Vaccination. L’Agence européenne des médicaments suggère un rappel trois mois après la dernière injection, le patron de Pfizer redoute l’apparition de nouveaux variants…

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Tandis que la possibilité d’une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19 commence à être évoquée, l’Agence européenne des médicaments a récemment fait savoir que le délai pour administrer la troisième dose pourrait être réduit de cinq mois à trois mois. De son côté, le PDG de Pfizer redoute déjà l’apparition de nouveaux variants.

Bientôt des rappels vaccinaux trimestriels ?

Quel délai pour les rappels vaccinaux contre le Covid-19 ? La réponse à cette interrogation semble loin d’être définitive. Dans un premier temps, il fut tout d’abord question d’administrer une dose de rappel six mois après l’injection. Puis, en France, ce délai a été réduit à cinq mois après la dernière injection d’un vaccin à double dose (Pfizer, Moderna, Astrazeneca), et à un mois après la monodose pour le vaccin Janssen. Rappelons qu’à compter du 15 janvier 2022, la validité du pass sanitaire sera conditionnée à la dose de rappel pour toutes les personnes âgées de 18 ans et plus.

Mais les choses pourraient encore évoluer puisque le 9 décembre dernier, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a déclaré que ces doses de rappel pourraient être administrées de façon « sûre et efficace » trois mois seulement après la dernière injection.

Selon Marco Cavaleri, chef de la stratégie vaccinale de cette agence basée à Amsterdam, « alors que la recommandation actuelle est d’administrer les rappels de préférence après six mois, les données actuellement disponibles soutiennent l’administration sûre et efficace d’une dose de rappel dès trois mois après la fin de la primo-vaccination si un intervalle aussi court est souhaitable du point de vue de la santé publique ».

La quatrième dose déjà évoquée en France

En parallèle de cette possible réduction des délais entre les rappels vaccinaux, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique français chargé de guider l’exécutif dans la gestion de la crise du Covid-19, déclarait devant la commission sénatoriale des Affaires sociales le 8 décembre qu’il était possible que les vaccinés aient besoin, « à un un moment donné, d’une quatrième dose ». Tout en indiquant qu’il ne savait pas dans quel délai elle pourrait être administrée.

Ajoutez à cela l’incertitude concernant l’efficacité des vaccins face au nouveau variant Omicron avec l’hypothèse émise par Pfizer et Moderna de proposer des rappels adaptés à ce dernier d’ici la fin de l’hiver et les Français vaccinés sont ainsi confrontés à une confusion manifeste.

Sur cette possible adaptation des vaccins pour mieux lutter contre le nouveau variant, Marco Cavaleri a indiqué qu’il était « trop tôt pour dire si la composition des vaccins devra être modifiée ».

Le PDG de Pfizer redoute de nouveaux variants…

Au sujet d’une nouvelle injection à la suite du rappel, le patron de Pfizer Albert Bourla a déclaré auprès de CNBC le 8 décembre : « À un certain point, je pense que nous aurons besoin d’une quatrième dose ».

Par ailleurs, Albert Bourla affirmait au Wall Street Journal le 7 décembre que le variant Omicron, semblant se propager plus rapidement que les précédents, pourrait entraîner davantage de mutations à l’avenir : « Je ne pense pas que ce soit une bonne nouvelle d’avoir quelque chose qui se propage rapidement. Se propager rapidement signifie que ce sera chez des milliards de personnes et qu’une autre mutation peut arriver. »

À CNBC, Albert Bourla estimait en outre que, selon lui, « nous aurons régulièrement l’apparition de différents variants, et c’est pourquoi nous nous préparons à cela depuis des mois ». En clair, le retour à la « vie d’avant » ne semble pas pour tout de suite…

Crédit photo : Flickr (CC BY-NC-SA 2.0/Wolrd Economic Forum) (photo d’illustration)
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6 réponses

  1. il n’a pas à redouter de nouveaux variants, c’est le vaccins lui même qui les provoquent, ce qu’il veut c’est que comme la drogue, les gens finissent accro aux vaccins. à fusiller !

  2. Dire que le patron de Pfizer « redoute » l’apparition de nouveaux variants, c’est une blague ! Il met un cierge tous les jours pour qu’apparaissent de nouveaux variants qui lui permettront de vendre de nouveaux vaccins.

  3. Pour info, la 4ème dose est déjà acquise car, à la Commission Sénatoriale du 08/12, la question a été posée à M. Delfraissy concernant « la mise en place » de la 5ème dose.
    Maintenant, ce serait bien que « quelques-uns » commencent à se poser des questions ; de 6 mois entre 2 doses, c’est descendu à 5 mois ET, aujourd’hui, le patron de Pfizer préconise 3 mois. Jusqu’à quand vous allez accepter ça ?

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