Loire-Atlantique : Axel Casenave, le maire de Couëron qui refuse de céder face aux militants pro-Roms

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À Couëron, commune de l’ouest de la métropole nantaise, l’arrivée le 21 avril 2026 d’un convoi de caravanes appartenant à des familles roms installées illégalement sur un terrain départemental, route de la Minée, a provoqué une crise politique locale qui s’envenime de jour en jour. Le maire divers droite Axel Casenave, élu récemment, refuse à la fois le raccordement du campement à l’eau potable — pourtant pris en charge financièrement et techniquement par Nantes Métropole — et la mise en place d’un dispositif de scolarisation des enfants. Des élus d’opposition, de la gauche locale et des associations militantes pro-Roms ont tenté ce lundi 4 mai d’obtenir un rendez-vous avec l’édile. Ils ont été reconduits hors de la mairie par les gendarmes, sans incident.

Un campement de plus, une mairie qui refuse de céder

Le terrain occupé appartient au département de Loire-Atlantique. Le convoi de caravanes y est arrivé après avoir été délogé d’un site situé à Bouguenais, puis après un passage par Saint-Herblain. Cette logique de déplacement de commune en commune — chaque municipalité tentant tour à tour de s’en débarrasser — est désormais bien connue dans l’ensemble de la métropole nantaise, qui figure parmi les territoires français les plus concernés par les implantations illégales de campements roms d’origine est-européenne, principalement roumaine et bulgare.

À l’arrivée à Couëron, l’équipe municipale a refusé de mettre en œuvre les dispositifs habituellement déclenchés dans la métropole : raccordement temporaire à l’eau via l’association Solidarités International, mise à disposition de bennes par Nantes Métropole pour la gestion des déchets, et accompagnement administratif pour la scolarisation des enfants. Le coût de ces dispositifs est intégralement assumé par la métropole socialiste dirigée par Johanna Rolland, et non par la commune. Le refus du maire est donc purement politique.

Les associations militantes — le Collectif écolo-citoyen, Rom Europe, le groupe La France insoumise au conseil municipal sous l’étiquette « Redonnons des couleurs à Couëron » — qualifient ce refus de violation du droit, invoquant les conventions internationales en matière d’accès à l’eau et le caractère obligatoire de la scolarisation des mineurs présents sur le territoire français.

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Une délégation reconduite par les gendarmes

Lundi 4 mai à 17 heures, une délégation d’environ une quarantaine de personnes — militants associatifs, élus d’opposition et quelques familles roms — s’est présentée à l’hôtel de ville pour exiger un rendez-vous avec le maire. Celui-ci, comme son cabinet, a refusé de recevoir le groupe. Les gendarmes locaux, renforcés par le peloton de surveillance et d’intervention de Nantes, ont reconduit la délégation hors du hall de la mairie. L’opération s’est déroulée sans heurts ni interpellation.

Dans un communiqué publié dans la foulée, Axel Casenave a dénoncé des « intimidations inacceptables » et un « climat de violence intolérable », accusant les élus d’opposition de complicité avec ce qu’il présente comme une instrumentalisation politique de la situation. Le mot n’est pas tout à fait faux. Les militants pro-Roms, à Couëron comme ailleurs, mobilisent effectivement ces installations illégales pour porter une revendication politique plus large autour de l’accueil inconditionnel et du droit à séjourner sur le territoire indépendamment de toute légalité de l’occupation.

Les associations ont annoncé leur intention de revenir tous les jours, à 16 h 45, jusqu’à obtention d’un rendez-vous et d’une décision favorable du maire.

Du côté de Nantes Métropole, la position est tout aussi politique, mais en sens opposé. La présidente socialiste Johanna Rolland a réaffirmé le 27 avril, lors d’un conseil métropolitain où le sujet avait été soulevé par un conseiller Les Républicains, que l’accès à l’eau et la scolarisation des enfants relevaient selon elle de principes « non négociables » liés à la dignité humaine. Son vice-président chargé de l’eau, le communiste nantais Robin Salecroix, a souligné que la métropole se montrait « exemplaire » en raccordant à l’eau, lorsque cela est techniquement possible, y compris des terrains privés occupés illégalement.

L’association Solidarités International, mandatée par la métropole pour gérer la résorption des bidonvilles, dispose de procédures éprouvées : réseaux aériens et temporaires, démontables en deux heures, qui n’empêchent pas une éventuelle évacuation ultérieure. Les factures sont prises en charge par la collectivité. Le maire de Couëron n’a donc, sur le plan strictement matériel, aucun argument économique à opposer au raccordement.

