Carquefou. La municipalité domicilie 100 Roms et gère leurs 2000 courriers annuels

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Encore un coût caché de l’immigration qui ressort au gré d’une passe d’armes entre l’association pro-migrants Vivre ensemble à Carquefou (A.V.E.C) et la mairie de droite de Carquefou, commune résidentielle du nord-est nantais. Après que l’association ait accusé la mairie de n’avoir rien fait pour cinq familles Roms dont les caravanes ont brûlé sur un campement illégal au Moulin Boisseau, la mairie a fait état de ce qu’elle faisait pour les Roms. Quant aux carquefoliens, eux, ils paient et n’ont pas leur mot à dire.

La présidente de l’association, Chantal Sorin, a ainsi déclaré dans les colonnes de nos confrères d’Ouest-France : «  Nous voudrions remercier les citoyens de Carquefou et les associations Carquefou-Partages, la Croix-Rouge, ainsi que le pôle solidarité de la paroisse Saint-Pierre – Saint-Étienne-sur-Erdre. La rapidité des réponses a permis de parer les besoins les plus urgents. Nous regrettons que la municipalité n’ait pas voulu, ou osé, s’associer à cette solidarité ».Elle facilite l’accès au logement pour des Roms, notamment aux alentours (Saint-Mars-du-Désert) et leur emploi chez les maraîchers voisins.

L’association A.V.E.C a pour objet de «  faciliter l’accès aux droits fondamentaux pour les migrants installés sur la commune de Carquefou en liaison avec les autres acteurs de la commune. Accompagner leur insertion sociale et citoyenne en refusant les discriminations et les violations des droits humains ». Elle a comme présidente l’artiste Chantal Sorin, bénévole à la paroisse et candidate sur la liste socialiste en 2014, et comme co-présidents Corinne Simon, prof d’histoire-géographie en retraite et Hervé Dalibert, formateur à l’ARIFTS (association régionale pour l’institut de formation en travail social).

La mise en cause de la municipalité, à un peu plus d’une semaine du premier tour, fait réagir le maire adjoint en charge de la solidarité, Bernard Scovidière, dans les colonnes de Presse-Océan ce 7 mars : « les services ont fourni aux familles [rom sinistrées] les coordonnées de l’association Saint-Benoît Labre en vue d’une solution de relogement ainsi qu’une copie de leurs pièces d’identité […] ces familles ont confirmé aux services municipaux avoir été relogées dans d’autres caravanes du camp ».

Les Roms installés illégalement à Carquefou sont une charge pour la commune : « tous les enfants dont les parents en font la demande sont scolarisés dans les différentes écoles de la ville, qui s’est organisée pour les accueillir aussi à la cantine scolaire […] les familles qui le souhaitent sont domiciliées au CCAS. Cela représente près de 100 personnes Roms actuellement domiciliées et la gestion annuelle de près de 2000 courriers ».

Quant aux habitants de Carquefou ? Ils n’ont pas leur mot à dire, alors qu’aux abords des installations des Roms, ils souffrent d’intrusions, de vols, de cambriolages, de la saleté… comme en 2016 aux abords du Moulin Boisseau (lire notre enquête) ou plus récemment aux confins de Nantes et Carquefou à Port la Blanche, lorsque le branchement sauvage des Roms a entraîné l’arrêt de la station de refoulement du réseau d’assainissement et l’inondation de plusieurs maisons par les eaux d’égouts, pour Noël 2019. Leur seul droit : payer toujours plus d’impôts, que ce soit à Nantes, ville socialiste, ou Carquefou, commune « de droite »

Louis Moulin

Crédit photo : DR
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