’être trahi par ses empreintes. Il a eu quatre autres condamnations à son casier depuis son arrivée en France. Sorti de prison il y a quelques mois, il vivait chez un ami au Sillon de Bretagne.
“Dès qu’il buvait, c’était un animal”
“Dès qu’il buvait, c’était un animal”, se souvient un de ses anciens voisins. “D’ailleurs il n’arrêtait pas d’entrer et de sortir de prison, c’était la catastrophe”. Un autre renchérit : “s’il n’avait pas été planté là, il aurait tué quelqu’un”. Une de ses ex-voisines “ne compren[d] pas comment la justice peut relâcher dans la société des gens comme ça. Il était dangereux et complètement fou”.
En octobre 2014 il est mis en cause dans un autre meurtre à Bellevue, dans le cadre d’une embrouille entre voisins sur fond d’une très forte alcoolisation. Mais fait rarissime, il est acquitté en 2017 par la cour d’assises. Il avait toujours nié l’avoir commis et a été acquitté au bénéfice du doute… qui profite toujours à l’accusé.
LM
Crédit photo : Breizh-info.com
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