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La Commission européenne travaille actuellement à la rédaction d’un nouveau décret portant sur la définition du cidre à l’échelle de l’Europe. Chaque pays ayant jusqu’alors sa propre définition de ce que doit être le cidre, et de sa quantité de pommes minimum, l’objectif est de trouver une harmonisation. Après leurs échanges avec les instances européennes, Les Cidriers Indépendants de France, en réexpliquent les enjeux. Ils craignent notamment que l’Europe autorise la présence d’eau ou d’autres ingrédients dans la fabrication du cidre.
Parce qu’il n’existe pas actuellement de définition des cidres à l’échelle européenne, le CIF (Cidriers Indépendants de France) a souhaité alerter la Commission européenne pour qu’une harmonisation vienne cadrer le marché. L’association de cidriers a ainsi été reçue à Bruxelles il y a près d’un an, le 20 juin 2022, par la Commission européenne de l’Agriculture dans le cadre de l’initiative « Farm to Fork » (« De la ferme à la fourchette »), cette stratégie qui vise à faire évoluer le système alimentaire actuel de l’UE vers un modèle durable.
Depuis un an, les discussions sont en cours avec les cidriers de tous types et de tous pays. Mais le CIF craint une définition au rabais. Il redoute que la Commission européenne autorise l’utilisation d’autres ingrédients, dont l’eau, dans la composition du produit, qui n’aurait alors plus du cidre que le nom. Une telle décision mettrait en péril le savoir-faire français en la matière, et constitue un danger pour toute une filière.
Etat des lieux : une multitude de définitions
Actuellement, le cidre contient plus ou moins de jus de pommes fraîches selon les définitions établies dans chaque pays de l’UE :
- En France, le décret en vigueur relatif à l’orientation de la production cidricole et à la commercialisation des cidres (décret n°53-978 du 30 septembre 1953), indique que : « La dénomination « Cidre » est réservée à la boisson provenant de la fermentation de moûts de pomme fraîche ou d’un mélange de moûts de pomme et de poire fraîches, extraits avec ou sans addition d’eau. Les moûts de pomme ou de poire mis en œuvre peuvent être partiellement issus de moûts concentrés sous réserve que la proportion de ces derniers n’excède pas 50% du volume total des moûts mis en œuvre ». Il existe d’ailleurs des cidres 100% pur jus de pommes fraîches, produits par des cidreries artisanales et fermières.
- Dans d’autres pays comme le Danemark ou la Suède, la quantité de pommes fraîches composant un cidre ou un « cider », peut tomber à seulement 5%. Le reste des ingrédients est composé d’eau, de sucre, de sirop de glucose, de concentrés, parfois aussi de fruits rouges, etc.
Ce que propose le CIF
Représentant les cidreries artisanales et fermières de petite et moyenne taille, qui produisent des cidres 100% pur jus de pommes fraîches, le CIF souhaite avant tout une meilleure transparence des contenus de chaque produit. Pour cela :
- La qualification de cidre artisanal fermier doit rester celle des produits contenant 100% de pur jus de pommes fraîches.
- Les étiquettes des bouteilles doivent être plus lisibles et indiquer clairement les ingrédients employés (s’il y a du concentré de jus, de l’eau, du sucre, d’autres fruits…), de manière à mieux informer le consommateur sur le produit qu’il achète.
« De façon surprenante, en Europe, pour le cidre comme pour le vin, aucune liste des ingrédients ne figure sur l’étiquette. Le CIF, soutenu par l’association UFC-Que Choisir, souhaite une meilleure transparence des contenus qualitatifs comme cela est visible depuis très longtemps pour les bières et les jus de fruits. La France a malheureusement déjà perdu le savoir-faire de son traditionnel camembert artisanal, alors sauvons son cidre artisanal et fermier indépendants « à la française » ! », exprime Didier Nicol, co-président du CIF.
Crédit photo : DR
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6 réponses à “Décret européen sur le cidre : Les Cidriers Indépendants de France (CIF) tirent la sonnette d’alarme”
Espérons qu’un jour les gnomes de l’U.E. et pour une harmonie parfaite de l’Europe, décident que le cidre soit gazeux, goûteux et sucré comme du coca-cola avec des pommes ayant reçu un minimum de 42 produits de traitements chimiques.
De fait il s’agit avant tout d’un malentendu sur la définition du cidre. En français on a le jus et le cidre (fermenté), dans les langues scandinaves et en anglais un peu moins , on différencie le jus, le cider (qui contient de l’eau, du sucre…) et le apple-wine/äpple (vin de pomme qui correspond à notre cidre.
Quelle belle Europe, cette Europe que les français ont refusée il y a quelques années, et qu’on leur a imposée ! Et personne n’est descendu dans la rue à ce moment là ! On paie la note, maintenant !
L’Europe du chacun pour soi et de la mondialisation accompagnée !
et ensuite ils nous diront que l’ue nous protège, frexit au plus vite pour leur laisser leurs folles idées, pour détruire ce qui marche, ils sont forts
Frexit vite
C’est amusant, les cidriers craignent que l’Europe autorise l’ajout d’eau dans le cidre alors que le décret du cidre en France l’autorise… déjà !
C’est bien écrit dans le décret : « La dénomination “Cidre” est réservée à la boisson provenant de la fermentation de moûts de pomme fraîche ou d’un mélange de moûts de pomme et de poire fraîches, extraits avec ou sans addition d’eau. »