Pour la messe : des manifestations dans toute la France, le gouvernement plie, mais ne rompt pas

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Après avoir initié un mouvement national et connu diverses péripéties (manifestation déplacée, messe interdite) les catholiques nantais ont pu manifester de nouveau ce dimanche, place Graslin. Ils ont été, malgré une météo matinale dantesque, près de 500 à braver les éléments. Une cinquantaine de manifestations ont eu lieu partout en France. Le lendemain, après une réunion avec des évêques bien moins remontés que leurs fidèles, le gouvernement a accepté de rétablir les messes, mais pas avant le 1er décembre, d’après le communiqué de la CEF.

Près de 59 rassemblements ont eu lieu en France – les manifestations devant Saint-Sulpice à Paris et à Grenoble ont été interdites au prétexte qu’il s’agissait de prières publiques, bien que rien ne les interdise. A Rennes, une journaliste de Quotidien a tenté de faire intervenir la police contre les manifestants, affirmant qu’ils priaient et que c’était interdit – une attitude diversement appréciée et beaucoup commentée, y compris par ses confrères, même de gauche.

Un mouvement nantais devenu national

Des rassemblements ont ainsi eu lieu à Moulins, Vichy, Nice, Marseille, Caen, Lisieux, Saintes, Bourges, Saint-Brieuc, Bergerac, Valence, Nîmes, Toulouse, Arcachon, Bordeaux (300), Montpellier, Rennes donc (250 personnes le samedi soir, une autre manifestation dimanche soir), St Malo, Tours, Grenoble, Dax, Orléans (100), Saint-Etienne, Nantes, Angers (300), Châlons, Reims, Vannes, Sainte-Anne d’Auray, Metz, Compiègne, Senlis, Clermont-Ferrand, Lescar, Bayonne, Strasbourg (100), Colmar, Lyon, Villiers-Morgon, Chambéry, Rouen (un peu moins de 100), Meaux, Fontainebleau, Bourron-Marlotte, Rambouillet, Saint-Germain en Laye (600), Versailles (600), Bougival, Draguignan, Toulon, Luçon, la Roche-sur-Yon, Poitiers (30), Sens, Bois-Colombes et Saint-Maur des Fossés.

La diversité des rassemblements et des manifestants – venus de tous types de paroisses, de la ruralité comme des villes, témoigne d’une fronde catholique devenue nationale. D’ailleurs, malgré des évêques toujours très en avant pour relayer le discours du gouvernement, bien moins celles de leurs fidèles (et donateurs du denier du culte), le gouvernement a commencé partiellement à plier, annonçant aux évêques lundi matin une « reprise maîtrisée à partir du 1er décembre ».

De nouveaux rassemblements sont donc en préparation – un nouveau a été annoncé à Rennes ce 22 novembre (15h Ste Melaine), un autre à Brest (16h30 St Louis), un est en préparation à Nantes. 

Marc Billig, Nantes : « la position des évêques, ce n’est pas notre débat. Nous sommes laïcs, nous voulons qu’on nous rende la messe »

Marc Billig, un des organisateurs de Pour la Messe à Nantes, a  précisé à Breizh-info. « Notre message, c’est rendez nous la messe, tout simplement ». Interrogé sur la position de certains évêques, qui se sont désolidarisés publiquement des manifestants, notamment à Nantes, Paris, Versailles, Valence… mais pas beaucoup plus d’ailleurs, il répond : « La position et les avis des évêques, ce n’est pas notre débat. La position de l’évêque, elle est ce qu’elle est. Moi je suis laïc, libre dans l’air, on peut revendiquer ce que nous pensons être bon et nécessaire, c’est d’ailleurs auprès du gouvernement que je revendique ».

Gouvernement qui autorise cependant à enterrer avec une assistance de 30 fidèles, et marier avec six fidèles maximum. « Il y a un côté illogique dans les mesures du gouvernement. En tant que Français, nous manifestons notre protestation pour le gouvernement. Notre mouvement nantais a essaimé dans toute la France, ça va continuer et c’est formidable ».

Fait nouveau, le rassemblement Pour La Messe s’est choisi un responsable de la communication, qui n’est autre que Jérôme Duchesne. Ce dernier nous explique que « le rôle des évêques c’est de dialoguer avec le gouvernement, notre rôle, c’est d’aller dans la rue. Nous avons rencontré les vicaires généraux et échangé avec eux, ils ont compris notre manque de messe et notre soif de sacrements ».

Louis Moulin

Crédit photo : Breizh-info.com
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1 COMMENTAIRE

  1. Le gouvernement se sachant incapable de vérifier la distanciation et le port du masque dans les mosquées où il se garderait bien d’entrer et alors que ces mêmes mesures sont appliquées dans les églises et synagogues, il préfère interdire les offices dans tous ces lieux de culte. C’est toujours pareil, en France, plutôt que de sanctionner une minorité (car ça serait la cibler, la pointer du doigt et donc prétendument la « stigmatiser »), on préfère interdire à tous ; comme ça pas de jaloux !
    Et donc, de fait, actuellement, ce sont les minorités braillardes et violentes qui font la loi ; pas l’Assemblée Nationale ! Marre à la fin ; ça va mal finir !

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