Les Dark Kitchen, l’anti restauration par excellence ?

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Plus les nouveaux concepts scabreux déferlent sur l’Europe, plus on est en droit de s’interroger sur la politique de colonisation mentale – plus qu’une libération – que les USA mènent sur notre continent depuis des décennies.

Alors que le secteur de la restauration est touché de plein fouet par les mesures sanitaires délirantes imposées par les gouvernements, certains, dans l’ombre, réfléchissent déjà à un rebond économique potentiel : le concept de Dark Kitchen, de cuisine fantôme ou de l’ombre pour traduire littéralement, est un des phénomènes venu d’Outre-Atlantique et qui semble germer dans des esprits pour qui le mot « limite » semble ne plus exister.

L’économie dans ce secteur semble en plein boom, et des millions d’euros sont levés par certaines enseignes pour développer le concept.

Qu’est-ce qu’une dark kitchen ?

Dans la foulée de l’apparition des plateformes de livraison – vous savez, celles qui sous payent leurs personnels, qui font travailler des immigrés clandestins, et qui se font passer ensuite pour des grands philanthropes – le concept de cuisine fantôme est né. Le principe ? Faire de l’argent rapidement, en se spécialisant dans la cuisine uniquement, sans les contraintes d’un restaurant traditionnel.

En gros, vous louez des locaux, vous les aménagez en cuisine, vous employez de la main d’oeuvre pas chère à cuisiner quelques plats prisés par les consommateurs, vous vous associez à une plateforme de livraison dont raffolent les esclavagistes modernes, et vous avez votre petite entreprise, votre « Dark Kitchen ».

En France, elles seraient 1500 aujourd’hui, sachant que cette économie est en plein essor (et va de pair avec l’économie de la malbouffe bien entendu, toujours plus vite, toujours moins bon). Deux enseignes se partagent pour le moment le butin : Taster et Dark Kitchen.

Avec la fermeture programmée de nombreux restaurants en raison de la tyrannie sanitaire actuelle, ces entreprises vont avoir un boulevard pour prospérer : l’aubaine est importante, car imaginez un « restaurant » qui ne vous oblige pas à avoir un local bien situé, un local à surface réduite, un local sans personnel de salle, et beaucoup moins de comptes à rendre…

La dark kitchen : L’anti restauration par excellence

Avec l’apparition (et l’invasion programmée) de ces dark kitchen, c’est l’avènement de l’anti restauration par excellence. Plus question d’inviter des amis au restaurant après un apéritif dans un bar de quartier. Plus question de profiter d’une jolie table, d’une jolie décoration, de nouvelles saveurs et spécialités.

La dark kitchen, c’est la standardisation absolue de la nourriture (la plupart des enseignes qui existent actuellement proposent essentiellement des burgers, de la nourriture dite asiatique, ou des tacos…) mais aussi la rupture définitive du lien social (manger chez soi, s’interdire toute rencontre potentielle, ne plus pouvoir s’enrichir des connaissances d’un sommelier ou d’un maître d’hôtel…), rupture qui irait parfaitement dans la continuité de la fermeture forcée de nos enseignes aujourd’hui.

C’est enfin le triomphe de la société robotisée et paresseuse (le jeune européen qui n’a plus goût au moindre effort et qui, multipliant les faux taxis car incapables de marcher quelques kilomètres, se fait livrer de la nourriture dans son lit le dimanche par un esclave auto entrepreneur venu du fin fond de la pampa africaine).

Le Covid, le confinement, une aubaine pour les chaines contre l’hôtellerie restauration traditionnelle ?

On peut regretter l’explosion de ces dark kitchen, comme de ces plateformes de livraison. Elles sont une réalité. «Le confinement a joué un effet accélérateur dans le développement de la restauration livrée», explique Deliveroo au journal Le Figaro. «Le Covid a fait gagner 3 ans au marché», ajoute Anton Soulier, ex-cadre de Deliveroo et fondateur de «Taster».

Voici ce que nous indique la suite de l’article : 

Cet essor est aussi permis par le modèle économique de ces établissements qui jouissent d’un seuil de rentabilité peu élevé. En effet, pour créer une «Dark Kitchen», il suffit d’installer une cuisine et ses cuisiniers dans un lieu à forte densité de population pour être visible sur les applications. Inutile, donc, de se ruiner dans un local qui a pignon sur rue. «L’investissement est 6 à 10 fois moins cher que celui d’un restaurant classique, en fonction de l’équipement que l’on choisit. Outre la localisation, on économise sur la surface et la décoration, n’ayant pas besoin de salle pour accueillir les clients», explique Jean Valfort. «L’investissement pour un restaurant traditionnel va de 100 000 à 1 million d’euros. Or, à partir de 50 000 euros, il est possible de créer une marque virtuelle», détaille Anton Soulier. Ces coûts fixes moins importants sont toutefois émoussés par celui des livraisons. «Le pourcentage reversé aux plateformes peut représenter de 20% à 35% des recettes», précise le fondateur de «Taster».

Le confinement, et la crise du Covid-19 pourrait provoquer un cataclysme dans le monde de l’hôtellerie-restauration : alors que plus d’un établissement sur 3 se trouve actuellement menacé de fermeture définitive, les chaines, les rois de la standardisation, continuent de faire de l’argent (comme Amazon dans un autre secteur au détriment des libraires, des vendeurs…).

Au final, cette crise, et ces mesures sanitaires imposées par les Etats à la population, pourraient achever de tuer l’ancien monde, et laisser place à une société dans laquelle, avec votre smartphone, vous pourrez commander un livre livré dans l’après midi histoire de passer le temps dans le faux taxi commandé pour vous rendre de votre porte à chez votre ami à 3km de là (hors de question de parler à un chauffeur quand même…).

Avant de dévorer chez lui un burger et un double tacos livrés par un Afghan payé moins que le SMIC, nourriture cuisinée au d’une dark kitchen dont le local se situe dans une cité du 93, employant une famille d’immigrés clandestins burkinabais.

On est loin, très loin de la série « à pleines dents », apologie de la gastronomie française par Gérard Depardieu, une gastronomie, et une restauration, sacrifiées sur l’autel de la tyrannie sanitaire et de la standardisation…

YV

Crédit photo : DR
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1 COMMENTAIRE

  1. « Né_faste (world) food_(d)ingue » !!…
    Nouveauté : au pays de Vatel, c’est Mamadou qui assemble la ‘reset’ (réinitialisation) nutritive !!…

    Fidèle Gastro

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