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Une étude réalisée en Allemagne sur un panel de migrants se prétendant mineurs indique que près de la moitié d’entre eux a menti sur son âge. Une situation que l’on retrouve dans d’autres pays européens.
Migrants mineurs : 40 % de menteurs ?
Quel âge ont réellement les migrants mineurs non accompagnés se trouvant dans différents pays d’Europe ? La question se pose une nouvelle fois après une étude parue sur la situation en Allemagne.
Les travaux conduits par des médecins légistes de l’hôpital universitaire de Münster ont permis d’évaluer 594 cas entre 2007 et 2018. Selon les conclusions de l’équipe, environ 40 % des migrants prétendant être mineurs à leur arrivée en Allemagne et qui ont été examinés à Münster étaient en réalité âgés de 18 ans ou plus.
Le panel étudié était principalement composé d’individus provenant d’Afghanistan, de Guinée, d’Algérie et d’Érythrée. Pour déterminer l’âge de ces migrants, les médecins ont effectué des radiographies du poignet et de la mâchoire ainsi qu’un examen de la clavicule, afin de savoir s’ils ont atteint leurs 18 ans.
Par ailleurs, lorsqu’un doute subsiste sur l’âge de la personne, cette dernière est déclarée comme mineure. Des doutes qui ne sont pas rares puisque les médecins ne peuvent pas déterminer la date de naissance du migrant au jour près. Dans ces conditions, le chiffre de 40 % est donc une estimation basse pour ces près de 600 cas.
« Mineurs non accompagnés » : le précédent suédois, le gouffre français
À l’instar de la France, un migrant déclaré comme « mineur non accompagné » sur le territoire allemand bénéficie d’une meilleure protection en matière d’asile et est pris en charge par les bureaux de protection de la jeunesse. Une prise en charge dont le coût est supporté par le gouvernement fédéral et les communes.
Cependant, cette problématique liée à l’âge effectif de ces migrants n’est pas une nouveauté en Europe. Au mois de juin dernier, nous relations alors le cas de la Suède, où 90 % des migrants marocains arrivés dans le pays en Suède ces dernières années et se disant « mineurs » s’avéraient finalement être des adultes.
Par ailleurs, s’il existe de grandes zones d’ombres sur l’âge de ces « jeunes », les dépenses engendrées par leur accueil sont, quant à elles, bien réelles : pas moins de deux milliards d’euros par an en France pour environ 41 000 individus. Des « enfants » qui coûtent cher…
Crédit photos : DR (photo d’illustration)
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