Réchauffement climatique

Les ours polaires de l’Arctique sont dans une situation critique et leur existence est menacée d’ici à la fin de ce siècle. Ils rencontrent déjà des difficultés pour se nourrir en été.

Des ours polaires disparus d’ici 2100 ?

C’est une nouvelle étude venant tirer la sonnette d’alarme sur la situation des ours polaires et sur leur possible disparition à l’horizon 2100 en raison du changement climatique. Des travaux publiés par Nature Climate Change le 20 juillet avec un ton résolument pessimiste.

Le problème réside dans le fait que ces ours sont actuellement incapables de se nourrir en l’absence de banquise. Les chercheurs indiquent que « la chute de la reproduction et de la survie va mettre en danger la persistance de presque toutes les sous-populations d’ici 2100 ». Autre élément guère encourageant dans cette étude, même dans un scénario plus favorable, l’extinction de ces ours polaires ne serait que repoussée.

Par ailleurs, indice supplémentaire de la situation très précaire de ces ours, les cas de cannibalisme entre ces animaux ont augmenté depuis un certain temps, comme le soulignait d’autres travaux publiés au mois de février dernier. Des comportements qu’expliquerait en partie le manque de nourriture dans la zone polaire.

Un territoire en constant recul

Avec le changement climatique, outre la réduction des victuailles, c’est aussi à une diminution de leur territoire que les ours polaires sont confrontés dans les régions de l’Arctique. Si l’animal a su jusqu’ici affronter la période estivale de la fonte des glaces en jeûnant, la durée de cette dernière est de plus en plus longue et le retour de la glace dure est plus tardif. En l’absence de celle-ci, les ours ne peuvent alors pas chasser les phoques, leur procurant une alimentation riche et doivent parfois se rapprocher des zones habitées par l’homme pour se nourrir. Avec les risques que cela comporte.

Quant au recensement de la population actuelle d’ours polaires dans les régions arctiques, les scientifiques évaluent leur nombre à environ 25 000 individus, répartis en 19 sous-populations distinctes au Canada, en Alaska, en Sibérie, au Svalbard et au Groënland.

Mais ces groupes ne seraient pas tous menacés avec la même intensité. Que faire face à cette extinction quasi-programmée ? Aucune solution viable n’existe pour l’instant et les chercheurs à l’origine de l’étude sont formels si la hausse de la température engendrée par le changement climatique se poursuit au même rythme qu’aujourd’hui : les ours disparaîtront.

Pour rappel, la surface de la banquise dans l’Arctique a diminué d’environ 13 % par décennie depuis que les enregistrements par satellite ont commencé à la fin des années 1970.

AK

Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/Myriams-Fotos)
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