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Identité, souveraineté, sacré. Aux sources du politique, sera le thème du IXème colloque de l’Iliade organisé à Paris, à la Maison de la Chimie, le samedi 2 avril prochain.
Avec en tête d’affiche Laurent Obertone, Alain de Benoist, ou encore Renaud Camus, et beaucoup d’autres.

Voici la présentation de ce colloque :
Nous le savons depuis Aristote, l’homme est un « animal » politique. Il ne nait pas « citoyen du monde », mais grandit au sein d’une famille, d’une cité, d’une patrie.
Comme son étymologie l’indique, le domaine du politique couvre l’ensemble des champs matériels et immatériels dans lesquels s’articulent et se déploient les forces et les équilibres qui régissent le destin de la cité (polis en grec ancien). L’art du politique est celui d’organiser et de conduire les affaires d’un peuple, d’une nation, d’un état. Il constitue par conséquent l’une des dimensions les plus essentielles et les plus décisives de l’existence humaine.
Intrinsèquement lié aux notions de territoire, de peuple et de bien commun, l’exercice du politique implique l’existence de frontières, la distinction entre l’ami et l’ennemi, la conscience d’une origine commune et la volonté d’un destin partagé. Il se situe donc à la croisée des notions d’identité et de souveraineté, qu’il relie étroitement. À travers l’ordre qu’il instaure, le politique vise à garantir la sécurité extérieure et la paix intérieure.
Le politique exprime également une vision du monde spécifique, enracinée dans l’éthos de la civilisation dont il procède, en même temps qu’il réalise les potentialités ultimes de cette civilisation et lui donne corps sous la forme d’une réalité historique. Parce qu’il vise à ordonner l’espace au sein duquel se manifeste et se pérennise l’existence d’un peuple, il possède une dimension véritablement sacrée.
L’essence du politique est incompatible avec l’idée abstraite d’un homme porteur de droits universels. Le politique n’est pas réductible à la morale : il est l’actualisation du génie d’un peuple, selon des formes appelées à se renouveler en fonction des défis de l’histoire. Il n’y a pas plus de « régime idéal » qu’il n’y a de sens ou de fin de l’histoire, mais bien une manière propre à chaque peuple d’affirmer son existence et d’assurer son devenir dans le fleuve du vivant.
Les peuples d’Europe sont aujourd’hui confrontés à des périls terribles : risque de submersion par des flux migratoires d’une ampleur sans précédent, effacement de leur culture et de leur mémoire historique, travail de sape contre les fondements même de leur souveraineté au profit d’entités et de groupes d’intérêts à visées mondialistes, attaques d’une violence inouïe contre la famille, mise en place de formes de dictatures larvées à la faveur de crises sanitaires, trahison ou subversion des élites.
Les temps sont venus pour les peuples d’Europe de se réveiller, et de retremper leurs énergies aux sources pérennes : en renonçant aux idéologies universalistes, en rejetant toutes les formes de soumission, il leur appartient de refonder la cité sur le socle de l’identité, afin d’assumer à nouveau leur destin historique.
Pour vous inscrire au colloque, c’est ici
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