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Les années se suivent et se ressemblent en Afrique, et la barbarie ne semble jamais devoir s’y arrêter. Lundi, en quelques heures, de nombreuses informations plus inquiétantes les unes que les autres au sujet du continent africain ont encore été dévoilées par les médias européens.
Massacre entre tribus au Soudan, symbole des troubles de l’Afrique
Le Soudan est l’un des pays symbolisant le plus cette violence quasi-permanente. Les famines succèdent aux guerres et les guerres aux famines. Ce cycle infernal s’est poursuivi lundi avec un nouveau massacre. Une quarantaine d’hommes ont été tués et deux cents autres ont été blessés lors d’affrontements entre tribus rivales de l’état de la Mer Rouge, à l’Est du pays.
Le président soudanais avait été destitué quelques jours plus tôt par l’armée, entraînant certaines régions dans le chaos.
Amnesty International observe le Zimbabwe et le Cameroun
La célèbre ONG Amnesty International s’inquiète de son côté des événements survenus au Zimbabwe et au Cameroun. Le premier cas concerne le nouveau président zimbabwéen Muleya Mnangagwa dont le gouvernement serait déjà auteur de mesures liberticides et d’actes de tortures sur des opposants depuis les élections du 30 juillet dernier. Amnesty International demande par ailleurs que toute la lumière soit faite sur les assassinats de deux femmes et de leurs enfants au nord du Cameroun avant l’ouverture du procès des militaires accusés de les avoir commis.
Les camionneurs pris pour cibles et tués en Afrique du Sud
En Afrique du Sud, il ne fait pas bon être étranger. L’on connaissait le danger permanent planant au-dessus des Boers, les fermiers blancs étant régulièrement traqués et tués par les héritiers spirituels de Nelson Mandela, mais ce sont maintenant les camionneurs qui sont pris pour cibles. Une association de défense des droits de l’homme a annoncé lundi que près de deux cents routiers étrangers – y compris de pays voisins – ont été assassinés par leurs homologues sud-africains depuis un an et demi. Le gouvernement se montre jusqu’à présent très laxiste sur la violence des Noirs d’Afrique du Sud, que ce soit sur les Boers ou les camionneurs.
Le Mali et le Burkina Faso unis contre les islamistes ?
Dans un autre registre, le Mali essaie tant bien que mal de se dépêtrer de la présence islamiste sur son territoire, qui, comme nous l’évoquions le 31 juillet dernier, fait des ravages. Le pays souhaite en effet établir un partenariat avec l’un de ses voisins, le Burkina Faso, dont l’armée a elle aussi été attaquée par les djihadistes. Vingt-quatre soldats ont en effet été tués le 19 août.
Quid de la Côte d’Ivoire ?
Pas de violence à déplorer cette semaine en Côte d’Ivoire mais la situation politique ne pousse pas à l’optimisme. Le Front Populaire Ivoirien, principal parti d’opposition, a annoncé ne pas vouloir participer à la commission d’organisation de l’élection présidentielle de 2020, estimant que le processus ne garantissait pas l’impartialité du scrutin.
Le continent entier semble déstabilisé et les nouvelles vagues migratoires d’Africains vers l’Europe ne vont pas diminuer les inquiétudes du Vieux continent sur leurs conséquences.
Crédit photo : DR
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