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Malgré un bon score, c’est une petite désillusion pour Matteo Salvini (Lega) à l’occasion des élections régionales d’Émilie-Romagne qui se sont déroulées ce week-end. Le leader de la droite italienne, en forte poussée partout dans le pays, n’a en effet pas réussi, comme il l’entendait, à arracher ce bastion historique de la gauche italienne, alors que les sondages laissaient entrevoir une possible victoire.
Au final, alors qu’une bonne partie des dépouillements avaient eu lieu dimanche 26 au soir, le président sortant de la région, Stefano Bonaccini (Parti démocrate, centre gauche), devançait l’alliance de la droite et du centre droit avec un score autour de 50 % des voix, son adversaire Lucia Borgonzoni aux environs de 43 %. Car ce que ne précise pas ou peu la presse, c’est qu’il ne s’agit pas que de la Lega, mais aussi de 6 partis de droite et de centre droit, notamment les Jeunes pour l’environnement, qui s’étaient ralliés derrière la Lega.
C’est la forte mobilisation (67,67 %) qui a sans doute provoqué l’échec du candidat soutenu par Salvini, sachant que le système s’est mobilisé comme rarement (avec notamment cette création artificielle du mouvement des sardines) pour « faire barrage » à Salvini. « L’arrogance ne paie jamais » a commenté Bonaccini, faisant référence à la campagne électorale de la Lega qui insistait notamment sur la volonté de « libérer » la région de la gauche. « Nous avons déjà été libérés il y a 75 ans » a renchérit le président de la région, tandis que Salvini, reconnaissant sa défaite, a toutefois signalé que « Quelque chose va changer à Rome demain ». Il faudra pour cela remporter les autres élections à venir en mai et juin…
On notera aussi la déroute du Mouvement 5 étoiles, qui ne dépasse pas les 4 %.
La défaite en Émilie-Romagne ne peut toutefois pas masquer la percée historique de la droite et du centre droit dans un bastion rouge. À comparaison avec la France, c’est un peu comme si une alliance à droite emmenée par le Rassemblement national réalisait un score de 45 % en Bretagne, à l’occasion d’une élection régionale…
Victoire du candidat soutenu par Salvini en Calabre
Dans le récit de cette soirée électorale, vous risquez de chercher un peu avant de trouver le résultat d’une autre élection régionale (la deuxième) en Italie en cette fin janvier (les autres se dérouleront en mai et juin). La Calabre. Il est vrai que l’AFP n’a sans doute pas envie d’évoquer à voix haute la victoire du candidat soutenu par Salvini dans la région.
La candidate du centre droit, Jole Santelli, qui faisait partie elle aussi de l’alliance de tous les partis de droites et du centre droit, a écrasé la concurrence avec 55,7 %, devant la gauche qui obtient 30,2 % (de nombreux bureaux n’ont pas encore été dépouillés). Là encore, le candidat du Mouvement 5 étoiles s’effondre, avec moins de 7 %.
Désormais, cap sur les mois de mai et juin en Italie. La gauche détient actuellement 7 régions sur 8. Voici désormais que le score est de 1-1. Balle au centre, tandis que les 6 autres régions pourraient basculer dans l’escarcelle de l’alliance de la droite et du centre dont la Lega constitue le vaisseau amiral.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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