Saint-Nazaire. Des trafiquants de drogue nord-africains interpellés

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Ce 19 janvier, près de 323 gendarmes et policiers investissaient une vingtaine adresses à Méan-Penhoët, Montoir-de-Bretagne et Trignac pour interpeller fournisseurs et petites mains d’un réseau de vente de drogue place de l’Amérique Latine. Le trafic était effectué par des clandestins originaires principalement du Maghreb.

Sans surprise, la plupart des 32 protagonistes arrêtés, dont trois se disent mineurs et cinq sont des femmes – sont des clandestins  originaires du Maghreb. Aucune d’entre elle n’avait de travail légal. Les fournisseurs achetaient la drogue en gros auprès de fournisseurs au Havre, à Toulouse, Marseille, mais aussi en Espagne, et revendaient aussi en demi-gros dans les quartiers « sensibles » de la ville.

Un réseau actif depuis septembre 2019

Le réseau était actif depuis septembre 2019 ; 13 des 32 personnes interpellées ont été déférées et placées en détention provisoire. Lors des perquisitions, près de 67.190 € en espèces ont été saisis, ainsi que des quantités de drogue : 172 grammes de cocaïne [10.000 € à la revente au détail], 443 grammes d’héroïne [17.800 € à la revente au détail], 617 grammes de résine de cannabis [4000 € à la revente au détail]. Pas d’arme saisie en dehors d’un pistolet d’alarme ; en revanche une Audi A5 a aussi été trouvée par les forces de l’ordre et saisie.

L’argent du trafic de drogue – dont il reste encore à quantifier les revenus ainsi que les quantités écoulées, à Saint-Nazaire, Trignac et Montoir – était réinjecté en partie dans les pays nord-africains où les têtes de réseaux avaient des actifs. Un schéma que l’on retrouve aussi sur des trafics nantais.

« On a déjà vu des affaires où l’argent sert à acheter des maisons en Algérie, Maroc ou Tunisie, des affaires là-bas, et même des troupeaux de chameaux », se rappelle un policier nantais. « Et puis autant les avoirs criminels peuvent être facilement saisis en France ou en UE, autant là-bas c’est plus difficile, d’autant que souvent, ce n’est pas en leur nom mais au nom de parents plus ou moins éloignés ».

Louis Moulin

Photo d’illustration : DR
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