« Quand j’ai vu que beaucoup de soignants n’avaient presque plus de masques, ça m’a mis hors de moi ».

Anthony, habitant de Brunoy (Essonne), a décidé d’agir, malgré le confinement. Equipé d’une imprimante 3D, ce père de famille fabrique depuis une semaine des visières de protection pour les pharmacies, médecins et personnel soignant des cliniques et hôpitaux de son secteur. Il crée la structure rigide qui entoure le front avec son imprimante puis y insère une feuille plastique transparente de format A4 qu’il est allé chercher dans des classeurs et porte-documents. Pour la livraison, un réseau d’amis se relaie pour récupérer les visières et les distribuer gratuitement dans les hôpitaux.

En Bretagne aussi, certains se lancent dans la production : Une dizaine d’enseignants-chercheurs de l’ENSTA, à Brest, prête main forte aux équipes médicales du Centre hospitalier. Il viennent aussi de lancer l’impression en 3D de visières de protection.

D’une imprimante 3D à l’autre, le temps de fabrication est très variable. Il faudra en moyenne, une à douze heures pour obtenir une visière de qualité. Celle-ci est réalisée à partir de bobines de PLA, un plastique à base d’amidon de maïs, un polymère biodégradable « qui présente l’avantage d’être très courant, pas toxique et accepté en milieu médical ».

La collaboration entre cette école supérieure de Brest et l’hôpital ne s’arrêtera pas à la production de visières de protection. L’ENSTA est déjà en train de mettre au point des ventilateurs de réanimation.

C’est dans les crises que les génies se réveillent !

Crédit photo :DR
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