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MAJ : Marsault s’explique :
https://www.youtube.com/watch?v=1Q_gQ22hsEI
C’est par un long communiqué que les éditions Ring ont annoncé, lundi 24 septembre, la fin du travail commun avec le dessinateur Marsault. Une annonce qui intervient la même semaine que la sortie programmée du dernier Laurent Obertone sur l’immigration.
Cette annonce fait suite à une vaste campagne de menaces, d’appel au boycott, de censure, d’annulations d’évènements, et même de dégradations de la maison d’édition, par des groupes antifas, féministes, anarchistes, ces dernières semaines. La pression aura donc été trop forte, pour l’éditeur comme pour le dessinateur.

Voici le communiqué des éditions ci-dessous :
Dans la nuit de jeudi à vendredi, pour la deuxième fois en deux ans, les locaux de notre maison d’édition, situés dans le 5è arrondissement de Paris ont été vandalisés. Des brutes s’auto-déclarant « féministes antifascistes » ont cru légitime de souiller les murs qui abritent les 73 auteurs de notre catalogue, parmi lesquels Zineb El Rhazoui, Pierre-André Taguieff, Frédéric Ploquin, Norman Mailer, Laurent Obertone, Ghislain Gilberti et tant d’autres…
Leur but avoué : faire taire définitivement notre artiste le plus « sulfureux », l’auteur de bandes dessinées Marsault, après la publication de messages polémiques sur sa page Facebook personnelle. Depuis octobre 2016, Ring a publié Marsault sans la moindre censure, malgré de vifs débats avant chaque impression : c’était l’engagement de départ de notre maison avec Marsault. Lorsqu’il est devenu cible de harcèlement, puis d’un lynchage en règle sur les réseaux sociaux, nous l’avons soutenu. Parce que c’est une tradition de l’édition française. Parce que Marsault dessine. Parce que ses dessins, pour choquants et provocateurs qu’ils puissent paraître, n’ont pas vocation à légitimer quelque courant raciste ou homophobe que ce soit. Ils sont des caricatures dont le trait, volontairement grotesque et outrancier, ne laisse planer aucun doute quant à la nature fictionnelle et humoristique de ses œuvres.
Marsault est un auteur d’humour noir. Parfois très noir. C’est ce qui a plu à Ring, à Hara-Kiri ou à Charlie Hebdo avec d’autres auteurs en d’autres temps, et Ring épaulera toujours l’audace et la créativité, mais n’a jamais publié et ne publiera jamais d’œuvre allant à l’encontre de la loi. Parce que nous sommes une maison plurielle, parce que nous assumons l’ensemble de nos choix éditoriaux, nous avons soutenu Marsault chaque fois qu’une signature d’ouvrage était annulée, après d’ignobles menaces contre l’intégrité physique des libraires souhaitant l’accueillir.
Mais aujourd’hui, ce ne sont plus ses œuvres qui sont visées. Courant août, Marsault publiait une série de posts provocateurs sur sa page Facebook que les éditions Ring ne cautionnent en aucun cas, et cela, sans la moindre ambiguïté. Ceci étant clarifié, nous tenons à rappeler aux lecteurs, aux acteurs du monde du livre et aux médias qu’une maison d’édition ne saurait être tenue pour responsable des propos privés de ses auteurs, notamment de leurs posts Facebook sur leur page personnelle, ni de leurs interventions extérieures. Marsault est un dessinateur connu pour la satire violente de ses textes et le caractère provocateur de ses dessins. Il a, depuis, affirmé avoir agi par pure provocation envers « ses ennemis, les Jean Moulin des beaux quartiers », dont il subit le harcèlement depuis quatre ans et qu’il moque régulièrement dans ses dessins.
Nous prenons acte de ces propos, et entendons envisager librement la suite de notre collaboration, sans céder aux oukases extérieurs. Avant Marsault, jamais Ring n’avait eu a subir la moindre attaque ni reproche de ces milieux « antifascistes ». Qui peut tolérer, aujourd’hui, qu’un éditeur soit attaqué ? Et plus encore qu’il le soit pour les propos privés de l’un de ses auteurs ? Qui peut tolérer la peur dans les yeux d’une directrice littéraire qui découvre des menaces de mort sur twitter ou instagram ?
A-t-on vu vandalisées les maisons d’édition d’Eric Zemmour, de Philippe de Villiers, de Patrick Buisson, de Christophe Guilluy ? Non, et heureusement. A-t-on vu vandalisées celles d’authentiques auteurs d’extrême droite, plusieurs fois condamnées par la justice ?
Plusieurs plaintes pénales seront déposées dès demain contre les auteurs de menaces et de diffamations. Ring n’est pas « une maison d’extrême droite », comme s’acharnent à tenter de le faire croire quelques groupuscules actifs. Ring publie, sans toucher un euro de subventions publiques, des thrillers primés, des témoignages médiatisés et parfois des enquêtes explorant les frontières de nos réalités contemporaines. Ring est et démontrera dans un futur proche qu’elle restera une maison plurielle avec un catalogue divers, ouvert à Julian Assange comme à Laurent Obertone, à Zineb El Rhazoui comme à Norman Mailer, à Pierre-André Taguieff comme aux deux géants du polar qui s’apprêtent à rejoindre Ring.
Sa prochaine bande dessinée, exceptionnelle et grand public, est quasiment achevée. Après cette parution, Marsault a pris la décision de se retirer du monde de la bande dessinée pour une durée indéterminée.
Malgré cette triste décision, qu’il sache que son public attendra le retour de l’authentique Marsault. Et que le jour de son retour, nos portes lui resteront ouvertes.
Les éditions Ring
Crédit photo : DR
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