Le piège politique d’une commune

L’affaire met en lumière la position intenable dans laquelle se trouvent les élus locaux confrontés à ces installations. Refuser le raccordement à l’eau et la scolarisation expose la commune à des recours juridiques, à une mise en cause médiatique et à une mobilisation associative durable, comme en témoigne la situation actuelle. Accepter le raccordement et la scolarisation revient en revanche, dans les faits, à pérenniser une occupation illégale et à organiser administrativement la présence durable des familles sur un territoire où elles ne devraient pas se trouver. La commune devient alors l’opérateur de fait d’une régularisation rampante.

Cette ambiguïté est le résultat direct d’un choix politique qui n’a jamais été assumé clairement à l’échelle nationale : ni l’expulsion ferme et systématique des occupations illégales, ni la régularisation explicite des familles concernées. Entre les deux, on a inventé un régime intermédiaire dans lequel la métropole paie l’eau, le département subit l’occupation de ses terrains, l’État envoie ses gendarmes pour reconduire les délégations militantes hors des mairies, et le maire de la commune d’arrivée reçoit toute la pression.

Une question politique nationale qui n’est pas posée

Au fond, la question soulevée par le campement de la route de la Minée est celle, plus large, du traitement des populations roms d’origine est-européenne en France depuis l’élargissement de l’Union européenne en 2007. Ces populations bénéficient de la liberté de circulation au sein de l’espace Schengen, mais leurs conditions d’installation effectives — souvent précaires, fréquemment liées à des réseaux structurés, parfois associées à des phénomènes de mendicité organisée ou de petite délinquance — posent depuis quinze ans un problème que les pouvoirs publics français se sont avérés incapables de traiter avec cohérence.

Les rapports successifs de la Cour des comptes, des préfectures et des associations de terrain font apparaître un constat partagé : le dispositif actuel ne fonctionne ni du point de vue de l’intégration véritable des familles concernées (rares sont celles qui sortent durablement de la marginalité), ni du point de vue de la tranquillité des communes qui les accueillent malgré elles, ni même du point de vue des familles elles-mêmes, condamnées à un nomadisme contraint entre terrains successifs.

Les Coueronnais, qu’ils soient d’accord ou non avec leur maire, sont fondés à s’interroger sur les raisons pour lesquelles leur commune se trouve aujourd’hui en première ligne d’un conflit dont les responsabilités politiques se situent à Bruxelles, à Bucarest, à Paris et à Nantes Métropole — partout sauf à la mairie de Couëron, qui n’a ni demandé ni choisi cette situation. Le refus opposé par Axel Casenave témoigne au moins d’une chose : le ras-le-bol croissant d’élus locaux qui refusent désormais de servir de variable d’ajustement à des choix nationaux et européens jamais assumés devant les électeurs.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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5 réponses à “Loire-Atlantique : Axel Casenave, le maire de Couëron qui refuse de céder face aux militants pro-Roms”

  1. Pschitt dit :

    L’attitude de M. Casenave est courageuse et intéressante. Il est probable que les familles roms « font un peu de benchmarking », comme disait naguère M. Collomb, et qu’elles auront désormais tendance à éviter Couëron, jusqu’à présent l’une des communes de l’agglomération nantaise qu’elles fréquentaient le plus. Les citoyens des autres communes vont commencer à demander à leur maire pourquoi il n’en fait pas autant.

  2. RAYMOND NEVEU dit :

    Toutes ces associations diverses et avariées sont engraissées par nos sous, voilà une source d’économie. Ce maire en a! De plus en plus on voit des têtes se lever et refuser la main mise bobo woke.

  3. allemmoz.jacques dit :

    Toutes ces personnes qui manifestent pour que le maire baisse son pantalon non qu’ a prendre les Roms chez eux ils doivent avoir des terrains pour les accueil

  4. Rycart dit :

    Merci Brigitte Ayrault, d’origine rom sauf erreur de ma part, qui du temps de Jean-Marc fit venir de nombreuses familles roms sur Nantes !
    Le résultat est là !
    Hormis quelques groupes qui travaillent, souvent au noir, et ne posent pas de problèmes, d’autres familles sont sources de nuisances variées et, parfois, se battent entre elles !

  5. GAÏ DE rOPRAZ dit :

    Déjà poser le problème et tâcher de le resoudre est une erreur.
    Il est question d’invasion de territoire, de mendicité, d’usurpation de propriété d’autrui, de sacage et bien d’autres delits, qui ne sont jamais règlés par les Loi, et encore moins par les élus locaux qui s’en lavent les mains sachant pertinement qu’ils ne disposent d’aucune autorité, ni légale, ni forcée, face à ces meutes humaines qui nous envahissent sans le moindre scrupule, le sourire aux lèvres.
    Bref poser le probleme pour tâcher de le résoudre par la Loi, au lieu d’agir, est deja une erreur fondamentale, et je le répète, qui entraîne la région, le département, et le pays vers les sombres recherches légales qui n’aboutissent strictenent jamais et au contraire, affaiblissent l’autorité nationale, le pays, et ses habitants.

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