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Idole absolue des militants gauchistes, communistes et, même, de certains Bo Bo en mal de modèle, Che Guevara est aujourd’hui devenu autant un symbole révolutionnaire qu’un produit commercial.
Mais son image romantique correspond-t-elle à la réalité ? Car derrière les t-shirts et les slogans se cache un vagabond idéaliste devenu un tyran sanguinaire sans pitié doublé d’un terroriste international. Retour sur la vie du « Che ».
Dans le livre « la face cachée du Che », Jacobo Machover expliquait déjà les dessous de la personnalité du Che Guevara :
Innombrables sont les intellectuels qui ont chanté le Che, sans avoir lu une seule ligne de ses écrits. Il semble déverser leurs propres fantasmes sur un personnage réduit à deux photos, celle d’un homme coiffé du béret à l’étoile solitaire, regardant au loin vers un avenir qu’il imaginait sans doute radieux, et celle d’un cadavre torse nu, ressemblant vaguement au Christ gisant du tableau du peintre italien du quattrocento, Andrea Mantegna. Ces images de Che Guevara visent, avant tout, à occulter ses paroles. Jacobo Machover a choisi pour sa part de s’immiscer dans les aspects les plus secrets de sa vie, dans ses pensées les plus profondes, à travers l’analyse de ses textes et des témoignages de certains de ses proches. Il tente de percer à jour ses contradictions. Il montre ainsi le révolutionnaire à la fois dans sa dimension utopique et dans son insensibilité et sa cruauté quotidiennes. Tour à tour rebelle, bourreau et victime. Jamais univoque, ce livre démonte l’immense malentendu qui s’est greffé autour du mythe du Che. Et l’on découvre, derrière le libertaire romantique, un stalinien fanatique, simple pièce dans l’échiquier de Fidel Castro.
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