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Une grande ville comme Nantes se préoccupe de ceux qui ont des besoins matériels spécifiques : enfants, personnes âgées, handicapés… Quant aux mœurs de chacun, on imaginerait que c’est une affaire privée et que les services de Johanna Rolland n’ont pas à s’en mêler. Erreur ! Nantes Métropole recrute en ce moment un « Responsable appui et développement ville non sexiste et LGBTQIA+ ». Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.
Ce recrutement éclaire au passage un pan de l’effarante technostructure bâtie par Nantes Métropole. Le poste est ainsi défini :
Au sein de la mission accompagnement et expertises (MACOME) de la direction de l’égalité (DIREGAL), le•la responsable appui et développement contribue à l’animation du marqueur égalité et justice sociale et à sa prise en compte à 360° au sein de la collectivité. Il•elle est responsable du pilotage de la politique publique ville non sexiste avec une prospective sur 10 ans. Cette politique publique est l’un des axes stratégiques à forts enjeux du marqueur égalité, pour ce mandat.
Et ce n’est pas tout : on découvre que la DIREGAL comprend aussi un COPIL sur la politique publique ville non sexiste, tandis que la MACOME dispose d’une « équipe ville non sexiste (2 cadres) », sans parler des « instances de gouvernance techniques de la politique publique » que la personne recrutée devra « co-piloter avec la direction ».
LGBTQIA+, ques aco ?
On imaginerait que les qualités nécessaires pour aborder ces sujets sont le respect des autres, l’équité, la loyauté, l’écoute, la patience, etc. Il n’en est rien. Le mouton à cinq pattes recherché aura une « capacité à soutenir et à développer l’action publique de l’égalité et à rendre compte de manière synthétique, dans un environnement complexe et sensible ». Il aura aussi une « réelle compréhension des enjeux de d’égalité et de justice sociale, de la ville non sexiste, de lutte contre les discriminations ». Sans doute dispose-t-il aussi d’une bonne maîtrise du point médian et d’une solide connaissance des sigles administratifs : « LGBTQIA+ » n’est pas explicité dans l’annonce. On aimerait que Nantes Métropole l’écrive en toutes lettres, au nom de la clarté des documents administratifs. Et qu’elle explique un peu ce qu’elle range dans le « + » : le responsable appui et développement ville non sexiste et LGBTQIA+, n’a que deux bras, quand même.
Nantes respecte ainsi à la lettre la loi de Parkinson, savamment calculée par Cyril Northcote Parkinson au milieu du 20e siècle. Selon cette loi, les bureaucrates se créent mutuellement du travail, si bien que les effectifs augmentent perpétuellement « indépendamment de toute variation de la quantité du travail (éventuel) à effectuer ». Quant au financement, les contribuables sont là pour ça.
Il s’agit d’un poste de cadre de catégorie A, relativement haut placé dans la hiérarchie municipale, donc (salaire mensuel moyen en 2019 : 3 202 euros). Le poste est à pourvoir le 1er janvier 2022. Les entretiens de recrutement auront lieu le vendredi 7 janvier 2022 (Courteline pas mort).
Photo : mairie de Nantes, photo Breizh-info, droits réservés
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Une réponse à “LGBTQIA+ : Nantes Métropole recrute pour la MACOME un co-animateur du COPIL de la DIREGAL”
ce qui prouve bien que l’abstention est un piège à cons;
n’oubliez pas d’aller voter car eux y vont