Où est Steve ? Depuis un mois, le jeune homme est introuvable. Par voie d’affichage, mais aussi par une campagne de presse insidieuse, certains essaient d’imposer l’idée que la police serait directement responsable de la noyade présumée de Steve Maia Caniço, en marge de la fête de la Musique. Même des élus s’y sont joints. Paradoxalement, parmi les contributeurs qui s’activent le plus sur les réseaux sociaux pour orienter les esprits vers une présomption de culpabilité de la police figurent… un professeur de la fac de droit de Nantes et un collaborateur du quotidien Presse Océan.

Pourtant, les avancées de l’enquête devraient les inciter à la prudence.

Le portable de Steve aurait cessé d’émettre plus de 45 minutes avant l’arrivée de la police sur les lieux

Selon nos informations en effet, le portable de Steve aurait cessé d’émettre plus de 45 minutes avant l’arrivée de la police sur les lieux. « J’ai déjà eu à gérer des noyades », nous explique un policier breton. « Quand le portable tombe dans l’eau, il cesse d’émettre, c’est clair, net et précis ».

Ce qui semble une observation en apparence anodine est en réalité capitale, car elle démonte le principal argument du collectif – largement inspiré par l’extrême-gauche nantaise – selon lequel Steve est tombé à l’eau après la charge policière. Et fragilise les arguments des 85 fêtards qui ont déposé une plainte collective contre X pour mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires par des personnes dépositaires de l’ordre public – une incrimination qui vise l’action de la police, noir sur blanc.

Photo : Breizh-info.com

Des chutes en Loire causées par l’intervention de la police : la thèse de l’extrême-gauche en PLS

Pis, une autre observation du même rapport fragilise encore un peu plus cette incrimination : 8 personnes seraient déjà tombées dans l’eau aux abords immédiats de la soirée avant que les policiers n’interviennent. « Des gens étaient tellement saouls qu’ils tombaient dans l’eau en pissant, puis remontaient ensuite », relève un proche du dossier.

Ivres, mais aussi drogués – car les produits stupéfiants circulaient en masse dans cette fête, pas interdite par les pouvoirs publics malgré les risques et l’absence de sécurisation – et qui s’apparentait quasiment à une rave sauvage en pleine ville. Dans la mesure où rien n’empêchait les gens de tomber dans la Loire – le quai n’était pas clôturé, il ne l’est pas non plus d’habitude et les murs de sons, contrairement aux habitudes, étaient placés perpendiculaires au fleuve et non le long de celui-ci, des chutes accidentelles étaient fort possibles.

S’il y a eu effectivement 14 chutes dans la Loire ce soir là, il semble y en avoir moins eu après l’intervention de la police – du gaz lacrymogène pour évacuer le terrain et dégager leur collègue caillassé qui se faisait tabasser à terre par des fêtards – qu’avant. La thèse de l’extrême-gauche est en PLS.

D’ailleurs, dix policiers blessés au cours de l’intervention – dont un qui a eu 14 jours d’ITT après une plaie ouverte à la jambe – ont déposé plainte pour violences sur des personnes dépositaires de l’autorité publique. Mais ceux là n’ont pas fait l’objet de tant d’hommages des élus et de la presse mainstream.

LM

Crédit photo de couverture : Pepie34/Wikimedia (cc)
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