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La violence a franchi un nouveau cap à Brest. Cette fois, c’est une bande armée qui s’est introduite dans le lycée Dupuy-de-Lôme pour régler ses comptes avec un élève d’origine albanaise.
Brest : un coup de feu tiré dans le lycée !
Le lycée Dupuy-de-Lôme, situé dans la rue du même nom à Brest, a été le théâtre d’une improbable scène de violence mercredi 4 septembre. Aux environs de 15 h 30, une bande de jeunes cagoulés et armés pour certains de battes de baseball a fait irruption dans la cour de l’établissement. Parmi les jeunes impliqués dans cette attaque se trouveraient d’ailleurs, selon des témoins, des anciens élèves du lycée Dupuy-de-Lôme n’y étant plus scolarisés à l’heure actuelle.
L’effet de surprise est d’autant plus présent pour les élèves que l’équipe en question, composée d’une dizaine d’individus, a alors pénétré par l’arrière du lycée via un accès censé être fermé… Une fois à l’intérieur, la bande se dirige vers un élève d’origine albanaise scolarisé en classe de terminale.
Ce dernier, loin d’être décontenancé par la situation, avait prévu de quoi recevoir ses assaillants puisque il était en possession de deux marteaux cachés dans son sac de cours. S’en suit donc une bagarre à laquelle des enseignants vont tenter de mettre un terme. Au cours de l’action, un coup de feu a été tiré par une arme de poing. Un fait confirmé par une douille retrouvée ultérieurement.
Par ailleurs, une jeune fille, étrangère à l’histoire mais coincée dans la confusion générale a été blessée par un coup de batte de baseball. Elle terminera sa journée aux urgences brestoises.
Une longue suite de règlements de comptes ?
Ce nouvel épisode de violence à Brest s’inscrit dans une actualité déjà chargée en la matière. Dans la nuit du 28 au 29 août, plusieurs incendies volontaires avaient été perpétrés dans différents quartiers brestois et trois hommes d’origine albanaise avaient alors été interpellés par la police.
Des faits qui avaient lieu seulement un jour après une rixe entre les délinquants des deux quartiers de Kerourien et Pontanézen. L’affrontement avait conduit à une fusillade dans laquelle deux personnes furent blessées et hospitalisées.
L’insécurité se développe donc tranquillement à Brest sans qu’aucune réaction de fermeté des élus locaux, à commencer par celle du maire François Cuillandre, ne soit à noter. Jusqu’à quand ?
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